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COLLECTION OF

William Schaus

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PRESENTED TOTHE

National Muséum

MCMV

inSTOIRE NATURELLE

INSECTES

LÉPIDOPTÈRES

VII. NOCTUÉLÎTES

m.

HISTOIRE NATURELLE

DES

INSECTES

SPECIES GENERAL

DES

LÉPIDOPTÈRES

Par MM. BOISDUVAL et GCENÉE.

TOME SEPTIÈME.

NOCTUÉLITES

Par m. a. GUENÉE. TOiME m.

OUVRAGE ACCOMPAGNÉ DE PLANCHES

PARIS

LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET

»UE HALTEFECILLK, 12.

1852.

1

HISTOIRE IVATlIREllE

DES

INSECTES LÉPIDOPTÈRES

FAM. II. HOMOPTERID.^ Bdv.

Bdv. Faun. Mad. p. 108.

Chenilles voisines des Catvcalidcs, à 16 pattes, mais ayant souvent tes pre- mières plus courtes et impropres à la progression ; à corps allone/é et à tête aplatie antérieurement. Chrysalides arrondies antérieurement, aiguës posté- rieurement, le plus souvent recouvertes d'une efflorescence violâtre ou bleuâtre. Papillons à antennes crénelées de cils courts, multiples dans les çf, simples dans les Q ; à palpes longs, ascendants, à dernier article long, linéaire, non spatule ; à plérygodcs écartées et souvent huppées à l'extrémité ; à abdo- men plus ou moins déprimé, muni à la base d'une crête large, aplatie, et sur les anneaux suivants de crêtes fines et linéaires ; à ailes à franges larges, les quatre concolores et participant des mêmes dessins; F indépendante insérée vis- à-vis de la et plus ou moins séparée de la nervure médiane; bord abdominal formant une gouttière trcs-velue.

M. Boisduval a établi sculemcnl de nom cette famille, qui, par quelques- unes de ses chenilles, se rappruclic exlromcmcnt des Calocalides. Comme celles-ci, elles sont deini-arpcnteiixes, ce qui tient à la brièveté de leurs première paire de pattes membraneuses, qui ne leur permet pas de s'en servir pour marcher. Comme elles aussi, elles sont aplalics en dessous, mu- nies d'éminencessurlell'^ anneau, et il n'est pas jusqu'aux couleurs et aux dessins qui ne rappellent ceux de nos Cntocala européennes. Les chrysa- lides ont encore plus d'aflinité avec ces dernières : leur forme et l'pnduit farineux qui les recouvre, permettent de les confondre tout-à-fait avec elles. Mais s'arrête la ressemblance de ces deux familles, elles insectes

Lépidoptères^ Toute 7. 1

JUN 0 4 2003

3 HOMOPTERID^.

parfaits de celle-ci n'ont pour ainsi dire rien de commun avec l'autre. Loin d'avoir, comme nos Catocala, les ailes inftjricures de couleurs bril- lantes, avec des bandes noires, ils diffèrent au contraire de presque toutes les autres Noctuélides, en ce que leurs quatre ailes sont complètement semblables et participent toutes dos mêmes dessins-, leurs couleurs sont gé- néralement peu brillantes : le brun feuille-sèche et le noirâtre y jouent presque le seul rôle. Les dessins consistent dans les lignes ordinaires et souvent quelques autres, accessoires. Les taches des supérieures sont le plus souvent nulles ou à peine marquées. La ligne subterminale est celle qui joue ici le principal rôle, elle forme en effet, dans beaucoup d'espèces, deux grands arcs qui se rejoignent au milieu du bord terminal et s'y perdent dans une ombre vague. Cette dernière varie pour la forme, mais persiste dans tous les genres de la famille : c'est un caractère constant, quoique peu important au premier abord.

Les genres sont trés-rapprochés dans cette famille, et cependant, quand on connaît les premiers états, il faut, bon gré mal gré, les multiplier. Il se pourrait encore que je n'aie pas été assez loin dans ce morcellement, et l'un des groupes de mon genre Homoptera deviendra peut-être par la suite un genre séparé.

Les Homoptérides sont en grande partie américaines. Le reste habite l'Inde, et ces dernières ont un lacies tout particulier. Une seule espèce, ré- cemment découverte, est européenne.

Gen. PÏI^OCYMA Hb.

Hb. Verz.

Chenilles..,..', Antennes longues, crénelées dans les çf de cils multiples, mais tiis-courls. Palpes assez cjrêles, ascetidants-verticaux, à dernier article long, dressé, linéaire, obtns. Tête petite. Veux très'pelits et rapprochés dans tes femelles. Thorax globuleux, zôné, à plétygodes très-divergentes et velues. Abdomen qlubre, un peu déprimé, subcaréné, muni de crêtes fines dans les deux sexes, finissant brusquement en pointe. Ailes concolores, dentées: les super, aiguës au sommet, avec les taches ordinaires distinctes ; inférieures peu char- gées de dessins, à tieivure médiane ne se ramifiant qu'assez loin de la base.

Ce genre dont je ne connais jusqu'ici qu'une seule espèce, n'appartient que de nonr à Hubner, qui a réuni à celle-ci une vraie Ilomopicra {Caly- ca7iihata) et une autre espèce douteuse {Fltictuaris), Il est bon d'observer, du reste, que la Calycanthata d' Abbot est fort mal figurée, et que le cT res- semble beaucoup à la Lvnifera, ce qui justifie l'erreur de Hubner.

Il se rapproche beaucoup du genre Homoptera, dont il diffère cependant assez par la forme et les dessins des ailes, l'abdomen, les pattes, etc., pour qu'on puisse conjecturer que les chenilles doivent offrir des différences analogues. Le papillon rappelle un peu certaines Toxocampa.

HOMOPTERID^.

I lZ-20. Pn.^OCV.MA LrNlFEP.V IIl).

Hb. Zutr. 97, 98.

35 à iO""». Ailes d'un gris-testaci-. Supt-ricuros couvertes de petites Stries noires, transversales : leur base d'un brun foncé très-tranché, nuancé de noirâtre. Une tache apicale semblable, aiguë, et noire au som- met. Ligne coudée bien marquée , fine et ondée. Tache réniforme en croissant , d'un jaune-roussâtre ; orIMculaire remplacée par un point noir qui se trouve placé sur un large espace transversal d'un gris clair. Ailes infér. ayant une bande subterminale brune, les traces d'une autre au-des- sus, et le bord terminal très-strié. Dessous plus clair, avec une lunule et une fine ligne centrale ondée. renielle plus grande et un peu plus sombre.

Amérique Septentrionale. Coll. Bdv.

Gen. ALAMIS Gu.

CItcnilles Anlenne.i assez courtes, épaisses, veloutées, à peine pu-

bescentes, même dans les cf. Palpes écartés, assez grêles, leur second article mince, tantôt hérissé, tantôt renjlé et alors déprimé et comme canaliculé anté- rieurement, le 3" au moins un tiers plus court, linéaire, droit. Trompe courte. Yeux gros. Thorax assez convexe, velu-écailleux., carré, à ptérygodes un peu divergentes et muni d une forte touffe relevée à sa base. Abdomen épais, plus Ou moins déprimé, finissant brusrfuemcnt en pointe obtuse, tronquée et velue, crête au moins sur les premiers anneaux. Pattes courtes, très-velues dans lesçf, assez velues dans les femelles. Ailes dentées, maies, concolorcs, sguammeuses, à lignes midtiplcs, distinctes : la sublenninale ne formant pas d arcs distincts touchant le bord terminal.

Quelque peu nombreux ijuc soit ce ijcnre, il est plus répandu à lui seul que tous les autres de la même famille qui habitent exclusivement l'Amé- rique. Celui-ci est à la fois européen , africain, américain, mais surtout asiatique. Les espèces qui le composent sont généralement inférieures pour la taille aux Homoptera. Leurs ailes ne sont pas dentées Irès-profondément, mais le feston terminal est plus continu et mieux marque que dans le reste des genres de cette famille : il est surmonté d'un autre feston parallèle, noir. Les autres dessins se réduisent à des lignes nombreuses, mais parfois assez confuses, et le dessous est uni cl clair, avec de simples atomes qui tendent à former des lignes.

Le Muséum d'histoire naturelle possède une espèce de ce genre , rap- portée par Dclalandc du pays îles lloltcntots, mais qui est tellement usée qu'il m'est impossible d'en donner une bonne description.

H HOMOPTERID^.

i39, 1. Alamis Dmbrina Gn.

38""". Ailes d'un brun de terre d'ombre, traversées par une multitude de petites lignes denlicuk'es, plus foncées, parmi lesquelles sont confon- dues les lignes ordinaires : la coudée suivie d'une large bande irrégulière, déchirée, d'un gris-noirâtre, semé, au milieu, de quelques écailles blanches qui est suivie elle-même, au sommet et au milieu de l'espace terminal, de deux larges plaffucs du même gris. Entre cette bande et ces plaques , serpente la ligne subterminale, qui est de la couleur du fond la plus claire, et linement dentée. Ailes infér. offrant la même ligne , surmontée d'une foule d'autres moins nettes, mais également denticulées, toutes s'éteignant avant d'arriver à la côte. Un fdet noir festonné précède, sur les quatre ailes, un feston terminal, parallèle, fin, clair. Dessous d'un gris-blanchâtre, avec des atomes bruns, la trace à peine visible des ligaes du dessus, et une série subterminale de petits traits noirs sagitlés.

Indes orientales. Coll. Saunders. Deux Ç.

i3?.2, Alamis Albicincta Gn.

36"»'». Ailes dentées, sans coude distinct, d'un brun de terre d'ombre, traversées d'une foule de lignes ondées un peu plus foncées, avec un fin liseré clair, surmonlé d'un autre également fin et noir, et, entre les deux, un petit point blanc bien marqué entre chaque nervule. Ligne subtermi- nale commune, épaisse, blanche, dentée en zigzag régulier aux ailes infé- ricu-es, irrégulier aux supérieures, on voit notamment une dent aiguë, saillante sur le pli cellulaire. Espace terminal presque entièrement sau- poudré de blanc coupé, entre les nervules inférieures, par de fins traits noirs. Ailes supérieures ayant, en outre, une bande blanche, irrégulière, après la ligue extrabasiiaire, qui est noire, ainsi que la coudée, et la tache réniforme vaguement indiquée en gris-noir. Dessous des quatre ailes d'un gris-testacé très-clair , avec des atomes formant des lignes vagues ; les inférieures avec un point noir placé dans la cellule, mais beaucoup plus rapproché de la base qu'à l'ordinaire. Abdomen avec cinq crêtes épaisses

Silhet, Inde centrale. Coll. Gn. Deux ç^.

i323. Alamis IIyi'oph.ea Gn.

35">"'. Ailes peu dentées : les supérieures prolongées à l'apex, à bord terminal coupé obliquement, non denté ni arrondi; les quatre d'un brun de terre d'ombre, traver.sécs d'une foule de lignes ondées, plus foncées; les supérieures ayant les deux médianes noires, écartées, parallèles ; l'ex- trabasilairc précédée et suivie de lignes ombrées d'un gris-noir un peu

HOMOPTERIDiE. 5

verdâtre ; la coudée suivie d'une ligne du même ton , très-rapprochée parallèle et s'élargissant à la côte en une grande tache que traverse le sommet de la subterminale, qui est de la couleur du fond , et se perd en descendant. Deux petits points clairs dans le bas de la tache réniforme, qui est à peine indiquée. Dessous des quatre ailes d'un gris-brun uni , soyeux, luisant, sans aucune ligne ni point : celui des inférieures couvert de petits poils drapés , ainsi que la base des supérieures. Jambes très- velues; les antérieures couvertes de poils ochracés et portant, en outre, une sorte de palette élargie , formée par des poils noirâtres. Abdomen avec cinq crêtes épaisses, dont la première double.

Inde centrale. Coll. Gn. Un (f.

On reconnaîtra facilement cette Alamis ^ par le dessous de ses ailes; mais comme je n'eu ai vu qu'un seul çf, et rien que des 9 de quelques autres espèces, il serait possible que j'eusse fait un double emploi. Il se- rait donc bon d'en réunir un grand nombre d'individus et de vérifier mes descriptions sur les deux sexes.

,/l324. AlawiS PolioiDES Blanch.

43 à 55"'". Ailes profondément dentées, à franges longues et squam- meuses , d'un gris-cendré sabl« de noirâtre ; les super, avec les trois lignes distinctes; l'cxtrabasilaire roussàtre, vague, arquée et tremblée; la coudée fine, noire, sinuée et denticuléc , et la subterminale claire, parallèle à la précédente , dont elle est très-rapprochée. Un trait noir très-fin, éclairé, au sommet de chaque dent. Tache réniforme seulement indiquée , avec un point blanc inférieur. Ailes infér, moins chargées que les super., avec deux lignes presque droites, vagues, atteignant à peine la côte; l'inférieure dentée et plus rapprochée de l'autre au bord terminal .- dessous d'un gris pâle, avec des lignes vagues. 2<-' article des palpes velu- hérissé. Abdomen peu déprimé.

Chili. Rapporté par M. Gay. M. N.

J'ai vu deux femelles qui présentent entre elles une certaine différence: l'une étant plus petite, plus foncée, mieux écrite et, ce qui est moins ordi- naire , ayant le dernier article des palpes notablement moins long que l'autre.

i325. Alamis Albidens h.-s.

Hecr.-Sch. S95 = Aïbidentaina Frey. IV pi. 354 f. 1.

30"™. Ailes super, dentées, d'un gris-teslacé, avec une foule de fines lignes transverses plus claires, au nombre desquelles la subterminale plus distincte, parallèle au bord, un peu dentée et précédée d'une nuance d'ua gris de fer, élargie dans le haut. Lignes ordinaires très-fines, noires : les deux premières arquées et tremblées ; la coudée écartée , presque paraN

Lépidoptères. Tome 7. 2

(5 HOMOPTERID^.

lèle, d'abord flcxueusc, puis lunulée, formant une petite dent saillante sur la 2e nervule inférieure. Une simple éclaircie à la place de la réni- fornie. Feston terminal fin, clair, surmonté, à distance, d'un autre, noir. Frange divisée par une ligne foncée. Ailes înfér. ayant , outre les lignes claires et les festons des supérieures, une bande partant de l'angle anal formée de trois lignes noirâtres et se perdant vers la fin de la cellule. Dessous d'un blanc-testacé, avec une multitude de petites lignes plus fon- cées, dont une médiane aux inférieures, plus apparente et finement den- tée. Russie méridionale. Coll. Bdv. Un cf.

Cette rare espèce est la seule de sa tribu qui soit européenne. Elle a beaucoup de rapports avec la précédente.

1826. Alamis Glaucinans Gn.

Elle est très-voisine de la LigiUa; mais, comme je n'ai plus celle-ci sous les yeux en ce moment, je regrette de ne pouvoir en donner une descrip- tion comparative. Cependant, je vais faire celle-ci dans les mêmes termes que l'autre, afin qu'on puisse mieux les distinguer.

32mm, Ailes un peu dentées, d'un brun-testacé clair, avec une foule de petites lignes plus foncées, très-fines, parallèles, au nombre desquelles les lignes ordinaires. Coudée plus distincte, fine, noire, suivie, au sommet, d'une lilure laciniée extérieurement , d'un gris-noir, et de trois taches semblables , au-dessous des et inférieures et de la sous-médiane , puis d'une ligue roussâtrc très-pâle (la subterminale), qui envoie un trait noiiâtre à l'apex. Presque tout l'espace médian est recouvert par des écailles d'un blanc-bleu, sur lesquelles se découpe la réniforme, qui est de la couleur du fond , et vaguement environnée de noirâtre. Une ligne festonnée très-fine, parallèle au feston terminal, qui est clair. Ailes infér. avec de très-fines lignes parallèles , dont deux plus noires et plus dis- tinctes, presque droites , à quelque distance du bord. Dessous des ailes et corps comme chez Ligilla.

Silhet. Coll. Gn. Un cf.

1827. Alamis Ligilla Gu.

50"i™. Ailes un peu dentées, d'un brun-testacé clair, avec une foule de stries et de lignes un peu plus foncées, au nombre desquelles les ligues ordinaires. Coudée plus distincte, fine, noirâtre, suivie de quelques lâches d'un noir-ardoisé, surtout au sommet, puis d'une autre ligne presque pa- rallèle, d'un roussâtre pâle, qui envoie parfois un trait foncé au milieu du bord terminal. Tache réniforme de la couleur du fond , mais ponctuée de blanc et environnée de noirâtre. Une petite ligne festonnée, très-fine, noire et parallèle au feston terminal , qui est clair. Ailes jnfér. avec plu-

* ÎIOMOPTERIDvE.' y

siéurs lignes fines brunes, droites, à peu de distance du bord terminal Dessous d'un blanc-brunâtre, a\cc une multitude de stries à peine plus foncées, et un petit poiut cellulaire brun. Abdomen déprimé, rectangu- laire, fortement crété , le second anneau ayant deux crêtes placées sur la même ligne. Pattes antérieures du çf très-cotonneuses.

Java. M. N. el Coll. de la C'" des Indes.

Cette jolie espèce rappelle tout-à-fait, eu petit, les Homoptera,

Gen. XYLIS Gn.

Chenilles, i, a Antennes des çj* crénelées de cils assez longs, entre lesquels sont d'autres poils fins. Palpes ascendants-verticaux, le second article long, droit, épais, rectangulaire, le 3* linéaire, assez fort, bicolore, droit, aigu. Tho- rax carré, très-velu, à ptérygodes écartées et huppées à [extrémité. Abdomen long, gros, obtus, peu déprimé, ayant le premier anneau garni d'une crête ar- quée, le second muni de deux pinceaux latéraux, et tous les suivants de crêtes linéaires. Pattes fortes, à jambes très-velues : les postérieures épaisses, avec des poils denses et longs; les intermédiaires munies aux genoux d^un pinceau de poils soyeux, aussi long que la jambe. Ailes ob longues, dentées, épaisses, pul" vérulentes: les supérieures ayant le bas du bord terminal éduxncré ; les infér, coudées, à dents aiguës.

Les caractères ne manquent pas, comme on voit, pour ce genre, qui est du reste trés-voisin des Uomoptera. Indépendamment des différences si- gnalées, on n'aperçoit point ici d'une manière distincte la subterminale, et l'ombre qui se voit au milieu du bord lerminal est vague et ne se lie à au- cun dessin.

i328. Xylis Setipes Gu.

SS™""-. Ailes dentées, oblongues, avec le coude du bord terminal très- marqué, et toute la partie qui est au-dessous de ce coude sensiblement rentrante, surtout aux supérieures; d'un brun de bois, avec un doubk rang subterminal de traits noirs. Supérieures ayant tout le bord termi- nal, presque jusqu'à la coudée, d'un brun très-clair (la côte exceptée), et traversé par de vagues taches noirâtres , mais sans ligne subtcrminale. Inférieures ayant tout le disque de ce même ton clair, puis deux lignes écartées, denticulées, noires ; puis, au-dessous, une tache obloiigue, d'un noir-ardoisé, marquée de quelques écailles blanches. Dessous des infér. d'un blanchâtre ochracé, saupoudré de brun, avec une grande lunule cellulaire évidée, deux lignes fines, une ombre subterminale, et une série de points géminés, noirâtres. Pattes intermédiaires garnies, au genou, d'un long bouquet de poils d'un jaune doré , soyeux.

iSouvelle-Fribourg (BrésilJ. Coll. Gn. Un seul cT.

8 HOMOPTERID/E.

. Gen. HOMOPTERA Bdv.

Bdv. Icou. du règne aniui.?

Chenilles nises, alloiujccs, atténuéci anlérieiiremeiU, à tétc petite, munies <tuue êminence bifide sur le 11' anneau, à 16 pattes, mais ayant la première paire de membraneuses plus courte et impropre à la marche. Chrysalides obtuses antérieurement^ coniques et aiguës postérieurement, recouvertes tfune efftorescence dxtn blanc bleuâtre ou violdlre. yintennes assez longues, cré^ nelies de cils fins et verticilUs dans les o"» simples, très-courts et très-écariés dans les 9- Pal/n-s très-ascendant^, le second article peu recourbé, le 3* moitié moiVu. lonq, linétrirc-aplali, obtus. Trompe moyenne. Thorax robuste, lanje, vehi, tn's-currë, à ptéryijodes longues, aplaties, velues et divergentes à l'extré- mité. Pattes velues dans les çf: les cuisses intermédiaii-es tris-grosses et très- garnies de poils denses. Abdomen large, un peu aplati, avec une large crête aplatie sur le pivmier anneau et de très-petites sur les anneaux suivants. Les auatre ailes concolores, également chargées de dessins, un peu coudées au mi- lieu du bord terminal.

Voici un genre pour lequel les caractères ne manquent pas : on n'a à cet égard que rembarras du olioix. Il est aussi nombreux qu'il est naturel. C'est surtout à ses chenilles que s'applique ce que j'ai dit dans les géné- ralités de la tribu, de la ressemblance avec celles des Ca/oco/a. Toutefois il ue faut pas regarder cette ressemblance comme absolue. Ainsi les chenilles des Homoptera ne sont point munies de franges latérales, ccmposées de poils furfuraces, on ne voit chez elles aucune saillie sur le 8<^ anneau, et celles du ll'^ consistent invariablement en deux pointes qui portent les tra- pézoïdaux postérieui-s comme chez les iÇotodonta. En revanche, l'incisioa du 5<" anneau est toujoui-s occupée en grande partie par un espace jaune ou fauve, précédé de deux taches ocellées ou annulaires. Enfin, indépendam- ment de la brièveté de la première paire de pattes, qui force la chenille de tenir le 6"^ anneau éloigné du plan de position, les et 5>^ sont presque toujours courbés en arc, en sorte qu'on les dirait renflés sur le dos.

Les insectes parfaits ont un aspect suiffeneris : leurs ptérygodes sont fortement divergentes, et leur extrémité, au lieu d'être taillée en pointe, comme chez les autres Noctuelles, est munie de poils coupés carrément et souvent relevés en forme de crête. Leur abdomen est également garni de crêtes sur presque tous les anneaux; mais celle du premier est large, coupée carrément et aplatie en forme de palette, taudis que les autres sont très-petites et comme linéaires. Les cuisses des pattes intermédiaires sont fortement renflées dans les o^j cl leur face extérieure est le plus souvent munie de poils longs et denses. Les antennes sont crénelées, et cette crénula- tion consiste en de petits bouquets ou verlicilles de poils rangés régulière- ment de chaque côté de la tige, mais seulement chez les mâles, car, chez les femelles, ces poils sont simples, courts et écartés.

Les ailes des Uovioptera sont larges, bien pareilles, habituellement deû-<

«OMOPTERIUjE. 9

té«s, de couleur de bois pourri ou de feuilles sèches, sablées d'alomes plus foncés. La plus visible de leurs lignes, la subterminaie, y forme deux grands arcs, qui embrassent tout le bord de l'aile et viennent se joindre au milieu de ce bord, leurs extrémités se perdent dans une lâche grossière; elle se continue Ircs-visiblement sur les ailes inférieures, elle est pre^^ue droite, seulement un peu tremblée, et suivie ordinairement d'une ombre terminale. Les autres lignes sont aussi visibles, quoique moins frappantes; la coudée est très-Une, mais très-noire et forme des zigzags ou des ondu- lations trés-irréguliéres. On soupçonne plutôt qu'un ne voit distinctement la tache réniforme, qui est esquissée tantôt en clair, tantôt en foncé, et doijt un petit point extérieur marque ordmairement la partie inférieure. Le des- sous des quatre ailes est uniforme comme le dessus , mais plus pâle et marqué d'une infinité de stries.

Les mâles se distinguent des femelles par les caractères ci-dessus cités. Les dernières sont en outre un peu plus petites, et leurs ailes un peu plus arrondies, mais elle ne différent pas pour les dessins.

Les Homoptera paraissent habiter spécialement le nouveau continent. J'en connais cependant une des Indes orientales, mais le nord de l'Améri- que est la partie elles sont le plus répandues. Les anciens auteurs en ont connu quelques-unes qu'ils ont prises pour des Géomètres. Hubner en a figuré une dans ses Noctuelles d'Europe (449) sous le nom de Fluctuaris., etOllivier l'a décrite d'après sa figure (143); mais je ne l'ai pas vue en na- ture, et les différences sont trop subtiles dans ce genre, pour que je me permette de l'imiter. D'ailleurs, si la coupe d'ailes est rendue exactement, elle pourrait bien n'être pas une vraie Homoptera.

Je divise ce genre en deux groupes : le premier contient les Homoptères proprement dites ; le second, qui se reconnaît d'abord à ses ailes entières, s'écarte assez notablement et provient peut-être de chenilles différentes.

GROUPE L

t i329. Homoptera Peruncta Gn. ftgmm. Ailes dentées, d'un bnm feuille morte foncé, avec le feston un peu plus clair et surmonté de traits ovales, blanchâtres, chevronnés supérieure- ment de brun. Les lignes ordinaires, absorbées pour la plupart par l'in- tensité du fond, ne se voient que par intervalle , et surtout à la côte; elles sont composées d'écaillés grosses, raides et comme saillantes. Aux ailes inférieures, les deux ordinaires sont bien plus marquées, bien parallèios et fortement dcnticulées : elles y surmontent une tache assez large , ardoisée, saupoudrée, dans un des sexes, d'écaillés d'un blanc-bleuàtre aux supérieures. La tache réniforme est ponctuée extérieurement de blanc, et le disque, derrière elle, fst obscurci d'ardoisé-violâtre. Dessous d'un brun clair, avec les traits terminaux du dessus ; les inférieures avec une grande lunule évidée; trois lignes parallèles discoïdales, et une ombre subterminale, plus foncées.

10 HOMOPTERID/E*

51. N. Sans indication de patrie.

Les deux individus sur lesquels est faite cette description, quoique pas- sablement conservés, quant aux ailes, sont vieux et probablement décolo- rés. En outre, tous deux manquent de palpes, et le mâle d'antennes. Je n'oserais donc affirmer qu'ils n'appartiennent pas au genre Alarnis , les dessins du dessous différant assez sensiblement de ceux des vraies Homop' iera,

n

/ l33o. HOMOPTERA FlCTlLIS Gn.

52mm, Ailes à dents très-aiguës, d'un brun de bois pourri : les supé- rieures avec la tache réniforme indiquée par de petites écailles claires qui l'entourent , surtout extérieurement. Les deux lignes médianes extrême- ment fines, noires : la coudée très-sinueuse et en zigzags aigus, très-fine-! ment liserés de clair. Espace terminal traversé, dans le bas, par une bande arquée, d'un gris-ardoisé-verdâtre terne, non précédée d'une ligne déter- minée. Une série de points subterminaux , très-petits, clairs. Ailes infé- rieures vaguement rayées et striées jusqu'à la ligue subterminale, qui est presque droite, fine, géminée, d'un brun vif, et suivie d'une large bande du même ardoisé. Dessous d'un brun clair, strié de plus foncé , sans aucuns dessins distincts.

Cayennc? Coll. Feisth. et M. N. Trois Ç.

l33l. HoMOPTE^A GuADVLPEfJSIS Gu.

Extrêmement voisine de la Fictiîis, dont elle a la taille et le port.

Ailes à dents très-aiguës, d'un brun-terreux clair, à reflet légèrement violâtre, avec un liseré terminal plus clair. Supérieures striées à la base, ayant la réniforme indiquée par de petites écailles claires, qui l'entourent, surtout extérieurement. Ligne coudée en zigzag , tellement fine qu'elle est à peine visible, si ce n'est vis-à-vis de la cellule et au-dessus de la sous- médiane. Ligne arquée de l'angle interne d'un gris-violâtre sombre, par- fois précédée d'un petit Irait noir près de son sommet. Ailes infér. vague- ment et peu visiblement striées et rayées jusqu'à la subterminale, qui est d'un brun-noir vif, géminée; le filet inférieur non parallèle, sinué, très- rapproché au centre, formant, à l'extrémité externe , deux A , dont le premier en surmonte un troisième, et, au-dessous, à l'extrémité anale, une petite tache noirâtre, vague, qui remplace la bande qu'on observe chez la Fictilis, et dont on voit, en effet, parfois, une trace indistincte. Dessous finement strié; les infér. avec le disque jaunâtre, une lunule cellulaire et un commencement anal de bande noirâtre. Quelques poils vers le bord abdominal. Pattes et poitrine d'un gris-ochracé.

Guadeloupe. M. N. Coll. Gn. et Lefebvre. Cinq çf. Cette espèce serait-elle le mâle de la précédente?

HOMOPTERIDJE, 1 1

I l332. HoaiQPTEBAjTERROSA Gn. ^^ U.t^tCL^ ^

Lumta Cr. 308 C 2 non Drur. nec Fal>.

Elle encore très-voisine de la Fictilis, mais plus petite et d'une autre forme.

66'""'. Ailes dentées, d'un brun-terreux clair: les supérieures finement striées, avec le disque et l'apex plus foncés. La réniforme entourée exté- rieurement d'écaillés claires; la coudée comme chez Guadi/lpensis, ainsi que la ligne arquée de l'espace terminal , mais sans trait noir qui la pré- cède. Extrémité apicale de la côte finement liserée de noir. Ailes infér. comme cliez Fictilis, mais Qpncolores, Dessous d'un gris-brunâtre pâle, strié de brun, sans dessins distincts.

Guadeloupe. Coll. Gn. Une seule 9. Mexique. Coll. Bdv. Une seule

Nota. Cette espèce, intermédiaire entre Fictilis et Guadulpensis , se distingue de toutes deux par sa taille plus petite, ses ailes plus arrondies, et à dents moins aiguës. Il faut, toutefois , ne pas perdre de vue que je n'ai vu qu'un ou deux individus de chaque espèce. Encore la femelle mexicaine que m'a communiquée M. Boisduval est-elle en très- mauvais état.

La Lu7iata Cr. qui ne paraît pas la même que celle de Drury, se rap- porte-t-elle ici ou représente-t-elle une autre espèce propre à la Guyane ? C'est ce qu'il est fort difCcile de décider sur une figure aussi iraparfaite que celle de Cramer.

Il:

i333. HoMOPTERA Strigimacula Gn.

60"»m. Ailes d'un brun clair, très-lavé de gris-blanc testacé et strié de noirâtre fies supérieures avec l'cxtrabasllairn très-oblique, limitant un espace brun ; la coudée fine, noire, dentée , en zigzags arrondis, et mar- quée, sous la nervule inférieure , d'une grasse tache brune, arrondie, qui saute d'abord aux yeux. Arc iuférieur noirâtre, seul visible. Ligne des inférieures bordée supérieurement de brun-carmélite, et surmontant, au milieu, des poils écailleux d'un gris-cendré. Une série commune de points vagues, subteruiinaux, bruns, dont le dernier, aux ailes Supérieures, est géminé et noirci. Dessous des quatre ailes d'un testacé-jaunâtre , très- slrié de noir, sans lignes ni bandes distinctes ; les inférieures ayant le disque couvert de poils longs et plus visibles que dans aucune autre espèce. Pattes intermédiaires fournies d'une bourre cotonneuse extrême- ment abondante. Ptérygodes fortement écartées et formant deux espèces de coquilles, ainsi que les deux crttes thoraciques et la première crèie abdominale.

ir 1 HOMOPTERID;^.

Pernambuco. Coll. Gn. et M. N.

Cette espèce est extrêmement remanjuable par ses pattes intermé- diaires. Leurs cuisses sont épaissies et munies, sur leurs tranches, de poils soyeux, longs et recourbés, qui se continuent sur la jambe. Ceci se rencontre chez beaucoup d'espèces de genres différents; mais, ce qui est propre à celle-ci , c'est que la partie interne de la cuisse est aplatie et garnie d'une bourre cotonneuse d'une abondance telle, que j'en ai enlevé â une seule cuisse un paquet qui égale en volume une grosse aveline et dépasse notablement celui du corps tout entier. Cette bourre est retenue entre la cuisse et la poitrine, tant par les poils dont je viens de parler que par un rang de larges écailles furfuracées, transparentes, disposées sous ces poils, et qui paraissent destinées à les empêcher de s'échapper, quoi- qu'elles soient elles-mêmes très-peu adhérentes. Ce qu'il y a de singu- lier, c'est que, quand l'insecte a replié ses cuisses le long de la poitrine, on ne se douterait pas de la présence de celte quantité extraordinaire de duvet , dont l'usage est tout-à-fait inexplicable , puisqu'il est l'attribut exclusif des mâles.

1334. HoMOPTERA Obsita Gn. T KAA,\-:*- fi'^

Taille de la Ficiilis, dont elle est encore voisine. Ailes d'un brun- feuille-sèche clair, avec tout l'espace médian envahi par du noir saupou- dré d'atomes verts. Ligne subterminale peu distincte , mais suivie infé- rieurement d'un arc très-marqué, et au sommet, d'un commencement de bande, noirâtres, saupoudrés de vert. Un point géminé à l'angle interne. Ailes infér. marquées d'une infinité de stries noirâtres , avec une petite ligne géminée, noire , suivie d'une bande noirâtre saupoudrée de vert. Dessous d'un ochracé-blanchâtre, avec une foule de stries brunes.

Coll. Gn. Elle m'a été envoyée comme venant du Brésil.

N. B. J'ai vu une espèce voisine et inédite du Mexique, «lais elle est en trop mauvais état pour que je puisse la décrire, et aussi un individu du M. N., qui me paraît appartenir à VOhsita, mais qui est trop décoloré pour que je puisse laflirmcr.

[1335. lIo.UOPTERA LUNATA Dr, Crur. I p. /iO pi. 20 f. 3.

Elle est aussi très-voisine des précédentes , et sa taille est la même. Ailes dentées, d'un brun clair, nuancées de noir-bleuâtre, plus sombres à la côte. La ligne extrabasilaire est géminée et se perd dans l'ombre cos- tale. L'espace médian est traversé par des lignes brunâtres, vagues, qui se perdent en partie en arrivant à la tache réniforme, qui est seulement indiquée en noir-bleuâtre et qui porte d'ordinaire un point blanchâtre à sa partie inférieure. La ligne coudée est fine, noire et très-tremblée,

>

IlOMOPTEKlDiK. lOk

comme clicz toutes les espaces «lu même genre. La suhtfirminalc n'est bien écrite que dans la nioili(5 inférieure de l'aile , oii elle forme un arc noir, suivi d'une épaisse ligne d'un noir-l)leu. Il en est de même de la ligne qui lui correspnnd, sur les ailes inférieures. Chez le mâle , il y a une traînée d'atomes blancs qui se condensent à l'angle anal en une petite tache irrégulière. Au-dessus de la ligue précitée, on voit les autres lignes vagues, brunes, et un point cellulaire. Le dessous est d'un gris très- clair, avec beaucoup de lignes vagues plus foncées. Pattes antérieures du mâle très-velues.

La chenille est blanchâtre, nuancée de gris, avec k-s lignes vasculaire et sous-dorsales noirâtres, interrompues. L'incision postérieure du û* an- neau offre une large tache fauve, surmontée de deux omicrons noirs. Une petite tache jaune se voit dans l'incision du 6^". Le est occupé en par- tie par un grand espace gris. Les trois premiers ont, à la place de la stig- matale, chacun un trait noir. Toutes les pattes et la tête sont de la cou- leur du fond ; cette dernière .ivec des traits noirs. La chrysalide est entièrement recouverte d'une cffiorescencc d'un violet-Iilas. La plante qui accompagne le dessin d'Alibot, est un Ilypeiicum; mais elle vit aussi sur les chênes, les frênes et 1rs pruniers. Elle se chrysalide entre des feuiileSî à la fin d'avril.

Amérique Septentrionale, en mai. Coll. (jU. Bdv. etc.

Cette espèce rappelle un peu, pour les couleurs et les dessins , notre Boarmia Nyciemeraria d'Europe. La ligure de Drury est trop grossière pour qu'on puisse être rigoureusement sûr que cette Homoptère est bien sa Lunaia: mais c'est celle qui s'en rapproche le plus, de toutes celles que je connais, et comme elle est Irès-comniune en Virginie et en Caroline, pays cités par Drury, il y a tout à parier que c'est bien celle qu'il a figurée et décrite. Quant à la Lunaia Je Cramer, elle se rapporte plutôt, comme je l'ai dit, à ma Terrosa.

^^336. HOMOPTEKA ViRIDANS Gn. -.L S.Ù\A,AlA^t.CM^i'£^

Luimta Cr. 308 C ? (non Drur. nec Fab.) ' ''^ n-^ --i.

Taille des précédentes. Ailes d'un jaune d'ocre terne, strié de brun et de verdâlre : les supérieures avec les espaces médian et basilaire envahis par du brun mêlé de vert-olive, sur lequel se détache l'extrabasilaire, for- mant une bande d'un ton roussâtre. Arcs sublerminaux verts. Ligne cou- dée fine, noire, très-irrégulière, et suivie, k la côte, d'une tache d'un brun- vert. Ailes infér. striées de vert, hormis un rayon entre la sous-médiane et la h' inférieure, avec la ligne ordinaire très-noire, bien marquée, gémi- née , à filets assez écartés et presque comblés de noir, surmontant une bande vague, verte, arquée au milieu en sens opposé. Dessous strié, avec une lunule assez distincte et une bande vague, plus foncées.

Un seule femelle assez nuiivaise, rapportée du Brésil par leu Dela- lande. M. N.

f4; HOMOPTERID/F*.

/I337. HOMOPTERA EXHAUSTA Gn,

50œm. Ailes d'un blanc un peu jaunâtre, avec des stries plus foncées. Les supérieures ayant une large bande oblique terminée par l'extrabasi- lairc, une grande tache à la côte^ entre la coudée et la subterminale, et une autre tache également costalo, mais plus vague, au milieu, d'un brun feuille-morte vif, strié de brun foncé; la dernière traversée, sur la ner- vure, par une nuance verte. Ligne coudée fine , noire , très-nette. Une ombre au milieu du bord terminal et quelques points subterminaux peu marqués. Inférieures avec la ligne très-nette noire , géminée, à filets rap- prochés, mais expirant vers la cellule, dans une nuance d'un jaune feuille- raorte, et surmontant, entre les dernières nervules inférieures, un groupe maculaire d'atomes verts , éclairé supérieurement de blanc pur. Dessous d'un gris-jaunâtre strié. Collier roux.

Femelle beaucoup plus jaunâtre et plus striée, avec les taches consé- quemment moins tranchées; les arcs subterminaux bien marqués en brun. Tache des inférieures moins netic, mal éclairée en dessus, parfois divisée en trois points.

Un mâle rapporté du Brésil par le capitaine Freycinet. M, N. Deux femelles de l'Amérique Septentrionale? Coll. Bdv. et Gn.

a

i338. HoMOPïERA Edusa Dr.

Dr. II pi. 2/i f. a. = Puirescens Guér. Règne auim. pi. 89 (la Chenille),

55mm. Ailes d'un brun de bois nuancé et strié de foncé. Une éclaircie d'un blanc-verdâtre après la ligne extratasilaire. Un point blanc à la partie inférieure de la tache réni forme, qui est remplacée par un espace obscur. Tout l'espace terminal d'un blanc-grisâtre ou bleuâtre, formant, aux ailes supérieures , deux grandes lunules circonscrites par les deiLX. arcs ordinaires. Une série terminale de gros points bruns, vagues, et souvent confluents. Dessous d'un gris-cendré , avec une lunule discoïdale et des lignes plus foncées.

Chenille couleur de chair, avec toutes les lignes interrompues, feston- nées , noirâtres ; les trapézoïdaux et latéraux de la même couleur, ainsi que les deux points du al>" anneau. Dans les incisions des li^ et 5" an- neaux , est une large tache orangée, et sur le dos du /(« on voit deux cercles noirâtres qui renferment les trapézoïdaux. La tête et les pattes sont concolores. Cette chenille vï?, en août, sur la Verge-d'Or et proba- blement sur les chênes, et fde vers la mi-septembre. Il est probable qu'elle a deux générations. La chrysalide est entièrement couverte d'une efflorescence bleuâtre.

Amérique Septentrionale, en ociobic. Coll. Bdv. ctGn. N'est pas rare,

'' HOMOPTERID,£, iS

1339. HOMOPTERA MlNERrV Gn.

A2'"n>. Ailes (l'un jaune d'ocrc clair, avec tout l'espace médian d'un jaune plus foncé. Toute la base , jusqu'à l'extrabasilaire, d'un brun-noir. Taclie réniforme visible, étranglée, d'un brun-noir, et surmontée d'une tache vague de même couleur à la côte. Une troisième tache semblable, mais plus grande et plus nette près du sommet. Ligne subterminale brune, sinuée , coudée sur les supérieures, formant deux V superposés dans la cellule des inférieures. Tout l'espace terminal très-clair, divisé, au milieu des supérieures , par une tache brune, nuancée, aux infér., de blanc- bleuâtre. Une série de petites lunules terminales brunes. Dessous blan- châtre, avec des lunules et des lignes nombreuses, brunes. Thorax d'un brun-noir.

Chenille d'un gris-cendré clair, nuancé de blanc par places, avec les lignes ordinaires festonnées et interrompues, et les points noirâtres. Dans l'incision des ti<' et 5" anneaux , une large tache d'un jaune-citron. A la partie antérieure des et 7"^, une tache noirâtre marquée de points blancs. Pointes du 11 anneau noirâtres . avec un trait latéral de même couleur. Tête et pattes concolores. Elle vit, en avril, sur les chênes et le bois de fer. La chrysalide est couverte d'une poussière violâtre.

Amérique Septentrionale, en mai et juin. Coll. Bdv.

I l3Ao. HoMOPTERA CaLYCANTHATA Abb.

Abb. pi. 104 p. 207,

Taille de la Minerea. Ailes d'un brun-noir, avec tout l'espace terminai formant une large bordure d'un teslacé clair, saupoudré d'atomes rougeâ- tres en approchant du bord. La partie foncée de l'aile est traversée par une multitude de lignes noirâtres , et on y remarque seulement deux éclaircies ochracées partant de la côte , après l'extrabasilaire et avant la coudée. La tache réniforme est grande, bien visible et noire. La bordure claire de l'aile forme deux sinus très-marqués aux ailes supérieures; mais elle n'est point traversée d'un trait au milieu , comme chez les autres espèces. Celle des inférieures est aussi parfaitement entière, et très-tran- chée.

Chenille d'un gris-cendré nuancé de blanchâtre el de noirâtre, avec les lignes ordinaires noirâtres: la sous-dorsale géminée, continue, mais seu- lement sur les trois premiers et les sept derniers anneaux, la stigmatale surmontée de traits noirs, très-obliques. Une petite lâche couleur d'ocre dans les incisions des k" et S- anneaux. Ces deux derniers, ainsi que le 6', e S"" et le 3*^ semés çà et de taches noires, dont quelques-unes ont le entre blanc. Pointes du 11' presque horizontales. Elle est figurée par

J*r- HOMOPTERID^.

Abbot sur le Calycanthus floridus; mais elle vit aussi sur les chênes. Elle se métamorphose en avril , et le papillon éclôt en mai. La chrysalide est rouge, sans elllorescencc.

Amérique Septentrionale. Décrite sur le dessin original d'Abbot. Elle est assez mal rendue sur la planche gravée et pourrait être méconnue. On prendrait le niAle au premier abord pour la Phœocyma lunifera , tandis que la femelle est fort difl'érente ; mais la chenille est bien la même que celle qui accompagne le dessin qui m'a servi pour cette description. Tou- tefois , il sera prudent de s'assurer de son identité. D'ailleurs , dans le dessin que j'ai sous les yeux, la chenille est représentée sur un Rkexiu.

GROUPE II. i34i- IIoMOPTERA Obliqua Gn.

43">"'. Ailes très-peu dentées , d'un cendré un peu rougeâtre, clair, nuancé çà et de blanchâtre. Une grosse tache d'un rouge-ferrugineux à la place de la réniforme. Une ligne subterminale fine, sinuée, n'étant bien marquée que dans la moitié inférieure de l'aile et précédée d'une ligne encore plus fine et plus vague. Sur les ailes inférieures, une épaisse ligne semblable, courbe, liserée extérieurement de couleur clair». Ces lignes d'un roux-ferrugineux. Quelques atomes noirâtres sur l'espace terminal. Dessous d'un gris-roussAtre très-clair, uni. Palpes grêles. Pattes presque glabres.

Amérique Septentrionale, Coll. Bdv.

Gen. YPSIA Gn.

Chenilles allongeas, moniliformcs, sans aucune éminence, avec les patte:: to-ules égales, à têle assez grosse; vivant sur les arbres. Chtjsalides non efflo- rescentes. Antennes des Ç comme dans le genre précédent. Palpes ascen- dants, comprimés, leS" article moins long, plus épais, moins linéaire. Trompe moyenne. Thorax carré, à ptérygodes velues, divergentes à l'extrémité. Abdo- men des Homoptera. Les quatre ailes semblables, dentées. La ligne sublerminale continue et ne formant pus deux arcs.

Je n'aurais certainement pas songé à faire un genre séparé des deux es- pèces qui vont suivre, sans la différence capitale qui se montre dans les pre- miers étals. Ainsi, la chenille de Wpsia /Eruginosa a toutes les pattes ïncmbraneuscs égales, et conséquemmcnt ne doit point être arpenteuse;clle n'a aucune trace des cmincnces du dl<^ anneau, non plus que dos taches des incisions. Sa tète est proporlionnellement beaucoup plus grosse que celle des Homnptera. Elle vit sur les arbres. Enfin, la chry>alide est plus effilée, plus aiguë postérieurement et dépourvue de toute efflorescence. Une autre différence résulte aussi de l'époque d'apparition. En effet, tandis que les chenilles des Homopieray proprement dites, se trouvent au

IIOMOPTERIDJB. î y

printemps , spécialement au mois d'avril, et donnent leurs papillons dans le courant de mai , les chenilles d'Vpsia vivent à la fin de l'automne et ne deviennent insectes parfaits qu'au printemps suivant.

Il est impossible, on le voit, délaisser dans le genre précédent une espèce dont les premiers étals sont aussi tranchés. Cependant les insectes parfaits ne présentent que des différences bien légères, ainsi qu'on en peut juger par les caractères ci-dessus, soit avec les llomopiera, soit avec les Alamis, Quoi qu'il en soit, à moins de supposer qu'Abbol s'est trompé et a figuré le papillon à côté de la chenille d'une aulrc espèce, il n'y a pas moyen d'ex- pliquer cette singularité. Malgré l'exactitude bien connue de ce naturaliste, je m'en serais cependant tenu à celte supposition, si les différences les plus essentielles ne se reproduisaient dans le genre Jnthracia, à savoir : les pat- tes toutes égales, l'absence deséininenccs du 11'- anneau et le manque d'ef- florescence sur la chrysalide. J'ai donc maintenir le genre Vpsia, sous peine de renier tous mes documents à la fois. Mais j'appelle sur ce point Tattenlion des naturalistes américains.

Je dois faire observer également que, quand les chenilles des Alamis seront connues, il est possible qu'une refonte soit nécessaire dans les genres Ypsia et Alamis. Ainsi, l'unique espèce américaine de ce dernier devra peut-être être réunie avec celui-ci.

J'ai compris également dans ce genre VUndularis de Di'ury, qui, au premier abord, paraîtrait devoir se placer dans le genre AnthracLa. Mais on voit, en l'étudiant, qu'elle n'a de commun avec lui que la couleur noire, et que les autres caractères sont bien mieux ceux du genre Vpsia. La décou- verte de la chenille achèvera de juger la question, *

/^{2.

YpSIA iEaUGINOSA Gu.

i5"'"^ Ailes d'un brun-noir foncé, avec une bande commune, incer- taine , d'un gris-rougeàtre ou violâtre clair, traversée par trois lignes, dont l'intermédiaire plus marquée et plus noire. Extrabasilaire peu mar- quée et suivie d'une bande d'atomes d'un vert clair, marquée d'un point noir dans la cellule. Un groupe d'atomes semblables à la place des taches ordinaires , dont le milieu est parfois marqué d'un point noir. Espace terminal concolore, mais fortement saupoudré des mêmes atomes verts. Une série de points pâles avant les franges. Dessous d'un gris-sale, chargé