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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
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SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE
Natura maxime miranda in minimis.
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LA # Cinquième série.
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PARIS
AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ M. LUCIEN BUQUET,
rue Saint-Placide, 52 (Faub. Saint-Germain).
1574
ARTICLE 32 DU RÈGLEMENT. Les opinions émises dans les Annales sont exclusivement propres à leurs auteurs. La Société n'entend aucune- ment en assumer la responsabilité.
Paris. — Typographie FÉLIX MALTESTE er Cie, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22.
ANNALES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE
Notice nécrologique sur Guérin-Méneville.
Par M. Auc. CHEVROLAT, Membre honoraire.
(Séance du 25 Mars 1874.)
C’est grâce à l'amitié toute particulière qui m’unissait à notre regretté collègue Guérin-Méneville, que la Société m'a fait l'honneur de me char- ger de lui présenter une notice sur sa vie et ses travaux entomolo- giques.
Guérin-Méneville (Félix-Édouard), né à Toulon le 42 octobre 1799, y fit ses premières études. Il obéit de bonne heure à une véritable passion pour l'étude des sciences naturelles, passion qu'ont d’abord éveillée en lui deux hommes célèbres, Dumont d’Urville et Lefebure de Gerisy, ce dernier élève de l’École polytechnique, bien connu par la création de l'arsenal d'Alexandrie et de la flotte égyptienne.
En quittant Toulon, Guérin-Méneville se rendit à Amiens, où il ne fit qu'un séjour très-court, puis vint se fixer à Paris.
6 A. CHEVROLAT.
Ce fut en 14823 que je fis sa connaissance, en même temps que celle de Gustave Silbermann (1), de Strasbourg, chez le général Dejean, dont la collection ouverte chaque jour aux entomologistes français et étrangers a contribué puissamment à l’avancement de l'étude des Goléoptères.
Pendant ces cinquante années, j'ai eu la bonne fortune d'entretenir les relations les plus cordiales et les plus intimes avec ces deux éminents naturalistes.
Je me rappelle encore avec émotion la joie que m'a fait éprouver, à cette époque de communications difficiles et rares, les quelques espèces de Goléoptères du midi de la France, reçues de Guérin-Méneville, et qui étaient nouvelles pour moi.
Est-il besoin de parler avec détails de ses débuts, de ses progrès et de ses nombreux succès ?
Il me suffira de citer les principaux ouvrages qu'il a publiés pour prou- ver la prodigieuse activité dont il était doué.
On peut consulter l’ouvrage du docteur Hagen, qui, en 1861, énumère de lui 320 articles traitant tous des sujets divers.
Le principal est sans contredit le suivant :
Iconographie du Règne animal de Cuvier, 1829-1844, qui présente deux volumes de 450 planches remplies de détails anatomiques, la plupart exécutés par lui et contenant 4,600 figures, et deux volumes de texte.
Il est fâcheux qu’il n'ait pas songé alors à dater les articles à mesure qu'ils paraissaient, cela aurait permis d'indiquer d'une ma- nière certaine l’antériorité des auteurs.
Get ouvrage, destiné à immortaliser la mémoire de Cuvier, restera aussi comme un monument impérissable de gloire pour Guérin- Méneville.
(1) Auteur d’un ouvrage intitulé : Revue entomologique de Silbermann, 1833- 1837, 5 volumes avec planches.
Notice nécrologique sur Guérin- Méneville. 7
Revue et Magasin de Zoologie, 1830-1845, ouvrage rempli de descriptions et de figures.
Dictionnaire pittoresque d'Histoire naturelle, 1833-1840, ouvrage popu- laire à bas prix, accompagné d’un grand nombre de planches.
Genera des Insectes, en collaboration avec Percheron, 38 livraisons, avec planches.
Voyage de la Favorite (Magasin de Zoologie).
Revue zoologique par la Société Cuvicrienne, 1838-1848, Association uni- verselle pour l'avancement de la Zoologie, de l’Anatomie et de la Paléontologie.
Voyage de la corvette la Coquille, 1830, 152 pages, 7 planches de Coléo- ptères et un nombre infini de figures.
Voyage de Lefèvre en Abyssinie, 12 planches.
Catalogue des Insectes Coléoptères recueillis par Gaetano Osculati sur les bords du Napo et de l’'Amazone, 1855.
Revue et Magasin de Zoologie pure et appliquée, 1849 jusqu’à ce jour.
(Get ouvrage se continue aujourd’hui par M. Émile Deyrolle fils.)
Dans son discours lu sur la tombe de notre regretté confrère, notre honorable Président a apprécié d’une manière remarquable les travaux de Guérin-Méneville pendant les dix à douze dernières années : travaux s'appliquant à la sériciculture et aux mœurs des larves et des insectes en général; je me crois dispensé d'entrer dans de plus longs détails à cet égard.
Nous aurions désiré le voir membre de l'Institut. Depuis Latreille, Guérin-Méneville était en Francele seul entomologiste complet ; malheureu-
8 A. CHEVROLAT. — Notice nécrologique sur Guérin-Méneville.
sement il a été privé de ce Litre, dont tous les entomologistes le jugeaient digne.
Des honneurs de toutes sortes : décoration de la Légion d'honneur, décorations de divers pays, médailles d'encouragement et de récompense en grand nombre, sont heureusement venus le dédommager et le récom- penser de ses nobles travaux.
Guérin-Méneville était d’un caractère franc et modeste ; il s’exprimait avec facilité et professait avec une grande clarté. Nous tous qui l'avons connu, nous savons comment il se faisait aimer ! Il se plaisait à encou- rager les travailleurs, leur prètant ses livres, ses collections et se mon- trant disposé à insérer le fruit de leurs recherches dans ses publications périodiques.
Il laisse dans les plus vifs regrets une veuve, un fils, savant docteur en médecine, et dont la femme portait une tendre affection à son beau- père.
Révision des CÉBRIONIDES.
Par M. Auc. CHEVROLAT, Membre honoraire.
(Séance du 27 Août 1873.)
Leach est le premier entomologiste qui ait donné une monographie des Cébrionides (Zoological Journal, 1824-95, t. I, p. 24-34).
J'ai dû consulter ce travail, où un certain nombre de genres nouveaux ou d’espèces inédites ou connues se trouvent mentionnés.
‘On a pu reconnaître parmi ces dernières les suivantes : 1° Cebrio gigas Fab., procerulus Leach ; 2° C. Fabricii Leach, var. C. xanthomerus Germ. ; 3° C. morio Leach; 4° C. ruficollis Fab. (genre TrBesra Leach), et deux femelles : (sous-genre HAMMONrA) Latreillei $ du gigas et H. melanoce- phala ®, soupçonnée être la femelle du C. morto.
Je crois devoir donner un extrait de la Monographie de Leach, ouvrage fort rare :
€Cebrionidæ.
X _ Thorax quadratus, antice subansulatus. Sternum antice productum.
Stirps 4. — Elylra integra. Antennæ et tarsi elongati.
1. Antennæ arliculo 2° terlio breviore, ultimo abrupte mucronalo. . . . . . . . , . . , . 1. G° ANALESTESA,
10 A. CHEVROLAT. (2)
2. Antennæ articulis secundo et tertio æquali- bus, aliis brevioribus, ultimo quadratim at- lENTAIDIe ee eee nome er Cr POSCIA
X X Thorax transversus, antice rotundatus, ster- num concavum, margine dilatatum planum aut convexum.
Stirps 2. — Elytra integra. Antennæ et tarsi crassiores et breviores. 4. Antennæ subcrassæ, filiformes, simplices,
longæ, articulis 2 et 3 brevioribus, ullimo abrupié aCUMINAlOM 0. 10 0 09. .G'ICEBRIO:
2. Antennæ arliculis 2 et 3 longitudine æqua- libus, latitudinem longitudinem æquante, ultimo apicem versus incrassato, abrupte ACID EE ee ee Robe CG D IBESTAS
Stirps 3. — Elytra postice dehiscentia. Antennæ et tarsi breves.
1. Antennæ articulo tertio multo crassiore, ul- timo apicem versus gradatim acuminato. . 5. G° DUMERILIA.
9, Antennæ subabrupte extrorsum crassiores. 6. G° HAMMONIA.
3. Antennæ filiformes, articulis moniliformibus HIHMO AUTO SR RE RC IS O7. 2 G 2 BRONGNIARTIA®
Genus 1. ANALESTESA (page 35).
Antennæ elongatæ, articulo secundo tertio breviore, ultimo mucronato. Thorax quadratus, antice subangulatus. Sternum anticum productum, tarsi elongali,
Elylra integra.
(3) ; Révision des Cébrionides. 11
1. A. BICOLOR.
Supra fusca, subtus, antennis pedibusque testaceis. Cistela bicolor F., Syst. EL, 2 (p. 18, 5 *).
Long. 16 mill. — Barbaria. Mus. Latreille.
Caput perfuscum, supra profunde punctatum. Mandibulæ rufæ, apicibus nigris. Palpi maxillæ et Jabium subferruginea, testacei. Thorax perfus- cus, dorso profunde punctato, pleura subferruginea. Pectus subferrugi- neum. Epigastricum et pedes saturate testacei, libiis et tarsis obscuriori- bus, subfuscescentibus, Elytra fusca (sulcato ferruginea) striata, jugis
punctulatis, punctulis elongatis ; striis latis obscurioribus. — Long. 7 4/4 lin. 2. À. TESTACEA (D. 96). ?
Thorace saturatiore ; capite fuscescente. — Long. 13 1/2 mill.
Caput supra fuscescens, punctatum, infra testaceum ; labram et maxillæ rufæ, his apicibus nigris. Thorax supra saturatissime testaceus, punctatus. Pleura, pectus, epigastrium et pedes testacea. Elytra testacea, striala striis angustis; interstiliis dense punctatis, punctis subelongatis. — Long. 5 1/2 lin.
Patria ignota.
Genus 2. BOSCIA.
Antennæ elongatæ, articulo secundo et tertio æqualibus ; aliis brevioribus, ultimo gradatim attenuato.
Palpi maxillares, articulis secundo et tertio longitudine æqualibus, primo crasso, quarto ovato, ad apicem acuminato.
Thorax quadratus, antice subangulatus. Sternum anlicum antice produc- tum. Tarsi elongati. Elytra integra.
12 A. CHEVROLAT. (4)
1. B. PICEA.
Gorpore toto piceo, antennis palpis, pedibusque testaceis.
Long. corp. 14 1/2 mill. (5 1/2 lin.). —Amer. bor. Mus. Bosc (p. 37). 2. B. PUNCTATA. Corpore toto aterrimo, impresso punctato, antennis palpis et pedibus
piceis.
Long. corp. 21 mill. — Amer. bor. Mus. Bosc.
9. B. OLIVACEA.
Corpore supra et infra olivaceo, pedibus, antennis palpisque olivaceo- viridescentibus.
Long. corp. 43 1/4 mill. (7 1/2 lin.). — Amer. bor. Mus. Bose, Duméril, Brongniart, Latreille.
Descript. Thorax et elytra leviter punctati, superficies inferior glaber- rima, punctis minutissimis sparsa.
h. B. GLABRA (p. 58).
B. Corpore nigrescente glaberrimo; capite thorace elytris et superficie inferiore, punelis minutissimis sparsis.
Amer, bor. Mus. Bosc, Latreille.
(3) Révision des Cébrionides. 43
5. B. MINUTA.
B. Corpore glaberrimo, rufescente ; antennis, palpis et pedibus rubris.
Long. corp. 4 1/2 mill. (2 lin.). — America boreali, rarissima. Mus. Bosc.
Descrip. Caput et thorax profunde depressi, punctati. Elytra leviter striata, interstiliis impresso-punctatis, superficies inferior punctis minu- tissimis sparsa.
Genus 3. CEBRIO (p. 58).
1. C. PROMELUS Leach (p. 39).
C. gigas Fabr., Syst. El.
2, C. FABRIGIT Leach (p. 40).
Lusitania, Hispania. 3. C. MORIO Leach.
C. Ater femoribus utrinque linea sublestacea, coxis quatuor anticis tes- taceis.
Long. corp. 41 4/4 mill. (5 lin.). — Lusitanica et Hispania regione Valentinæ.
Descript. Caput, thorax, dorsum et elytra nigro villosi; villi longi, an- tennæ supra nigro subtus ferrugineo villosæ. Epigastrium, pectus et femora fusco-ferrugineo-villosa. Elytra mediocriter elevato lineola; sulcis inter- mediis mediocribus.
14 A. CHEVROLAT. (6)
Genus 4. TIBESIA (p. A1).
(Ce genre n'offre qu’une simple division parmi les Cebrio.)
4. T. RUFICOLLIS.
Castaneo-ferruginea, capite nigro, elytris subcastaneo testaceis, antennis castaneo-fuscis.
C. ruficollis Fabr., Syst. El.
Long. corp. 6 1/2 mill. — Barbaria (Maroc). Mus. Latreille.
Descrip. Antennæ articulis tribus basalibus lævibus. Labio, maxillis palpisque ferrugineo-testaceis; mandibulæ rufo-ferruginæ. Caput forte punctatum,. Thorax punctatus. Elytra lævius punctala obsolete striata.
Genus 5. DUMERILIA (p. 42).
Antennæ breves, articulo tertio mullo crassiore ultimo apicem versus gradatim acuminato.
Palpi maxillares articulo secundo longiore, articulo tertio et quarto lon- gitudine æqualibus, ultimo gradatim attenuato.
Palpi labiales articulo ultimo obtuse truncato.
A. D. PULCHRA.
D. Capite nigro, thorace et elytris sanguineis, pedibus rufescentibus, abdomine infra cœruleo-nigro-nitente.
Long. corp. 5 4/2 mill. (2 4/4 lin.). — Hab. in Africa australi. Mus. Duméril, Latreille, Bosc.
(7) Révision des Cébrionides. 15 Descript. Caput fortiter impresso-punetatum. Thorax politus glaberri-
mus. Elytra tenuiter striata, interstitiis reticulatis, superficies tota inferior punctis numerosissimis sparsa.
Genus 6. HAMMONIA (p. 43).
4. H. LATREILLEI.
Castaneo-testacea, elytris sordide teslaceis. Long. corp. 5 1/2 mill. (2 4/2 lin.). — Hab. Etruria, Gallia australi,
Descrip. Caput, thorax et elytra punctata ; his striatis ; striis discoideis, postice confluentibus.
Cebrio brevicornis Latr.
2, H. MELANOCEPHALA.
Rufescens, capite nigro, elytris tenuiter striatis, thorace nigro punctato,
Long. corp. 40 4/4 mill. — Hab. Lusitania. Rarissime.
Genus 7. BRONGNIARTIA (p. 44).
1. B. ATRA.
Corpore, pedibus et antennis atris, thorace profunde impressp-punctalo, elytris punctato-strialis.
Long. corp, 7 4/2 mill. (4 lin.). — Hab. Barbaria. Mus, Bose, Latreille.
16 A. CHEVROLAT. (8)
De l’examen du travail de Leach, il est à supposer que la stirps 1'° de ses CEBRIONIDÆ, qui à pour caractères un corselet carré et des élytres entières, renfermant les genres Analestesa et Boscia, est composée d’es- pèces étrangères à cette famille.
La stirps 3 est formée des genres Dumerilia, Hammonia et Brongnia- tia ; ces deux derniers genres s'appliquent à des femelles de Cebrio, ainsi que le pense Dejean (Bull. Zool. de Ferrussac, 1824, p. 103).
Le genre Hammonia, créé par Leach aux dépens de la femelle du Cebrio gigas, n’est pas dû à Latreille, ainsi que cet auteur se l’attribue (Règne animal, p. 458, note).
Audinet-Serville (Dictionnaire classique d'Histoire naturelle, tome IV, p. 30) commet la même erreur. APR 285
Dans le même Zoological Journal, même volume, page NS, une cri- tique de M. Brigwell dit que l’auteur a décrit les Cébrionides comme étant Héléromères, tandis qu'ils sont réellement Pentamères.
Dejean, dans le Bulletin Zoologique de Ferrussac, 1824, t. ILE, p. 491, adresse à l’auteur le même reproche.
Néanmoins cette erreur ne serait-elle qu'en partie motivée, et Leach n’aurait-il pas publié des insectes appartenant à deux tribus ?
On peut le supposer.
Jusqu'à présent, le genre Boscia, composé des cinq espèces suivantes, toutes propres aux Etats-Unis : B. picea, punctata, olivacea, glabra et minuta, aucune d’elles n’a été reconnue, bien que les Coléoptères de cette partie du monde aient été bien étudiés et soient généralement décrits.
Pour son genre Analestesa, Leach cite deux espèces : la Cistela bicolor Fab., à laquelle il donne pour patrie la Barbarie, tandis que Fabricius lin- dique conne d'Allemagne. Il donne ensuite comme de lui une A. £estacea, sans patrie éonnue. Ne serait-ce pas la Céstela testacea Fab., qu’on ren- contre en Bañbarie sur le Chrysanthème el sur le Sureau ?
Quant aux espèces communiquées à Leach par Latreille, Bosc et Duméril, elles n'existent malheureusement plus dans la collection de notre muséum national. Il en ést de même d’une autre espèce, le C. rubripennis Guérin,
(9) Révision des Gébrionides. 17
Boisduval, de Port-Jackson (Australie), qui probablement doit constituer un genre à part.
M. Farines le premier a donné une notice sur le C. æanthomerus Hoff., Germ., variété pyrénéenne du C. Fabricii Leach (à villosité de l’écusson du mâle moins dense et moins longue, et dont le dessus du corps de la femelle à une ponctuation moins nombreuse et plus espacée), et une des- cription de la femelle (Ann. Soc. Linn. de Bordeaux, 1830, p. 127-131).
M. Graells, dans ses Observations sur la cause de l'apparition du Cebrio Fabricii (Ann. Soc. ent. Fr., 1837, 1'° série, t. VI, p. 93 à 99), faites pendant les années 1833 à 1836, donne des détails fort intéressants sur cette espèce. C'est à Caldas, dans le nord de l'Espagne, qu'elle paraît ordi- nairement à l’époque de la canicule (1). La chaleur n’est pour rien dans ce fait : il faut que des orages et des pluies abondantes pénètrent profon- dément la terre pour détremper le sol, alors les Cebrio sortent en abon- dance, et, la pluie continuant avec force, on les trouve en quantité noyés dans des flaques d’eau formées aux lieux où ils ont pris naissance; s’il ne pleut plus on les voit voler avec beaucoup de rapidité de côté et d’autre, s’arrêtant quelquefois sur le sol pour chercher des femelles; celles-ci sortent rarement, ne laissent saillir que l’extrémité de leur long oviducte, organe qui seul a besoin du mâle pour assurer leur progéniture. On sera toujours sûr de trouver la femelle lorsqu'on apercevra dix à douze mâles groupés ensemble près du sol : il suflira d’enfoncer obliquement dans la terre une petite bèche.
M. Mittre, chirurgien de la marine royale, a donné une notice sur lac- couplement du Cebrio gigas (Revue zoologique, 1839, p. 53 à 64). D’après cet auteur, les mœurs de cette espèce, qui se trouve à Montpellier, à Cette el à Toulon, différeraient complétement de celles du GC. Fabricüi, et l’accouplement n'aurait lieu que lorsque la pluie tombe en abondance; sitôt qu'elle cesse, ces insectes disparaissent subitement, sans que l’on sache où ils se réfugient. C’est aussi dans des terrains plantés de luzernes (Medicago sativa) qu’on.les rencontre, et c’est en septembre que l’auteur que nous citons fit la découverte de ces accouplements; l’un de ces accou- plements dura quatre heures.
M. Miltre ne sachant pas à quelle profondeur se retire la femelle, émet
(1) Mais, faute de pluies pendant l'été, leur sortie peut n’avoir lieu qu’à la fin de septembre.
(1874) 2
18 A. CHEVROLAT. (10)
le doute qu’elle doit se nourrir des racines de la luzerne; c’est aussi ce qu'a présumé Jacquelin Duval. D’après les fouilles qu'avait fait exécuter feu Lefébure de Cerisy dans un terrain à sa campagne, la femelle du Cebrio se trouve enfoncée à plus d’un mètre en terre et dans un sol {rès- dur.
Je crois que, par analogie avec la généralité des Élatérides d’une part et avec les Malacodermes de l’autre, leurs robustes et puissantes mandibules chez les femelles, tranchantes et acérées chez les mâles, leur servent d’abord à forer le sol, qu’ensuite la consistance molle du corps gonflé el vésiculeux des femelles et la peau mince des mâles, leurs mœurs doivent être carnassières. Les larves des Rhizotrogues qui habitent les mêmes prairies doivent peut-être leur servir de pâture.
Guérin-Méneville (Revue zoologique, 1839, t IT, p. 60) dit qu'il a observé le premier cas connu d’accouplement du Cebria gigas en 1812, et que, plus tard, c’est par sa communication de cette découverte que le genre Hammonia a Aù être abandonné par Latreille.
Le même auteur, en parlant des larves du Cebrio gigas (Revue z0olo- gique, 1859, t. XI, p. 546), annonce que la science doit à M. Lefébure de Cerisy la découverte de cette larve. Il aurait assisté à la visite de deux grands pots de terre dans lesquels un assez grand nombre de ces larves auraient été déposées.
Cette terre s'étant desséchée et aucun aliment ni végétal, ni animal, n'ayant été déposé au fond de ces pots, les larves sont naturellement mortes faute de pouvoir progresser, et malheureusement elles n’ont pu être ni décrites, ni figurées,
M. E. Revelière m'a communiqué sur le G, corsicus, qui ordinairement napparait que vers le 15 août, cette particularité que quelquefois cet insecte ne se montre qu’en octobre; cela dépend d’abord des pluies, ensuite de l’altitude des diverses contrées de la Corse où cette espèce se rencontre.
M. M.-P. Gandolphe m'a donné le N° 1° du Bulletin de l’Académie d'Hippone, Bone, 1865, p. 7 à 14, dans lequel se trouve sur les Cebrio de l'Algérie un mémoire fort intéressant (Observalions sur les mœurs des espèces algériennes du genre Gebrio, et descriptions de deux femelles).
M. Gandolphe aflirme, à la suite d'observations poursuivies pendant
une longue résidence en Algérie, que toutes les espèces de Cebrio qu'il a recueillies dans ce pays font exception à la règle posée par les auieurs,
(4) Révision des Cébrionides. 19
que ce n’est que par cas fortuit qu’on peut les rencontrer en automne et que la cause des pluies est tout à fait étrangère à leur apparition.
En effet, sur une centaine de Cebrio algériens représentant une dou- zaine d'espèces recueillies dans plusieurs provinces (Bone, Orléansville, Alger, Oran et Guelma), un seul individu du C. dimidiatus est étiqueté : Bone, 7 octobre 4860 (1). Tous les autres ont été capturés du 1° juin au 15 juillet, période qui est bien loin assurément d’être caractérisée par les qualités hygrométriques dans ce chaud climat. On peut donc avec quelque raison considérer cette période du 4° juin au 45 juillet comme celle nor- male de l’apparition des Cebrio en Algérie. |
D'après ces données qui déterminent la disparition générale des mâles vers la fin de la première quinzaine de juillet, il était naturel de penser que l’accouplement, qui est le plus important et le dernier acte de leur vie évolutive, devait aussi s’accomplir vers la même époque : c’est ce qu’un hasard heureux a mis à même M. Gandolphe de constater,
Le 12 juillet 1864, par une température de A5 degrés et sous l’influence d’un violent vent de sirocco, dont nos viticulteurs n’ont que trop gardé la mémoire (2), accablé de chaleur, la poitrine oppressée et insouciant de tout, même des insectes, comme le plus intrépide le serait en pareille cir- constance, il avait gagné cette jolie allée ombreuse, bordée de frênes, de trembles et de peupliers, qui amène à Bone les eaux de l'Edough, et que nous appelons le Chemin-des-Fontaines. Vers cinq heures du soir, son attention fut éveillée par un mouvement inusité d'insectes tournoyant le long des fossés d’avalement qui bordent cette charmante promenade : c’élaient des mâles de Cebrio, dont l'allure plus brusque et plus saccadée que de coutume décelait une surexcitation extraordinaire,
M. Gandolphe était évidemment tombé au milieu d’une fête nuptiale, et
(1) M. Mittre (Revue zoologique, 1839, p. 59), qui a aussi résidé en Algérie, vient corroborer cette exception pour une espèce inédite de ce pays, qu’il nomme C, ustu- latus, qu’il a rencontrée aux environs d’Alger.
(2) Le 12 juillet 1864, le Lhermomètre de la pépinière de Bone, exposé au nord et dans de bonnes conditions d'observations, s’est élevé à 45°, L’aclion du sirocco fut telle, que non-seulement toute verdure disparut dans la plaine, mais qu’un grand nombre d'arbres perdirent leurs fruits et leur feuillage ; la vigne surtout, qui pro- mellait une riche récolte, eut considérablement à souffrir ; sur un très-grand nombre de pieds, les feuilles et les grappes furent calcinées comme si on les avai passées dans une fournaise.
20 A. CHEVROLAT. (12)
tout entomologiste comprendra avec quelle ardeur il s'était mis à en suivre les péripéties.
Les femelles, ennemies de la lumière, la tête tournée vers le fond de leur galerie, dont leur corps épais bouche hermétiquement l'orifice, ne présentent que l’oviducte aux mâles ; ceux-ci, aussi ardents dans ces pré- liminaires que l’autre sexe est passif, tournoient d’un vol inquiel et tur- bulent autour de l'emplacement vers lequel leur subtil odorat les dirige. Ils se laissent tomber plutôt qu'ils ne se posent sur le sol, courant çà et là effarés jusqu’à ce qu'ils aient rencontré l’objet de leur convoilise, le plus souvent caché dans la poussière qu'il leur faut déblayer tout autour.
Après l’accouplement, qui ne dure que peu d’instants, le mâle, épuisé, incapable de voler, court, en battant les ailes, se cacher dans l'herbe où se terminera bientôt une existence désormais inutile, tandis que la femelle, espoir de la génération future, redescend dans sa ténébreuse retraite.
Il arrive parfois cependant de rencontrer des femelles en dehors, mais il est aisé de reconnaître que ces pauvres bêles ne sont pas dans une situation normale, et que, pour elles, cet accident est des plus graves. Désorientées et aveuglées par l'éclat du jour, on les voit se traîner péni- blement sur le sol, où elles deviennent promptement la proie des Fourmis, qui en paraissent friandes. Ce cas se produit lorsque ces femelles se laissent entraîner en dehors par les mäles pour se dégager avant la fin de l’accouplement.
Un peu après six heures, la grande chaleur passée et le soleil commen- çant déjà à s’incliner derrière l'Edoug (1), les Cebrio deviennent plus rares, puis disparaissent tout à fait, et tout rentre dans l’ordre accou- tumé.
Voici une anecdote qui m'a été racontée par Dejean lui-même et qui va confirmer en partie le fait ci-dessus. Dans la guerre d'Espagne sous Napoléon I‘, n'étant alors qu'officier supérieur dans la cavalerie, exécu- tant une charge près des frontières de Portugal, Dejean eut le bonheur de saisir à la course, dans son casque, deux espèces de Cebrio qui figurent
(1) En Algérie, les journées d’été sont bien moins longues que celles de France. Au mois de juillet, il fait nuit close à 8 heures. En revanche, les journées d’hiver ne sont jamais aussi courtes que les nôtres : il ne fait jamais nuit avant 5 heures 1/2 à 6 heures.
(45) Révision des Cébrionides. DA. À
dans son Catalogue sous les noms de G. morio Leach et us{ulatus Dej. (probablement le G. Moyses Fairm.); l'armée, restée maîtresse de la posi- tion après l'affaire exécutée, il revint le lendemain explorer le lieu de capture ; malgré des recherches assidues, il ne put découvrir aucun Cebrio.
Ces exemples prouvent surabondamment que les Cebrio, bien que paraissant parfois en nombre infini, n’en sont pas moins fort rares dans les collections, vu la vie si éphémère de chacune des espèces.
Feu Coquerel, chirurgien de marine, a pris en juin, à Lisbonne, flottant sur le Tage et à la suite d’un grand coup de vent, un certain nombre de Coléoptères, parmi lesquels se trouvaient plusieurs Cebrio. Notre con- frère M. Fairmaire a décrit celte espèce sous le nom de C. Moyses par rapport à ce fait,
La plupart des Cebrio de l’Europe australe et de l'Algérie paraissent localisés dans des rayons très-restreints.
Deux espèces font exception à la règle, le C. gigas, qui se trouve dans les parties méridionales de la France et dans le sud de l'Italie, et le C. Fabricii, dans le nord de l'Espagne, aux Pyrénées orientales et en Sicile.
J’ai constaté sur un nombre considérable d'individus de la même espèce qu'ils ne présentaient que des variélés presque insignifiantes.
Un envoi de M. de Heyden, fait après la remise de mon mémoire à l'impression, est venu modifier mon opinion. Si certaines espèces sont constantes et n’offrent pas de variétés, le Cebrio Brulerieri d’Espagne et les Cebrio maculicollis Fairm. et segmentatus, de Tanger, m'en ont pré- senté de très-notabies.
Dans le voisinage des Cebrio dimidiatus et de l'abdominalis, il y aura peut-être, par suite, à limiter ou à augmenter le nombre des espèces, lorsqu'on connaîtra la provenance exacte de chacun d’eux. Souvent on les obtient avec la simple mention : Algérie.
On devra considérer comme nulle la description du Cebrio melanoce- phalus Lucas, faite probablement avec plusieurs espèces, et qui ne répond à aucune en particulier. A cette époque, tous les Cebrio à tête noire, avec les autres parties du corps d’un jaune testacé, portaient ce nom, qu’elle fussent de pays divers, que leurs antennes eussent des articles de diverses formes, qu’elles aient été fauves, brunes, testacées ou à base päle, on n’y regardait pas de plus près : ce groupe est aujourd’hui formé d’une ving- taine d'espèces.
29 A. CHEVROLAT. (14)
En second lieu, ce nom de C. melanocephalus avait été primitivement employé par Leach pour une femelle de ce genre; il devra être appliqué en synonymie au male de l'espèce reconnu comme tel.
Le même nom de GC. melanocephalus, pris depuis par Germar pour décrire une espèce de Sicile, devra seul prévaloir.
Au commencement de ce siècle, on ne connaissait que quatre ou cinq espèces de Cebrio.
Aujourd’hui j'énumère ou je décris près de soixante-dix espèces de Cébrionites, en éliminant le genre Physodactylus (1), qui, à mon avis, par la constitution de ses tarses, courts, larges, munis de spatules en dessous, rentrera dans la grande famille des Élatérides et doit se placer à côté des Heterotarsus.
Avant d'aller plus loin, j’adresse à mes confrères de notre Société mes remerciments bien sincères pour le concours qu’ils m'ont offert en me communiquant les types ou les espèces de leurs collections, savoir : à MM. de Bonvouloir, Gandolphe, Javet, Jekel, H. Lucas, de Marseul, de Mniszech, Reiche, E. Revelière, Saintpierre et Sallé.
Une mention toute particulière s'adresse à mon collègue M. L. Fairmaire, qui n'a confié la plupart de ses types, indispensables pour établir avec certitude mes nouvelles espèces.
M. Lethierry a bien voulu se dessaisir de ses uniques en ma faveur. Qu'il en reçoive ici l'expression de ma vive reconnaissance.
Genre Cebrio.
Mâle. Corps oblong, ailé. Antennes très-variables de longueur, dépas- sant, dans la deuxième division, la moitié du corps, quelquefois courtes, à articles allongés, en scie, triangulaires, coniques, ayant leurs deuxième et troisième articles petits, moniliformes (c’est à la structure des articles sui-
(1) Le Phys. Henningii, qui en est le type, est une très-grande espèce du Brésil, probablement unique dans le Musée de Saint-Pétersbourg. On trouve sous ce nom, dans les collections, un insecte qui en a la couleur, mais qui en est dis- linct,
(15) Révision des Gébrionides. 23
vants qu'on devra s'attacher pour la constatation des espèces); dernier surmonté d’un faux article grêle et subacuminé. Élytres aussi longues que l'abdomen environ, graduellement atténuées en arrière, parallèles, longitu- dinalement convexes, en s’inclinant sur le sommet, arrondies sur chaque extrémité ou transversalement gibbeuses peu après la base. Prothorax subogival, rarement carré, souvent transverse, à angles postérieurs pro- Jongés en arrière, divergents ou obtus. Écusson large, arrondi. Dernier arceau ventral apparent, étroit, subconique; dernier arceau dorsal appa- rent, fendu longitudinalement dans son milieu. Cuisses courtes, assez épaisses. Jambes antérieures aplaties, tranchantes en dehors, arquées inférieurement à la base, terminées au sommet par une dent saillante rec- tiligne et munie à sa partie inférieure de deux épines d’égale longueur. Tarses longs, filiformes. Hanches antérieures des quatre pattes rappro- chées, oblongues ; postérieures plus espacées, étroites, arrondies au som- met inférieur.
Femelle. Corps très-épais, aptère. Antennes petites, très-courtes, moni- liformes, sétifères, graduellement un peu plus larges vers le sommet ou formant une sorte de massue oblongue. Élytres notablement plus courtes que l’abdomen, plus ou moins fortement déhiscentes. Dernier arceau ventral apparent, subtriangulaire, son arceau dorsal correspondant entier, Oviducte allongé, mince, cylindrique, fendu en dessus à l'extrémité. Pattes et mandibules plus robustes; tarses visiblement plus courts que les ambes.
Afin de faciliter la reconnaissance des espèces, j'ai établi dans ce genre des divisions parfois arbitraires, basées : 1° Sur la couleur de ces insectes : corps entièrement noir en dessus ;
tête et prothorax noirs, élytres rouges; tête noire, dessus du corps tes- tacé ;
2° Sur la forme et la longueur des antennes;
9° Sur les espèces transversalement gibbeuses à la base ; 4° Sur celles où les élytres sont planes;
5° Ou en les classant par couleur selon ces caractères.
24 A. CHEVROLAT. (16)
4° DIVISION.
Corps noir couvert de longs poils droits.
1. Cebrio morio Leach, Zool. Journ. 1824, p. 38. Lusitania.
2° DIvISION.
Antennes dépassant en longueur la moitié du corps, à articles allongés, légèrement élargis et un peu anguleux à l’extrémité inférieure.
(Nora. L’astérisque (*) placé avant la patrie indique les espèces que possède l’auteur de ce mémoire.)
2. Cebrio superbus J. Duval, Syn., p. 119...... * Hisp. mer. SE CUT OONANEUS, NOV. SD. ce ioto eo epe à à Valencia. = °Fabricii Leach, loc. cit., p. 40... .... * Hisp. bor., Sicilia. var. æanthomerus Germar, fig. 4..... * Pyrenæi orient. = MAOTUCE-TULO..: - ne Nota Sicilia. Mo frater J. Duval, Syn.,p. 415: Catalonia. 6 EN ANSULONTS NOV IDR LT ISERE RARES * [ns. Lissina. Dr gras Fab, Mant., L, 8h21: 02 * Gall. mer. promelus Leach, loc. cit., p. 39 ..... Sicilia. @ Latreillei (Hammonia) Leach. 8 — dubius Rossi, Fn, Etr., I, p. 234..... M LA neapolitanus Costa, An. Ac. Asp., 1847, p. 137. Var. d.
— Chevr., $. ® brevicornis Ol., Ent., II, 30 bes, Pe b11, fig, 2 &-Ce
(17) Révision des Cébrionides. 95
9. Cebrio corsicus J. Duval, Syn., p. 111....... * Corsica.
® — Chevr. AD SEP IAUUS, DONS SD se se cer meee * Græcia. Al, — Benedicti Fairm., Ann. Soc. ent. Fr., AB DA DE eee dde Er ICI 42, — fossulaitus Perris, Ann. Soc. ent. Fr., 286 ID D08 meer oui Te OOISIC, 43 — varicolor Perris, Abeille, VIF, p. 17... * Sardinia. Q — Chevr. A4. — Seoanet Perez, An, Ins., n° , 1865 DO rec Ep as soges Hispania, Fereol.
93. CEBRIO CARBONARIUS,
Ceb. superbo similis, sed angustior. Elongatus, totus niger, nitidus, dense punc'ulatus, antennis, femoribus infra, prothorace, scutello, corporis longitudine griseo hirsutis; capite tuberculo frontali signato; mandibulis gracilibus, exsertis, arcuatis, nigris, nitidis ; palpis elongatis, articulis ultimis obtusis, in apice piceis; antennis usque ad trochanteros posticos projetis, articulis longis, in apicibus subito angulatis, supra nigris, infra breviter villosulis, articulo secundo rotundato et tertia truncato brevis- simis, ultimo brevi acuto; oculis globosis nigris nitidis ; prothorace brevi, transverso, antice in medio subangulose protenso, lateribus declivi-rotun- dato, pilis nigris fimbriato, postice extus utroque valde arcuato, in medio rotunde producio et supra obtuse elevato, creberrime punctulalo, angulis posticis divaricatis, brevibus, acutis supra carinatis ; scutello declivi qua- drato, punctato; elvtris elongatis, supra basin transverse elevatis, extus humeros et apicibus rotundatis, creberrime punctulatis, octies costatis (costis planatis), femoribus brevibus intermediis et posticis basi crassis, postice cum pectore fusco villosis, tibiis anticis planis antice ampliatis extus unidentatis, omnibus uniunguiculatis.
Long. 20 mill.; lat. 7 4/2 mill. Hispanis, Valencia, A Dom. Perez-Arcas communicatus,
26 A. CHEVROLAT. (18)
6. CEBRIO INSULARIS.
Alatus, elongatus, angustus, testaceus, mandibulis, capite, antennis (articulo primo rufo), prothorace, Ubiis in dimidia parte antica nigris, tarsis infuscatis; mandibulis exsertis arcuatis acutis; capite punctato, rufo- piloso, antice truncato, inter oculos sulcato; antennis longis, in medio ely- trorum projectis, articulis elongatis ad apicem angulatis, secundo nudoso, tertio breviore; oculis globosis; prothorace transverso, antice in medio rotunde protenso, ad basin biareuato, supra scutellum truncato, lateribus anticis rotundato, supra sat dense punctato, pilis longis reclinatis fulvis piloso, foveis duabus dorsalibus, angulis anticis inferioribus, obtuse rec- tangulis, posticis divaricatis, acutis; scutello angusto, elongato, postice rotundato, nigro; elytris ad basin, vix prothorace latioribns, parallelis, singulatim apice paululum attenuatis et rotundatis, fulvis, in dimidia parte postica tenue nigro limbatis, æqualiter crebre et minute punctatis, sin- gulo : striis tribus vel quatuor indeterminatis, suturalibus duabus obsul- catis, centrali geminata; £corpore infra tenue piloso et punctato, tibiis anticis apice extus angulosis nigro limbatis.
Long. 16 1/2 mill.; lat. 5 mill.
Monte Lessina. Feu J. Duval, en fin de description du C. dubius (Sy- nopsis, page 111), parle de cet insecte comme lui ayant été communiqué par moi, mais il ne l’a pas élabli comme espèce nouvelle,
8. CEBRIO DUBIUS &.
J. Duval signale une variété à pronotum offrant postérieurement de chaque côté une tache ferrugineuse diffuse, plus souvent avec sa partie antérieure au contraire ferrugineuse.
Ma collection renferme une autre variété, toujours de Sicile, presque entièrement testacée, où le pronotum fait voir au centre une tache obso- lète rougeâtre, appuyée au bord antérieur sans s'étendre au bord posté- rieur,
®. Mandibules avancées, larges, aplaties, sillonnées, ferrugineuses,
(19) Révision des Cébrionides. 27
pointues et noires au sommet; palpes ferrugineux. Téte plane, étroi- tement sillonnée près du bord, coupée droit latéralement, coton- neuse, avec quelques tubercules en arrière. Antennes ferrugineuses. Feux arrondis, noirâtres. Protharax semi-circulaire, très-convexe en dessus, largement cintré sur la base, fortement et étroitement déprimé de chaque côté, couvert d’une ponctuation assez forte, serrée et rugueuse; marqué sur chaque côté d’une forte impression transversale ; angles postérieurs divergents, courts et acuminés, appuyés au dehors de l'épaule, d’un jaune rougeâtre brillant. Écusson abaissé en avant, de moyenne grandeur, carré et ponctué. Élytres déhiscentes au quart sutural, s’arrondissant avant le sommet de la marge, offrant neuf stries étroites, sillonnées entières ; les interstices sont couvertes d'un pointillé irrégulier; elles vont en s’élargis- sant à partir du milieu; les segments abdominaux sont déprimés en des- sus à la base, couverts d’un pointillé chagriné, leurs bords postérieurs, tant en dessus qu’en dessous, sont étroitement lisses et brillants; l’ovi- ducte est étroit, allongé, ferrugineux, sillonné au milieu de sa longueur ; le dessous du corps est d’un jaune d’ocre brillant ; les genoux sont étroite- ment rembrunis.
Longueur du corps, 24 mill.; à partir du sommet des élytres, 15 1/2 mill.; largeur, 9 mill.
Muséum, collection Boulard; collection Reiche.
Plusieurs auteurs ont attribué cette femelle au C. gigas ; elle appartient réellement au dubius, et Olivier est le premier qui l'ait fait connaître.
9. CEBRIO CORSICUS d, variétés.
M. E. Revelière m’a communiqué une suite d'exemplaires, les uns trouvés le 15 août, à Quinza, les autres le 20 octobre dernier, à 9,000 mètres d'altitude.
Le prothorax est presque entièrement noir; l'angle postérieur et la partie basale externe sont extrêmement pâles; ou bien la tache médiane du prothorax est plus ou moins obscure, large et arrondie en avant; elle est toujours liée au bord antérieur.
Les stries des élytres sont rarement obsolètes: dans le plus grand nombre les interstices se relèvent en côtes longitudinales, étroites,
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Les antennes, noires, ont toujours le premier article rouge ; néanmoins le deuxième et le troisième sont rarement d’un rouge obscur.
Les cuisses et les jambes sont entièrement ferrugineuses , avec les genoux rembrunis; d’autres fois la couleur obscure des jambes s’étend des genoux au delà du milieu.
Ç. D'un rouge testacé. Mandibules portées en avant, larges, planes, arquées, aiguës, largement sillonnées jusqu'aux deux tiers de leur lon- gueur, lisses, presque entièrement noires. Palpes ferrugineux; dernier article un peu moins long. Téte arrondie en dessus, un peu plus longue que large, coupée droit en devant, étroitement rebordée, étroitement sillonnée au milieu, chargée d’une ponctuation moyenne, quelque peu réliculée, émettant au côté antérieur, ensuite au-dessus de l'insertion des antennes une côte anguleuse sur le front, ayant la partie centrale anté- rieure légèrement déprimée. Antennes courtes, grossissant vers le sommet, rouges, poilues, premier article grand, arqué; deuxième et troisième noduleux, les suivants moniliformes, un peu transverses; dernier moitié moins gros. Feux arrondis, noirs. Prothorax iransverse, un peu avancé en s’arrondissant au milieu et bordé de brunâtre, faiblement bisinué en arrière el étroitement marginé de noir ; côlés antérieurs faiblement arrondis, presque droits; convexe sur le milieu du dos, avec une ligne lisse crevassée en avant et au milieu, couvert d’une ponctualion assez forte, assez serrée et réticulée; sur le milieu du dos, en regard de chaque œil, existent de chaque côté deux impressions irrégulières assez marquées ; les angles postérieurs sont courts, aigus, un peu divergents, carénés en dessus. Écusson arrondi, ponctué, déprimé en avant. Élytres assez grandes, déhiscentes sur le dos, assez finement et régulièrement poncluées, sillonnées dans leur longueur; les interstices (huit sillons) à l'extrémité sont arrondies en forme de côtes larges. Le dessous du corps est d’un jaune plus clair et luisant, avec ponctualion fine; l’ab- domen, en dessus, est rougeàtre, la ponctuation est étroite et allongée; la bordure des segments est étroite, lisse et d’un jaune pâle; au milieu du deuxième el surtout du troisième existent des taches noires; le dernier arceau, en dessus, est à demi-noir, fortement ponctué à cet endroit et surmonté d’une ligne élevée, sillonnée au centre. Oviducte long, cylindrique, noir, sillonné, étroitement fendu à l'extrémité. Genoux, jambes et base des tarses d’un brun rougeàtre.
Longueur à l'extrémité de l’élytre, 18 mill.; de l’oviducte, 23 mill.; largeur, 40 mill.
Corse, Porto-Vecchio, Coll. de l’auteur.
(21) Révision des Gébrionides. 29
13. CEBRIO VARICOLOR.
©. Aptère, d’un rouge noirâtre; élytres, épipleures et cuisses testacés ; abdomen avec les quatre premiers segments, tant en dessus qu’en des- sous, d’un jaune rougeâtre foncé; jambes et tarses rougeâtres. Mandi- bules larges, aplanies, légèrement sillonnées, arquées, aiguës, tranchantes à l’intérieur, rouges, noires au quart apical. Palpes ferrugineux. Téte d’un rouge noirâtre, en carré transverse, convexe, coupée droit en avant, tra- versée, entre les antennes, d’une côte seulement apparente au centre; un rebord aplani sur chaque œil ; grossièrement ponctuée, avec cinq impres- sions, dont deux en avant et trois en ligne transverses, plus grandes sur le milieu. Antennes d’un rouge foncé, à premier article assez long, poilu; suivants moniliformes, resserrés, grossissants sur l'extrémité, Feux ronds, noirs. Prothorax d’un rouge foncé, presque noir, transverse, arrondi sur les côlés antérieurs, avancé en s’arrondissant largement en avant, faiblement biarqué, sillonné el rebordé en arrière, brièvement arrondi et obtusément élevé au milieu; convexe en dessus, une côte lon- gitudinale lisse et deux enfoncements dorsaux; une forte ponctuation règne sur les côtés et en avant, mais la partie basale et médiane est presque lisse. Écusson carré, élevé, ponctué, échancré en avant, d’un noir opaque. Élytres d’un testacé jaunâtre, comme nuancées au milieu d’une bande noirâtre obsolète, plus distincte en marge; assez longues, s’arron- dissant au-dessous de l’écusson jusqu'au sommet de la marge, offrant chacune huit sillons entiers; interstices larges, convexes, couverts d'une poncture irrégulière. Abdomen chargé d’un pointillé granuleux très-serré, les quatre premiers segments, tant en dessus qu’en dessous, d'un rouge foncé, les derniers d’un noir couleur de poix ; poitrine, genoux, jambes et tarses rougeàtres ; cuisses d’un beau jaune ; antérieures planes; jambes antérieures sillonnées près du bord externe, garnies sur leur bordure de cils réguliers et terminées par une épine et un onglet. Oviducte long, mince, un peu rétréci sur l'extrémité, d’un testacé obscur, noir sur l’ex- trémité même, faiblement sillonné sur sa longueur.
Longueur du bout de lPélytre, 13 1/2 mill,; de l’abdomen, 18 mill.; de l’oviducte, 23 mill.; largeur, 9 mill,
Cette belle femelle m'a été donnée par M. L, Lethierry. Coll, Reiche,
30 A. CHEVROLAT. (22)
9° DIVISION. Antennes beaucoup plus courtes que la moitié du corps.
Prothorax court, transversal, large à la base ; coupé obliquement sur les côtés,
15. Cebrio fuscatus Costa, An. Ac. Asp., 1847,
116 PYPNSSASES EE res cu SM ere * Sicilia. AU sulciColliS RO. SD: 2... or Algiria. 17. — æanthognathus, nov. Sp...... ana Id., Guelma. 180 Mhasicornis, NOV. Sp... ee... AE Algiria. 19. — tibialis, nov. sp....... ne ere = Id., Oran. 20, — marginipennis Fairm., Ann. Soc. ent.
Er. 18606,0D. 11.0... Res REP ACTE Id., Tiaret, 21. — semimarginalus, NOV. Sp...... Men nf * [d., Bone, DD NN TUSCIDENTrIs, NOV. ISP er. estate lite Slarelaetite Fuld, ide 23. — rugecostatus, NOV. Sp....... DEA EL Id., id.
16. CEBRIO SULCICOLLIS.
Alatus, elongatus, latus, capite, prothorace (antice oblique angustato), sculello, pectoreque (nitido, minutissime, crebre et tenuiter punctulato), nigro fuscis ; élytris pedibusque flavo caslaneis, supra villositate flava, breve et densa tectus; mandibulis exsertis, arcuatis, planis, obsolete sul- catis, acutis, ferrugineis; palpis tenuibus pallidis; capite plano subqua- dralo, antice truncato, usque ad basin antennarum marginaio, trans- versim sulcato, minute punctalo, flavido hirlo; antennis ad geniculos intermedios limilatis, fuscis, serratis, articulis supra in apicibus tenue pallidis, tribus primis rufescentibus, 2-3 nodosis, brevibus, 5-8 elongatis æqualibus, ultimo suboblongo ; oculis rotundatis piceis ; prothorace semi- circulari, postice fortiter biarcuato, medio paululum rotunde protenso, supra basin profunde sulcalo, minute et crebre punctato, longitudine sul-
(23) Révision des Gébrionides. 91
cato, foveis duabus dorsalibus transversalibus, angulis posticis oblique divaricatis brevibus acutis, supra carinatis; scutello antice declivi, rotundo atque punctato ; elytris flavo-castaneis, infra basin transversim elevatis, minulissime punctulatis, basi medicque obsolete sulcatis ; abdomine defi- ciente.
Long. 16 mill.; lat. 6 mill.
Algiria. Mus. Marseul,
17. CEBRIO XANTHOGNATHUS.
Alatus, elongatus, crebre punctulatus, fulvus; antennis brevibus, latis (primo articulo rufo), capite subquadrato, prothorace transverso, an- gulis posticis divaricalis; scutello rotundaio, nigris; mandibulis exsertis arcuatis aculis, supra canaliculatis rufis; palpis elongatis fulvis ; capite antice late truncato, lateribus carinato, in dimidia parte sat fortiter punc- tato, sed in postica pilis incumbensilis fulvis dense tecto; antennis planis, conicis, apice subangulaiis, tertio articulo longiore ; oculis globosis nigris ; prothorace transverso, crebre rugoseque puncitalo, lateribus falvo-piloso, obliquo, poslice late biarcuato, utrinque transversim sulcato, supra scu- tellum sinuose-elevato et truncato ; scutello lato, depresso, rotundato; elytris sat latis, singulatim apice in sutura angulose rotundatis pube brevi nigricanti fimbriatis, in basi tristriatis et ultra medium obsolete costulatis ; prothorace infra pectoreque nigris; pedibus flavis genua nigris, abdo- mine flavido punctato.
Long, 16 mill.; lat. 6 mill.
Algiria (Guelma) in mense junio captus ; ex mus. D, Gandolphio des- criptus.
48. CEBRIO BASICORNIS,
C. sulcicolli valde affinis; alatus, elongatus, latus; capite nigro-fusco; prothorace dorso antico fuscescente; tarsis piceo rubricantibus, reliquis par- tibus corporis flavo-castaneis ; mandibulis planis exsertis, basi supra sul-
32 A. CHEVROLAT. (24)
catis, ferrugineis, apice acutis, nigris ; palpis elongatis ferrugineis ; capile transverso planiusculo, antice truncato, usque ad basin antennarum mar- ginato, sat fortiter punctato, pilis fulvis hirsuto ; antennis ad geniculos medios limitatis, fuscis, angulatis, tribus primis arliculis ferrugineis 2-3 nodulosis brevibus, quarto vix quinto loagiore, ultimo acuminato brevi ; prothorace semi-circulare, postice modice biarcuato, medio subrotundo paululum producto, crebre rugeque punclato, carinula longitudinali antice posticeque abbreviata ; fusco-lurido, in parte dorsali antica infuscato; bre- viter fulvo-hirsuto, angulis poslicis obliquis brevibus, supra carinatis; scutello declivi, subrotundato, fusco hirsuto; elytris supra basin transver- sim elevatis, crebre punctulatis obsolete costulatis; corpore infra nitido ; femoribus læte flavis, abdomine minute punctato, tibiis rubidis,
Long. 16 mill,; lat. 6 mill.
Algiria. Mus. Marseul.
419. CEBRIO TIBIALIS.
Alatus, elongatus, sat latus, capite prothoraceque nigris, minule et cre- bre punctatis hoc lateribus dense griseo villoso, corpore infra pedibusque flavescentibus, geniculis, tibiisque in dimidia parte antica et in margine nigris; maudibulis brevibus curvatis piceis, palpis longis ferrugineis; capite subrotundato, foveis duabus inter antennas, antice truncalo; anten- nis modice elongatis, nigro-opaceis, subserrais, tribus primis articulis rubidis 2-3 nodosis (ultimo minus crasso) sequentibus obconicis, in api- cibus vix latioribus, subangulatis ; oculis rotundatis fuscis; prothorace transverso, antice in medio rotunde protenso, postice profunde biarcualo, in medio breviter truncato, supraque minute tuberculato, lateribus sub- obliquis, dense rutilo villosis, angulis posticis divaricatis , modice longis aculis ; scutello lato, elongato, postice rotundato, fulvo piloso; elytris latis, post basin elevatis, rofis, apice singulatim rotundatis, punctulatis anguste striatis, striis basalibus tribus evidentius impressis, scutellari breve ; pectore et parte postica femoribus griseo villosis, scgmentis abdo- minalibus postice nigricantibus.
Long. 47 mill.; lat, 6 4/2 mill.
Algiria, Oran.
(25). Révision des Cébrionides. 33
21. CEBRIO SEMIMARGINATUS.
Alatus, elongatus, latus undique crebre punctulatus, breviter pubescens, luteo-fulvus, capite, prothorace, tibiis in dimidia parte antica et margine postica elytrorum nigris ; mandibulis exsertis, valde arcuatis, aculis, sul- catis nigris ; palpis ferrugineis; capite convexiusculo in vertice transversim coslato, antice obsolete depresso, recte truncato, confertim punclato et granuloso ; antennis dimidio corporis longitudine, nigris, infra fuscis, arti- culo tertio primo vix longiore, 2-3 brevibus, subrotundatis, in apice trun- catis, 4-8 subconicis, ultimo breviter acuto; oculis globosis pallidis; pro- thorace transverso, antice fere semicylindrice-truncato, in medio modice prominulo, breviterque carinato; postice intra basin anguste biarcuato, utrinque extus usque ad angulum arcuato, in medio rotunde protenso- supra obluse elevato, lateribus anticis rotundato, punctis crebris rugulosis, pilisque incumbentibus fulvis tecto, angulis posticis valde divaricalis acutis, supra carinatis ; scutello oblongo, longitudine sulcato, tomentoso fusco; elytris planiusculis, singulatim apice nigro marginatis, paululum atten- uato-rotundatis, ruguloso-creberrime punctatis, septies costalis; corpore infra rufo flavescente, pectore fusco, tenue villoso, penultimo segmento abdominis, infra, anguste flavo marginato, tibiis nigro et flavo bipartitis.
Long. 46-18 mill.; lat. 6 2/2 mill. Bone. Typus auctoris.
29. CEBRIO FUSCIVÉNTRIS,
C. attenuato vere similis sed angustior, elytrisque luteo dilutioribus. Alatus, elongatus, modice lalus, longitudine convexus, undique crebre punctulatus, brevissime fusco villosus, capite, antennis prothoraceque nigris vel nigricantibus; elytris pedibusque lurido-flavis, genua anguste tibiisque basi infuscatis; mandibulis modice exsertis, subito recte recur- vis, acutis, nigris; palpis ferrugineis, articulo ultimo labiorum breve oblongo ; capite plano, punctato, fusco hispidulo, inter antennas sulcato, antice recte truncato; antennis nigris, tribus primis articulis fuscis, 2-3
(1874) d
3l A. CHEVROLAT. (26)
brevibus, nodosis, truncalis, quarto piloso elongato, sequentibus interse æqualibus, ad basin attenuatis, ultimo apice subacuto ; oculis globosis pigris ; prothorace subogivali, crebre rugeque punctulato, fusco hirsuto, nigro antice basique rubescente, postice lateribus biarcuato, in medio rotundato, supra tuberculo obtuso notato, angulis posticis, paululum obli- quis, sat aculis, rufescentibus, supra carinatis; scutello rotundato, punc- tato, fusco ; elytris longitudine convexiusculis, singulatim apice subrotunde altenuatis, crebre punctulatis, humeris rotunde elevatis, supra obsolete depressis, sexies costalis; pectore medio lurido, lateribus nigro, cinereo villoso, abdomine fuscescente, nilido, leviter cinereo pubescente, tibiis tar- sisque fusco-rubidis. Long. 44 1/2 mill.; lat, 5 3/4 mill.
Algiria, Bone. Coll, auctoris.
23. CEBRIO RUGECOSTATUS.
Alatus, elongatus, crebre punctatus, nigro-fuscus, femoribus flavis, abdo- mine flavescente-piceo, tenue piloso ; mandibulis exsertis, curvatis, acutis piceis, palpis ferrugineis apicibus dilutioribus ; capite subquadrato, medio convexo, crebre punctato, antice truncato subreflexo ; antennis omnino nigro-fuscis, articulis conicis sat angulatis 2-8 brevibus nodosis, quarto sequenti vix breviore ad basin latiore elongato apice acuto; oculis rotun- datis piceis; prothorace semi-circulare, postice modice et late biarcuato in medio paululum rotunde-protenso, basi transversim impresso, longitu- dine anguste costato, crebre rugeque punclato, angulis posticis brevibus obliquis, supra carinatis; scutello lato, rotundato, concavo, punctato; ely- tris basi arcuatim elevatis postice planiusculis, singulalim anguste rotun- datis et submarginatis, extus nigro pilosulis, crebre punctulatis, sexies costalis (costis irregulariter punclatis hinc inde reticulatis subserratis), sutura valde depressa; pectore piceo, pilis brevibus fulvis tecto, libiis ad apicem rufo-piceis, tibiis Larsisque nigro-fuscis.
Long. 17 1/2 mill.; lat. 6 1/2 mill.
Algiria, Bone. Mus. Bonvouloir.
Par sa couleur noire en dessus, cette espèce devrait faire partie des espèces à corps noirâtre en dessous.
(27) Révision des Cébrionides. 35
° DIVISION.
Antennes minces, plus courtes que la moitié du corps; celui-ci étroil, allongé. Tête et prothorax noirs. Élytres testacées ou rouges.
94. Cebrio Gandolphei Guér,, Ann. Soc. ent. Fr.,
ASS PU D TER se nee ne * Alg., Orleansv. 20 — palhidipennts; DON-ABP. 2.25: .... * Alg. mer., Hodna. MN SEMASITTAIUS, NOV: De Le see cpu * Id,, Bouçada. 97. — Sardous Perris, Abeille, VII, p. 16... * Sardinia.
var. Elytris omnino flavis. D — ClenomAnUnAUS. 9e di sure cout Algiria.
confusus Fairm., Ann. Soc. ent. Fr., 1860, p. 36.
99, — Getschammi Chev., Ann. Soc. ent. Fr.,
AS DIN OMS LEE RC RECRUE Andal., S. Morena. 30. — strictus Géné, Mem. Ac. Tur., p. 177,
TL RE ER SROR A ULE * Sardinia. He D DoULalensts, NOY. Si... 0200 Alg. mer. Bouçada. 32 — ? decipiens Fairm., Ann. Soc. ent. Fr.,
1O6D D OP ue uen ares Algiria. RO cie CASE NOV SRE AU oem D Id., Oran.
25. CEBRIO PALLIDIPENNIS.
C. Gandolphei proximus sed brevior atque latior. Alatus, elongatus, niger, dense griseo villosus, scutello oblongo fusco, elytris pedibus (nitidis), pallide testaceis ; mandibulis exsertis basi latis (testaceis), supra intus sul- catis, apice curvalis, acutis nigris ; palpis gracilibus nigris ; capite rotun- dato, modice convexo, crebre punclato, dense pilis griseis lanosis hirsuto, fovea obsolela sat lata inter oculos: antennis secundo articulo globuloso,
36 A. CHEVROLAT. (28)
tertio minore transverso, quarto elongato, quinto fere æquali longitudine, conico, sexto breviore, sequentibus.... ; oculis globulosis pallidis ; protho- race antice semicylindrice truncato, postice biarcualo, utrinque depresso et elevato, in medio rotunde protenso, lateribus obliquis, longitudine con- vexo, minutissime conferlimque punctato, pilis incumbentibus fuseis dense teclo, angulis posticis brevibus subacutis, supra carinatis ; scutello oblongo, fere rotundalo, brevissime lanato, fusco; elytris modice convexis, lalis, brevibus, apice attenuatis, subangulose rotundatis, ultra medium ad api- cem tenue striatis (fundo striarum ordine punctulatis), interstitiis planis; pectore fusco, sat dense villoso ; abdomine nigro, pedibus flavis nitidis, femoribus crassis.
Long. 12 mill.; lat. 5 mill.
Algiria mer. Hodna. Typus auctoris.
26. CEBRIO SEMISTRIATUS.
C. Boucadensi Vere similis. Alatus, elongatus, postice attenuatus, niger, dense tenue fulvo pilosus, undique minute punctatus, elytris pedibusque pallide flaviss mandibulis piceis, ad basin tantum pallidis, latis, intus supra sulcatis, subito infra recurvis, acutis ; palpis ferrugineis ; capite con- vexo, nigro hirsuto, minute punctato, recte truncalo ; antennis dimidio corporis longitudine in dimidia parte basali nigris, in parte postica fuscis, articulo primo longitudine duobus sequentibus, 2-3 nodosis, quarto lon- giore (tribus primis, simul conjunctis, fere æquali), apice paululum ampliato, sequentibus ad apicem decrescentibus, longitudine subangulatis, infra brevissime tomentosis ; prothorace semi-circulari, dorso convexo, basi modice biarcuato, in medio rotunde protenso et elevato, minulissime punctato, pube densa grisea vestito, foveis latis duabus obsoletis vix impresso, angulis posticis brevibus obliquis nigris; scutello rotundato, piloso, fusco ; elytris infra basin obsolete striatis (striis angustis) subconti- gue punctulalis; corpore infra nigro, tenue fulvo villoso.
Long. 41 mill.; lat, 5-5 1/2 mill.
Algiria mer., Bouçcada. Mus. de Bonyouloir et auctoris. £
(29) Révision des Gébrionides. 37
27. CEBRIO SARDOUS,
Une variété à élytres n’ayant ni la marge ni la suture noires est plus commune que le type.
28. CEBRIO DENOMINANDUS,
Inter minores, elongatus niger, elytris, femoribus abdomineque (hoc in medio nigricante) flavis, undique punctulato, et tenue villosulo, lateribus
prothoracis, griseo hirtis, elytris costulatis. Long. 41 mill.; lat. 4 1/2 mill. Algiria, Mus. Fairmaire.
Cebrio confusus Fairm., Ann. Soc. ent. Fr., 1866, p. 36.
Une espèce de l'Amérique septentrionale ayant été publiée antérieure- ment sous ce nom par M. le docteur J. Leconte (Trans. Am. Phil., X, 1853, p. 504), j'ai dû lui en substituer un autre,
91. CEBRIO BOUGADENSIS.
C. Gandolphio et semistriato affinis. Alatus, elongatus, postice atte- nuatus, nigro fuscus, dense griseo breviter vestitus, undique crebre minu- teque punctulatus, elytris pedibusque pallide flavis ; mandibulis subito recurvis fulvis, apice acutis piceis; palpis pallidis; capite rotundato, antice oblique plano, in vertice rotunde marginato, antice truncato; antennis dimidio corporis brevioribus fuscis, tribus primis articulis rufis, 2-3 nodosis brevibus ; apice truncatis, sequentibus elongalis ad apicem longi- tudine decrescentibus, oculis globosis nigris; prothorace fere semicireulari, convexo, basi modice biarcuato, in medio sat late rotunde protenso, supra obtuse nodoso, crebre minute punctato et ruguloso, dense griseo, angulis posticis brevibus divaricatis aculis, rufis apice carimatis ; scutello rotun-
38 A. CHEVROLAT. — Révision des CGébrionides. (30)
dato, flavo; elytris planiusculis, crebre punctulatis, obsolete striatis in apice sutura dehiscentibus et usque ad humeros marginatis ; corpore infra fusco, pectore densius villoso, penultimis segmentis abdominis pallide marginalis.
Longit. 13 mill.; lat. 4 3/4 mill.
Algiria merid., Bouçada. D. Boulard, in mus. Paris.
39. CEBRIO DEFORMIS.
Longus, capite thoraceque crebre punctatis, nigris, elytris corporeque infra flavis ; mandibulis subito lateribus recte arcuatis nigris; palpis labia- libus elongatis testaceis, articulo primo longo, secundo sensim clavato, ultimo breviore obtuso; capite subquadrato, crebre et rugose-punctato, fulvo-piloso, antice recte truncato sed lateribus sinuose emarginato ; antennis elongatis, sublinearibus, in apice modice ampliatis, secundo arti- culo noduloso, tertio sesqui longiore; oculis nigris ; prothorace parvo, lateribus anticis rotundato, postice late biarcuato et in margine depresso, convexo, crebre punctalo, cinereo-piloso, angulis posticis valde divari- calis acutis, supra carinatis; scutello rotundato punctato, fusco; elytris prothorace latioribus, quater longioribus, in humero et singulatim in apice rotundatis, sensim attenualis, crebre punctatis, transversim rugu- losis, pube tenue grisea tectis, obsolele striatis (striis hinc inde sulcato- punctatis); corpore pedibusque flavo-testaceis, geniculis infuscatis, tibiis anticis extus recurvis, posticis longioribus, rectis, tantum in apice latius- culis truncatis.
Long. 15 1/2 mill.; lat. 5 mill. Algiria, Oran. Von Heyden.
NOTE
SUR LES Organes de stridulation chez les Larves
DES
COLÉOPTÈRES LAMELLICORNES
Par M. G.-C. SCHIODTE, Membre honoraire.
(Séance du 11 Mars 1874.)
De Haan, dans son excellent mémoire sur les métamorphoses des Coléoptères, inséré dans le quatrième volume des Nouvelles Annales du Muséum d'Histoire naturelle, a fait remarquer que chez les larves des Dynastides et des Cétonides les mandibules sont striées sur leur côté pos- térieur. Voilà, que je sache, le seul indice encore publié qui ait trait aux observations dont je vais avoir l'honneur d'entretenir la Société.
Chez ces larves, la stridulation se fait de deux manières :
4° Chez les larves des Dynastides, des Cétonides, des Rutélides, des Mélolonthides, des Séricides et des Coprides, il se trouve, sur la face ‘supérieure de la tige maxillaire (stipes maxillarum), une crête longitudi- pale munie d’une rangée de dents disposées de manière à pouvoir atteindre et râcler, par le mouvement d'avant en arrière des maxilles, des granula- tions spéciales diversement placées et groupées sur la face inférieure des mandibules.
Les granulations des mandibules chez les larves des Dynastides et des Cétonides (Xylotrypes, Orycles, Paraslasia, Cetonia, Osmoderma) sont rangées en côtes transverses assez fortes et formant une plaque à peu près elliptique, nettement circonscrite, située vers la base des mandi- bules, en dehors de la partie molaire. Les larves des Rutélides (Anomala,
40 G.-C. SCHIÔDTE.
Phyllopertha) diffèrent seulement par leurs côtes beaucoup plus fines, plus nombreuses et plus serrées. Ghez les larves des Mélolonthides (Melo- lontha, Rhizotrogus), des Séricides (Serica) et des Coprides (Ateuchus» Aphodius, Ammæcius), les granulations des mandibules ne sont pas ran- gées en côtes. Ghez les larves des deux dernières tribus, elles sont d’une petitesse extrême et placées près de la base des mandibules; chez les larves des Mélolonthides, elles sont plus visibles et occupent un espace transversal au milieu des mandibules.
Les dents de la tige des maxilles servant à râcler les granulations mandibulaires diffèrent de nombre et de forme selon les genres : il y en a de six jusqu'à vingt et au delà ; quelquefois elles sont droites et très- fortes, mais le plus souvent elles sont extrêmement aiguës et recourbées en crochet. :
9° Chez les larves des Géotrypides, des Lucanides et des Passalides, la tridulation s’opère en râclant des granulations diversement disposées sur les hanches de la deuxième paire de pattes; par des granulations, diver- sement arrangées aussi, sur les trochanters de la troisième paire.
Les granulations des hanches se trouvent sur leur face postérieure. Chez les larves des Platycerus, elles sont peu nombreuses et rangées en séries longitudinales assez distantes entre elles. Les larves de Lucanus el de Dorcus les ont plus nombreuses et plus serrées, mais placées sans ordre apparent ; la partie granuleuse de la hanche est aplatie et bordée en dehors par une rangée de tubercules plus grands. Chez les larves de Lucanus, ces tubercules sont de forme ovale et placés en travers, tandis que chez la larve des Dorcus ils sont arrondis et ressemblent à de petites perles brunes.
Les granulations des trochanters, chez les larves de Lucanus, de Dorcus et de Platycerus, sont rangées en côtes très-courtes et très-serrées, pla- cées en travers sur une crête fortement accusée qui longe le trochanter sur le côté inférieur et antérieur.
Chez les larves de Sinodendron, les granulations stridulatoires ne sont pas rangées en séries bien précises ni sur les hanches, ni sur les tro- chanters ; en revanche, les petits tubercules dont elles se composent sont comprimés et finement dentelés sur la tranche.
La conformation la plus curieuse sous ce rapport se voit chez les larves de Geotrypes et de Passalus. Là, les pattes de la troisième paire sont tout à fait restreintes à cette seule fonction.
ag Êl au D be
Organes de stridulation chez des larves de Coléoptères. MA
Les larves de Geotrypes les ont parfaitement développées quant au nombre d'articles; seulement ces articles, à l'exception du trochanter, sont d’une petitesse extrême : la patte tout entière ressemble à un petit doigt courbé en dehors, en haut et en avant; la face inférieure et antérieure du tro- chanter présente une seule rangée de dents stridulatoires assez fortes, qui se trouvent, par le direction de la patte, en rapport intime avec une plaque bien accusée, placée vers lextrémité inférieure de la hanche de la deuxième paire, sur sa face postérieure, et composée de tubercules très-petits, comprimés, dentelés en scie sur la tranche et rangés en côtes arquées, étroitement serrés.
Chez les larves de Passalus, la plaque stridulatoire des hanches de la deuxième paire présente une structure à peu près identique, seulement elle occupe la base de la hanche, au lieu de son extrémité. Les pattes de la troisième paire ne se composent que d’une hanche à peine indiquée et d’un petit trochanter conique, comprimé, courbé en dehors et en avant et muni sur sa tranche convexe d’une seule rangée de dents stridulatoires assez fortes.
La conformation de cet appareil de stridulation et beaucoup d’autres points de l’organisation de ces larves seroht exposés d’une manière plus détaillée dans un mémoire étendu et accompagné de douze planches, qui est en ce moment sous presse et doit faire partie du IX° volume des Annales d'Histoire naturelle de Copenhague (Naturhistorisk Tidsskrift, udgivet af J.-C. Schiôdte). Je compte avoir bientôt l'honneur d'offrir ce mémoire à la Société.
SE OR
DESCRIPTION
D'UN
Nouveau genre de la famille des Chrysomélides,
Par M. LÉON FAIRMAIRE.
(Séance du 24 Décembre 1873.)
Genus CYRTONASTES. N. G.
Corpus breviler ovatum, valde convexzum. Caput declive ; oculi fere glo- bosi, grosse granulati; labrum sut magnum; palpi maxillares exserti, articulo ultimo ovato, apice truncalo ; antennæ dimidio corpore longiori- bus, apicem versus crassioribus, articulis longitudine subæqualibus, primo ultimoque longioribus, crassioribus, secundo tertio breviore. Prothorax transversus, elylris parum angustior. Scutellum triangulare. Elytra ovata aut subglobosa, seriato-punclata. Prosternum sal angustum; mesoslernum latum. Pedes sat validi, tarsis ad latera villosis, articulis subæqualibus, secundo paulo minore, tertio cordalo, quarto gracili, unguibus simpli- cibus.
Ce nouveau genre est voisin des Cyrtonus, des Timarcha et des Chry- somela ; il diffère des premiers par l'absence de crénelures au bord posté- rieur du corselet, les antennes plus longues, à dernier article non visible- ment appendicé, le quatrième égal au cinquième, les tarses à premier article non allongé, les postérieurs non comprimés ; des secondes, par les yeux convexes, grossement granulés, les antennes plus grêles, à sixième artiele de même grosseur que le suivant, les épipleures des élytres étroites, le métasternum plus développé, d’où les pattes postérieures plus éloignées des intermédiaires, les tarses non recouverts en dessous d’une pubescence serrée, seulement velue sur les côtés et à deuxième article un peu plus petit que les autres ; des troisièmes par les yeux presque globuleux, très- brièvement sinués, grossement granulés, le dernier article des palpes nullement sécuriforme, les tarses non tomenteux en dessous et à deuxième
L. FAIRMAIRE. — Cyrtonastles, nouveau genre. 13
article à peine plus petit que les autres. Les élytres paraissent soudées et il n’y à pas d'ailes. Le prosternum est assez fortement rétréci entre les hanches antérieures, mais il s’élargit derrière; le mésosternum est assez large. Les antennes sont longues, grossissant peu à peu presque depuis la base ; elles sont velues, mais ne présentent pas les derniers articles mats comme chez les Témarcha et les Chrysomela.
4. CYRTONASTES ÆNEOMICANS,
Long. 4 mill.
Brevissime ovatus, subglobosus, æneus pernitidus, capile antice, anten- nis, palpis, pedibus elytrorumque margine reflexo obscure rufescentibus, capile antice arcualim impresso, summo leviter sulcato, prothorace trans- verso, lateribus vix arcuato, angulis anticis deflexis, sparsim punctato, sculello lævi, elytris fere globosis, basi truncatis, punctis sat grossis seria- tim disposilis impressis, seriebus mullipunctatis, sublus rufescens.
En ovale très-court, presque globuleux, d’un bronzé foncé très-brillant, avec le devant de la têle, la bouche, les antennes, les pattes, le dessous du corps et le bord réfléchi des élytres rougeâtres, Tête perpendiculaire, lisse, ayant au sommet un sillon faible, une impression subtriangulaire près de chaque œil, et en avant une impression arquée. Antennes altei-. gnant les deux tiers du corps. Corselet très-convexe en travers, lès angles antérieurs très-déclives, obtusément arrondis, recouvrant un peu les yeux; côtés faiblement arqués, faiblement marginés; bord postérieur très-faible- ment sinué de chaque côté, les angles postérieurs droits, assez bien mar- qués; ponctuation assez forle, mais très-écartée. Écusson triangulaire, pointu, lisse. Élytres presque globuleuses, tronquées à la base, qui n'est pas plus large que le corselet, mais s’élargissant ensuite assez rapidement, à séries formées par des points assez gros, non en ligne, mais disposés peu régulièrement par un ou deux; une courte rangée de points de chaque côté de l’écusson; intervalles des séries à ponctuation indistincte; bord réfléchi un peu oblique, nettement rebordé, un peu creusé en gouttière.
Syrie. Un seul individu, qui m'a été obligeamment donné par notre collègue M. Gallois,
Lh L. FAIRMAIRE. — Cyrtonastes, nouveau genre.
2. CYRTONASTES PHÆDONOIDES. Long. 3 mill.
Ovatus, ænco-convexus, æneus, nitidus, lateribus et capite ænco-rufes- centibus, antennis, ore, pedibus corporeque sublus rufo-testaceis, capite antice arcuatim impresso, summo haud, sulcato, prothorace transverso lateribus fere rectis, angulis anticis lobato-productis, sparsim tenuiter punclato, angulis posticis acutiusculis, scutello lævi, elytris ovatis, basi lruncatis, punctis serialim disposilis impressis.
Ovalaire, convexe, d’un bronzé assez foncé et brillant, un peu rougeâtre sur les côtés et notamment sur la tête ; épistome, bouche, antennes, pattes et dessous du corps d’un roux fauve. Tête ayant en avant une ligne arquée; au sommet quelques points épars, avec deux un peu plus gros au milieu; à l’angle de chaque œil une impression avec quelques points. Corselet transversal, les côtés droits, s’arrondissant un peu tout à fait aux angles antérieurs, qui sont en forme de lobes, saillants; bord postérieur largement sinué de chaque côté, avec les angles assez ponctués ; ponctua- tion peu serrée, inégale; bords latéraux finement marginés. Écusson lisse. Élytres ovalaires, s’élargissant faiblement des épaules au milieu, puis alté- nuées peu à peu en arrière ; à lignes ponctuées assez régulières, les points rarement doublés ; intervalles à ponctuation excessivement fine, peu serrée ; Lord réfléchi à peine oblique, creusé à la base en gouttière.
Beyrouth.
Gelte espèce est bien plus petite, plus oblongue et moins convexe que la précédente; le corselet surtout est plus droit sur les côtés, avec les angles saillants et nullement défléchis ; l’écusson est plus court, les séries ponctuées des élytres sont plus régulières. La forme générale est tout à fait celle d’un Phædon auctum.
NOTE
SUR UNE
Nymphe d'insecte Coléoptère INCLUSE DANS LA PEAU DURCIE ET PUPIFORME DE LA LARVE,
trouvée à Cannes au mois de mars 1830,
Par M. le D' Arex. LABOULBÈNE.
(Séances des 13 Avril 1870 et 8 Octobre 1873.)
Le litre de cette note indique le but que je me suis proposé. Je viens faire connaître une remarquable dépouille d’insecte, que je rapporte à un Coléoptère, et que j'ai trouvée à Cannes dans les conditions suivantes, avec mon ami M. le docteur Signoret.
A l'est de Cannes et près de la route de Nice, en épluchant un vieux morceau d'arbre qui servait de pieu, je recueillis, non loin du sol, dans une des nombreuses fissures et dans une excavation remplie de détritus, cinq petites coques aplaties, renflées au milieu, rappelant un peu la forme des Coléoptères du genre Cossyphus (pl. 2, N° I, fig. 4 et 2). Je les plaçai avec précaution dans des tubes, ménageant l'accès de l'air. Au même endroit et avec elles'j'ai pris un joli Élatéride, le Cardiophorus bigut- talus.
Revenu à Cannes, j’examinai à loisir ces coques et je fus extrèmement surpris de leur apparence pupiforme. Avais-je sous les yeux des pupes de Diptère ? Mais alors qu'étaient les appendices ressemblant à des cornes silués en avant ? Il y en avait six, ce devaient donc être des pattes. Or, des paltes sur une pupe de Diptère étaient difficiles à admettre. On com- prend mon embarras; aussi, pour ne point perdre ces précieuses coques, je les enfermai soigneusement et dès mon retour j'en fis communication à la Société (voyez Annales de 1870, Bulletin, p. xx1I1 et XxIV), sous le titre : « De très-curieuses Pupes de Muscides, dont je surveillais léclosion. »
J'ai attendu une année entière sans rien voir sortir de ces coques, et c'est au commencement du mois de mars de l’année suivante que je me décidai à les ouvrir pour savoir ce qu’elles pouvaient renfermer, J'en plaçai trois dans l’eau et elles surnagèrent. Après un degré de ramollisse-
6 AL. LABOULBÈNE.
ment suffisant, je conslatai qu'elles étaient vides, la pression des doigts faisait sortir l'air par la partie antérieure.
Il n'est pas exact de dire qu’elles étaient tout à fait vides, car je finis par découvrir, après les avoir ouvertes toutes les cinq, une dépouille chiffonnée qui se trouvait dans l’intérieur, et celte dépouille, mise dans l’eau et déployée lentement, m'a offert une forme de nymphe remar- quable.
Nous étions en ce moment (mars 1871) délivrés des fatigues du siége de Paris; j'étudiai donc avec soin les singulières coques récoltées à Cannes, et je les tournai et retournai dans tous les sens à la manière du géologue qui cherche à reconstituer un être dont il n’a que des fragments. Je les apportai à mon ami M. Signoret, qui me les avait vu prendre et qui, au premier aspect, avait cru à une grosse Cochenille extraordinaire ; il les examina lui-même avec soin.
C’est le résultat de cette étude que j'offre finalement à mes collègues ; je le retrouve dans mes notes, mais les types ont disparu dans l'incendie de ma maison. Je signale aux explorateurs du midi de la France la décou- verte à faire de l’insecte parfait, persuadé qu’en temps favorable ils retrouveront la singulière nymphe que je tiens à faire connaître.
I. LARVE.
Les figures 4 et 2 de la planche 2° montrent deux des peaux de larve, vues en dessus et en dessous. Le corps est aplati, disciforme, renflé au milieu. La partie antérieure est un peu atténuée. Le corps est d’une teinte ambrée et légèrement rougeûtre ; les bords du corps, accolés sur leurs deux faces, et dès lors plus épais que la partie centrale, qui est relevée et dédoublée, sont plus foncés en couleur; les pattes sont brunes.
Le corps est divisé en douze segments, avec un appendice terminal, ou si on compte celui-ci comme un segment, en treize segments. Les trois premiers répondent au prothorax, au mésothorax et au métathorax, et chacun d’eux porte, de chaque côté, une patte de quatre articles (voyez fig. 4 et 2) et terminée par deux ongles, ou crochets, lisses (voyez fig. 3).
En dessous, au milieu de l’appendice ou dernier segment, on voit un orifice à bords frangés qui répond à l’anus de la larve. De plus, sur quelques coques, une, deux et parfois trois et quatre pattes étaient cassées ou détachées, ne laissant à leur place qu'une trace arrondie de leur insertion, La première peau que j'ai examinée, offrait de la sorte deux
Nymphe de Coléoptère incluse dans la peau d'une larve. L7
cornes antérieures et des espaces arrondis au bord des autres segments ; j'avais, on le devine, une grande peine à me rendre compte de ce que cela pouvait signifier.
La partie buccale n'existait plus, et la figure 2 montre le trou antérieur placé entre les deux premières pattes, par où Pinsecte parfait s’est échappé et par lequel, en pressant la coque ramollie entre les doigts, on fait sortir l'air qu’elle renferme.
IT. NYmPnE,
La dépouille de la nymphe est d’une finesse extrême, chiffonnée et ramassée, Toutefois, en la faisant macérer dans l’eau alcalinisée, je suis parvenu à bien voir sa forme et plusieurs détails, et je les ai représentés sur la figure 4. Il faut par la pensée ajouter l'ouverture par laquelle est sorti l’insecte parfait ; je l’ai omise pour ne pas compliquer le dessin et lui laisser une grande netteté.
Cette fine dépouille est d’un beau blanc, un peu jaunâtre, avec les pattes testacées ainsi que les antennes et les pièces buccales.
Le corps est divisé en douze segments. Il est à peine pourvu de quelques poils au bord extérieur. Les antennes sont de cinq articles (voyez fig. 4 et 5), les deux derniers les plus longs. Les parties buccales montrent deux pièces mandibulaires pointues et deux palpes de deux articles (fig. 5). Les yeux sont assez gros, granuleux et latéraux. Les pattes sont toutes pour- vues d’un tarse de quatre articles. L’insecte est donc tétramère. Enfin il existe de chaque côté du corps, à partir du quatrième segment jusqu’au dixième inclusivement, sept stigmates arrondis placés sur le dos, près du bord latéral. Je n’ai pas noté de stigmate thoracique ; je n’en conclus pas à son absence, mais seulement à sa difficulté d’être mis en évidence. J'ai peine à croire qu’il n’en existe point.
Quel est l'insecte qui est sorti de cette nymphe ? Il ne faut point penser à un Diptère, ni à un Orthoptère. Est-ce un Hémiptère ? je ne le crois point : les pièces buccales ne sont point celles qui caractérisent les espèces les plus aberrantes de cet ordre. Je crois donc que c’est un Coléoptère qui doit sortir de la peau desséchée de la larve trouvée à Cannes et éclore de la nymphe qu’elle renferme. Mais il me reste à préciser quelle peut être la famille probable, sinon le genre de cet insecte Coléoptère ?
Après y avoir longtemps regardé et longuement réfléchi, je suis per- suadé que c’est un Coléoptère voisin des Méloïdes et des Ripiphoriens qui proviendra de la coque et de la nymphe que j'ai fait connaitre. Probable-
48 Ar. LABOULBÈNE. — Nymphe incluse dans la peau d’une larve.
ment les deux sexes sont différents, le mâle étant ailé et la femelle aptère. Je ne serais pas surpris que les cinq coques appartinssent toutes à la femelle, celle du mäle m’étant restée inconnue.
Je signalerai les renseignements fournis par notre éminent collègue M. Westwood (1) comme pouvant servir de point de repère. Il rappelle les recherches et les descriptions de Guilding au sujet de l’Horia macu- data, surtout celles de Sundeval sur le Symnbius blattarum, insecte parasite de la Blatta americana. Cest dans le voisinage de ces insectes parasites et dans les genres voisins du Symbius que viendra, je l'espère, se placer l’insecte dont je ne connais que les états de larve et de nymphe.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 2°, N° I.
(Lisez sur le titre de la planche : Nymphe à hypermétamorphose, et non pas : à Aypométamorphose).
Fig. 1. Une des larves à tégument momifié et renfermant une dépouille présumée d’insecte coléoptère, vue en dessus. A côté d’elle, mesure de la taille ordinaire.
2, Une aulre de ces même larves, vue en dessous. 2 Une des pattes très-grossie.
k. Dépouille de nymphe incluse dans la peau des larves précitées, vue en dessus et grossie. La couleur est d’un blanc à peine jaunâtre, les pattes sont testacées ainsi que les parties buccales et les antennes. On distingue, à cause de la transparence, les parties de la bouche et l’origine des pattes. A côté d’elle, à droite, mesure de la grandeur naturelle.
5. Partie antérieure du corps très-grossie el vue en dessous, mon- trant la disposition des antennes et des parties de la bouche.
6. Patte antérieure très-grossie, ayant les tarses de quatre articles. 7. Palle postérieure également grossie el pareillement tétramère.
(1) J.-0. Wesrwoon, An Introduction to the modern Classification of In- sects, elc., 1. 1, p. 291 et 295, fig. 33, 1839,
ne 00 CE—————
2* MÉMOIRE (1).
Monographie des LARINUS
{re Partie.
Par feu CAPIOMONT,
MISE EN ORDRE D'APRÈS LES MANUSCRITS DE L'AUTEUR
Par M. C.-E. LEPRIEUR.
(Séance du 12 Novembre 1873.)
Genre Larinus.
Larinus Germ., Ins, spec. nov., p. 379.
(Rhinobatus Germ., Neue Annal. der Welter Gesellsch., Heft., I, p. 136.— Olim. — Nom déjà donné par Bloch à un genre de poisson cartilagi- neux du groupe des Raies.)
Rostre de longueur variable, assez robuste en général, faiblement arqué, arrondi aux angles, parfois (ex. cardui, onopordinis) anguleux et caréné à sa base; scrobes commençant entre son milieu et son extrémité, pro- fonds, arqués et le plus souvent connivents en arrière,
(1) Voir pour le 1«r mémoire {Rhyno:y l'des) : Anna:es 1873, p. 273. (1874) 4
60 __ G. CAPIOMONT. (26)
Antennes courtes, assez robustes : leur funicule à articles premier et deuxième légèrement allongés, les suivants très-courts, grossissant peu à peu et formant insensiblement la massue ; celle-ci robuste, oblongue-ovale, acuminée.
Yeux étroits, allongés, transversaux.
Prothorax transversal, fortement rétréci et brusquement tubuleux en avant sur une assez grande étendue, coupé presque carrément à sa base, avec un lobe médian très-prononcé et triangulaire ou ogival ; ses lobes oculaires très-faibles, ciliés. Écusson triangulaire, assez distinct chez la plupart.
Élytres oblongues ou brièvement ovales, dans ce dernier cas très-con- vexes, un peu plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec les épaules obtuses.
Pattes assez longues et robustes ; cuisses en général graduellement en massue; jambes fortement mucronées au bout ; tarses assez larges, spon- gieux en dessous.
Deuxième segment abdominal rarement aussi long que les deux suivants réunis, séparé du premier par une fine suture faiblement arquée; saillie intercoxale grande, ogivale. Métasternum de longueur moyenne, Corps oblong ou brièvement ovale, plus ou moins pulvérulent.
Ce genre est plus homogène que le genre Liæus, dont il se distingue par sa forme générale qui affecte les deux modifications indiquées plus haut, lesquelles passent insensiblement de l’une à l’autre sans que les espèces oblongues aient jamais de tendance à devenir cylindriques.
La taille varie beaucoup. Les uns (cynaræ, onopordinis, etc.) sont plus que de grandeur moyenne; d’autres n’ont que quelques millimètres de longueur,
On les trouve sur diverses espèces et plantes, principalement sur les Carduacées. M, Jekel (Journ, of Entomol., I, p. 44) a donné une liste très- complète des espèces dont les habitudes ont été observées sous ce rap- port, ainsi que celle des plantes qu'elles fréquentent.
Le genre est nombreux et, sauf une espèce (gravidus Oliv., Sch., qui habite l'Amérique du Nord), exclusivement propre à l’ancien continent. Son habitat s'étend dépuis la Sibérie méridionale jusqu’au cap de Bonne- Espérance,
Nota. — M. Capiomont n'ayant laissé aucun document relatif au clas- sement des diverses espèces de ce genre, et sa collection ne permettant
(27) Monographie des Larinus. 51
pas d'établir la moindre hypothèse sur les idées qu'il pouvait avoir à ce sujet, il m'a semblé préférable de placer les descriptions dans l’ordre du tableau synoptique, qu’il avait terminé complétement,
Le catalogue synonymique du genre Larinus sera renvoyé avec celui du genre Liæus à la fin du travail, auquel seront ajoutées, à titre de rensei- gnement, les descriptions des espèces non vues par M. Capiomont ou non mentionnées dans son manuscrit; peut-être alors des renseignements nou- veaux permettront-ils d'établir un classement rationnel des espèces appar tenant à ces deux genres. — LEPRIEUR.
Tableau synoptique des espèces,
A. Rostre plus ou moins épais, ni filiforme, ni régu- lièrement cylindrique, même chez la fe- melle,
B. Élytres ornées, sur le troisième intervalle, d’une bande longitudinale, entière ou interrompue, plus ou moins bien limitée à cet intervalle.
C. Côtés du pronotum ornés d’une bande longitu- dinale blanchâtre ou jaunâtre, bidentée à son bord supérieur.
D. Couleur foncière assez variable, jamais d’un jaune verdâtre,
E. Pronotum plus ou moins profondément ponctué, mais ne paraissant ni plissé ni chiffonné.
a, Plus grand, ponctuation du pronotum et des stries des élytres, médiocrement profonde, onopordinis F,
aa Plus petit (un tiers), ponctuation du prono- tum et des stries des élytres, très-profonde, Hedenborgi Sch.
EE. Pronotum plissé ou chiffonné,
b, Sillons de la base du rostre assez étroits et pro- fonds, séparés par une carène assez aiguë,
52 G. CAPIOMONT.
c. Bande du troisième intervalle interrompue au milieu et près de la base comme dans l’ono- DOTEINES 6 ete ea te ee te A ST Us Dario tie
cc. Bande du troisième intervalle continue, . . .
bb. Sillons de la base du rostre peu marqués, sé- parés par une carène obtuse. .. . . . ..
DD. Couleur foncière d’un jaune verdâtre.
f. Pronotum orné en avant de l’écusson de deux bandes obliques, enclosant dans leur milieu une tache noirâtre, triangulaire, à base anté- rieure.
g Plus grand, plus 6blong, rostre plus long, tache triangulaire suturale très-confuse. . .
gg. Plus petit, en ovale plus court, rostre moins long, tache triangulaire suturale mieux li- NICE ee RIRE eUIAUEEE ff. Pronotum n'offrant pas en ayant de l’écusson les bandes obliques, etc. ....,......
CG. Bande latérale du pronotum entière ou uni- dentée à son bord supérieur,
a. Bande longitudinale du troisième intervalle des élytres plus ou moins bien limitée à cet intervalle, mais non interrompue et le re- couvrant entièrement,
b. Rostre de la femelle atteignant presque la longueur du pronotum,
c. Pronotum présentant sur son disque des pla- ques lisses ou des reliefs plus ou moins ap- parents.
d. Reliefs du pronotum mal limités, confus, en- tremêlés d’une ponctuation forte, grossière, profonde surtout en arrière. , . . . . . ..
dd. Reliefs du pronotum plus gros, mieux déta- chés. Ponctuation des intervalles moins serrée et moins grossière.
(28)
ægyptiacus Cap. albolineatus Chey.
nidificans Guibourt,.
inæqualicollis Sch.
vulpes Oliv.
maculatus Fald,
ursus Fab.
(29) Monographie des Larinus
f. Ponctuation des intervalles des reliefs assez forte, mais moins serrée et moins grossière QUO UTAUS 2e ele de sie d'oe
ff. Ponctuation des intervalles des reliefs double, composée de petits points serrés, inégaux, parfois rugueux, et de points plus gros dis- séminés.
g. Reliefs du pronotum plus gros et mieux dé- LAC DÉS ET ERREUR ES TT Re re
gg. Reliefs du pronotum moins distincts, à peu près perdus dans les rugosités.
hk. Ponctuation du pronotum assez forte, très- rugueuse, double seulement en arrière, ,
hh. Ponctuation du pronotum plus égale et plus superficielle, double à peu près partout. . ;
ce. Pronotum sans reliefs ni plaques lisses sur son disque.
g. Très-grand (au moins 16 mill.). . « . . . . gg. Petit (4 à 7 mill.).
h. Pronotum offrant sur son disque quelques points assez gros, espacés, dont les inter- valles sont remplis par une ponctuation très- fine, presque imperceptible, et de plus ver- EUQHeUX tErAIemMENtT 8. RES
hh. Pronotum offrant sur son disque, dans l’in- tervalle des points espacés, une ponctuation très-fine, mais très-évidente ; et un peu ru- gueux, mais non verruqueux sur les bords.
b b. Rostre très-court, pas plus long que la tête. aa, Bande longitudinale du troisième intervalle des élytres discontinue, composée de petites taches séparées les unes des autres. f. Élytres ornées extérieurement d’une bordure blanchâtre dentée à son bord supérieur , . ff. Élytres sans bordure externe ou seulement marginées de blanc aux épaules,
albicans Luc,
albarius Sch,
vittatus Klug.
Genei Sch,
buccinator Oliv.
Chevrolati Sch.
cardopathii Luo,
ochroleucus Cap.
Kirschii Cap.
58
54 G. CAPIOMONT.
g. Rostre assez robuste, plus court que le pro- notum, même chez la femelle.
h. Rostre beaucoup plus élargi chez le mâle. Pronotum plus arrondi sur les côtés et plus brusquement rétréci au sommet .. . . ..
hh. Rostre un tiers plus étroit chez le mâle. Pronotum moins arrondi latéralement, plus conique, moins brusquement resserré au SOMME 7 7e ea ene a Us
g g. Rostre moins robuste, aussi long ou presque aussi long que le pronotum chez le mâle, plus long que lui chez la femelle. . . . .,
BB. Élytres sans bande longitudinale sur le troi- sième intervalle.
c. Téguments recouverts d’une pubescence et d'un enduit pulvérulent, d’un blanc de lait, formant des taches éparses. . . . . . . . .
ce. Téguments de couleur variable, jamais blanc de lait.
d. Élytres de couleur cannelle, ornées chacune de quatre points blancs ainsi disposés : deux à la base des deuxième et quatrième inter- valles, un au premier tiers du bord externe et le quatrième un peu avant le milieu sur lentroisième “intervalle. .,. . . ... .*.
(il existe souvent deux ou trois points supplémentaires à la suite des deux der- niers.)
dd. Élytres à peu près uniformément colorées, ou ornées de mouchetures presque uniformé- ment réparties.
f. Téguments recouverts en dessus d’un enduit pulvérulent, cendré blanchâtre, plus ou moins mélangé de brun. Bande latérale du pronotum très-nettement limitée. . . ..,
ff. Enduit pulvérulent de couleur jaune ou jaune verdâtre, brun ou ferrugineux (gris par
(30)
granicollis SCh.
senilis Fab.
carinirostris Sch.
atomarius (Kind.) Cap.
maurus Oliv.
idoneus Sch.
(31) Monographie des Larinus.
exception dans deux espèces). Bande laté- rale du pronotum distincte, mais pas brus- quement arrêtée à son bord supérieur.
g. Tibias antérieurs dilatés à leur extrémité externe.
RTE de 1672-20 MU 60 AS 26e ste hh, Taille de 10 mill. et au-dessous. j. Pronotum chagriné, ruguleux; écusson al- RNCS SANS Te etat le le de 0: à jj. Pronotum plus ou moins ponctué. k, Ponctuation du pronotum double : des points
varioloïques un peu espacés, et, dans leur intervalle, une ponctuation fine et très-serrée,
&, Rostre beaucoup plus court que le thorax. Élytres ovalaires. Pulvérulence jaune sale, .
Lt, Rostre de la longueur du thorax. Élytres très- obtuses à leur extrémité. Pulvérulence jaune NO E (CERN NRA Tete tele ete
kk, Ponctuation du pronotum simple : tout au plus entremêlée de quelques points plus gros, mais non varioloïques.
m, Mat : ponctuation du pronotum très-fine, serrée, ruguleuse.
n. Plus grand (10 mill.), forme ovale, un peu allongée (pubescence des élytres également TÉPARLIE) Pen. SONT ER ES NO R UUE
nn. Plus petit (6 mill.), en ovale très-court. . .
mm. Brillant; ponctuation du pronotum moins fine, moins serrée, plus égale.
de Plus grand (8 mill.) . ae iv letlsreueeti) 91 SD oo. Plus petit (5 à 6 mil), . .. .,,.,....
gg. Tibias antérieurs arrondis ou tout au plus
coupés droit au bout de leur côté externe,
sans dilatation.
5ù
bombycinus Luc,
Reichei Cap.
puncticollis Sch,
scrobicollis Sch.
griseus Cap. suborbicularis Cap.
maroccanus Cap. brevis Sch,
56 G. CAPIOMONT.
h. Premier article du funicule des antennes plus court que le deuxième.
i. Quatrième intervalle des élytres non relevé en côte dans son premier tiers. . . . . . . ..
ii, Quatrième intervalle des élytres plus ou moins relevé en côte dans son premier tiers.
k, Quatrième intervalle assez saillant ; pronotum plus court, plus étranglé au sommet ; ponc- tuation du rostre moins grossière.
{. Carène du rostre assez saillante, bordée de chaque côté de la base par un sillon. . . .
LL, Carène du rostre très-obtuse ; point de sillon de chaque côté à la base. . 0... 0...
kk. Quatrième intervalle à peine sensible; prono- tum plus long, moins étranglé en avant; rostre plus fortement ponctué. . . . . . .
hh. Premier article du funicule des antennes plus grand que le deuxième.
J. Rostre profondément bisillonné et déprimé transversalement à la base.
k. Téguments recouverts d’un enduit pulvéru- lent cendré blanchâtre, avec une tache bru- nâtre de chaque côté à la base en dedans de la bande latérale du pronotum et quatre ta- ches de même couleur à la base des élytres, dont une auprès de l’écusson. . . . . . . .
kk. Téguments revêtus d’un enduit pulvérulent jaune, condensé sur les élytres, sous forme de taches ponctiformes, nombreuses. . . .
JJ. Sillons du rostre superficiels ou nuls; rostre non transversalement déprimé à sa base.
(32)
cynaræ Fab.
cardui Rossi, var, (costirostris Sch.)
cardui Rossi, var. (Girsii Stev.)
cardui Sch., var. (teretirostris Sch.)
onopordinis var. (numidicus Cap.)
arabicus Cap.
(33) Monographie des Larinus.
L. Une carène médiane continue jusqu’à l’extré- mité du rostre.
m. Une petite carène latérale soit droite, soit oblique.
. Deux petites lignes élévées, obliques, naissant de la carène médiane et dirigées de haut en bas et de dedans en dehors.
o. Tibias intermédiaires fortemént denticulés en
dedans. Point de carène au fond de l’im- pression antéscutellaire . . . . . . . . ,.
7
=
00. Tibias intermédiaires peu ou pas denticulés à leur partie interne, Une carène au fond de l'impression antéscutellaire, . . . , ..
nn. Une seuie petite ligne élevée oblique, de chaque côté du rostre, p. Régulièrement mais courtement ovale ; obèse, très-convexe (forme du cinerascens, mais de taille variable selon les espèces).
g. Plus grand (12 mill.), en ovale court, très- convexe. Carènes obliques, peu apparentes.
gg. Plus petit (8 mill. au plus), en ovale un peu allongé.
s. Pronotum mat, très-ruguleusement pointillé,
comme chagriné, marqué en outre de points
varioloïques assez grands. , . . . . . . ..
ss. Pronotum luisant, densément pointillé, mais
non chagriné; points varioloïques plus pe-
UD RTE RS PTE PORTER PEUT
pp. Plus plane, en ovale moins régulier, Élytres
de forme subtriangulaire, ayant leur plus
grande largeur aux épaules (forme du flaves- cens).
t. Uniformément d’un brun rougeâtre, un peu
velouté. Dernier anneau de l'abdomen trian-
gulairement impressionné chez la femelle. .
bardus Sch.
scolymi Oliv.
crassus Cap.
cinerascens Sch.
vitellinus Sch.
castaneus Cap.
57
568 G, CAPIOMONT,
tt. D'un jaune verdätre en dessus. Dernier an- neau de l'abdomen sans impression ou avec une légère impression arrondie chez la fe- melle.
v. Pubescence condensée sous forme de mouche- Huresegur les CIYITOR ER Es
vv. Pubescence uniforme et également répartie Suegles Clyires. 214 in. ee
nnn. Rebord latéral du rostre muni d’une petite ligne élevée ou seulement saillant.
m’. Élytres en carré long, comme un peu tron-
quéesa lexirémie RU Te sr xs
mm’. Élytres ovales, très-arrondies à l'extrémité, o’. Enduit pulvérulent de couleur jaune,
p. Rostre plus ou moins courbé. . . . . ..,
APT ROSINC HrEBTUE AATOÏ- Le". se ss ee ee » 0 0. Enduit pulvérulent couleur de rouille. . . .
mm. Point de carène latérale soit droite, soit oblique.
s. Pubescence de couleur rousse.
t, En ovale allongé; deux sillons vers l'extrémité HSrostre,. 2: dimelles ae Sal aetier Rriiieus
tt. En ovale court: pas de sillons à l'extrémité durostre: Cie Dauer.
ss Pubescence de couleur grise, rarement un peu roussâtre.
u. Enduit pulvérulent cendré blanchätre. . . . uu. Enduit pulvérulent jaunâtre,
v. Plus grand ; jambes et tarses noirâtres ; en- duit pulvérulent de couleur jaune verdatre.
vv. Plus petit; jambes et tarses ferrugineux; en- duit pulvérulent de couleur jaune pâle. . .
(34)
flavescens Dej.
syriacus Sch
nubeculosus Sch,
obtusus Sch. Var. dissimilis Cap.
obtusus Sch.
australis Cap.
carthami Oliv.
ferrugineus Cap.
griseotessellatus Cap.
serratulæ (Becker) Cap.
minulus Sch.
(35) Monographie des Larinus.
LL. Carène médiane nulle ou s'arrêtant à la hau- teur de l'insertion des antennes, k. Carène médiane nulle ou perdue dans les ru= gosités du rostre. & Téguments sans poils hérissés; carène mé- diane perdue dans les rugosités. . . . . . L, Téguments hérissés de longues soies blan- châtres; carène médiane nulle. . . . . . . kk, Carène médiane visible, mais ne dépassant pas le milieu du rostre. y. Rostre d'épaisseur égale dans toute sa lon- gueur. L] . L ._…. à . . . . . L2 . . . . L] L] yy. Rostre diminuant de grosseur de la base au SUMMER EU. delle series telle
A’. Rostre cylindrique chez la femelle et au moins aussi long que le pronotum dans ce sexe.
B. Pronotum sans bandes discoïdales, orné seule- ment de bandes latérales.
C. Pronotum ponctué.
D. Ponctuation du pronotum grossière, serrée, ru gueuse; une grosse tache à la base du deuxième intervalle, sur les élytres.
a. Plus grand et un peu plus allongé. Rostre de . la femelle plus long et presque droit. . . .
aa. Plus petit et plus écourté. Rostre de la fe- melle plus court et visiblement arqué. . .
DD. Ponctuation du pronotum soit double, soit finement rugueuse ; pas de tache à la base du deuxième intervalle des élytres.
TS
. Ponctuation du pronotum double, formée de gros points varioloïques assez écartés, en- tremêlés de point plus fins dans les inter- Valle vos ame Lt alors ne ee es 1e
59
*Darsi Redt,
crinitus Sch.
marginicollis Parr.
turbinatus Sch.
sturnus Schall.
conspersus Dej.
virescens Boh. (= rusticanus.)
60 G. CAPIOMONT.
bb. Ponctuation du pronotum simple, irrégulière, ruguleuse, plus grossière sur les côtés.
(86)
e. Une bande marginale aux élytres. . . . . . . sulphurifer (Chev.)Sch.
ee. Pas de bande marginale aux élytres . . . . . CC. Pronotum densément granuleux. . . . . . . .
BB. Pronotum ayant, outre les bandes latérales, deux bandes discoïdales.
d. Une bande marginale aux élytres. . . . . ., dd. Pas de bande marginale aux élytres.
f. Plus grand, en ovale plus régulier et un peu plus allongé, moins atténué, surtout en avant.
g. Ponctuation du pronotum très-inégale. Écus- SOHRAAPe IRC ViSIDIe. "Le. JL. ere
gg. Ponctuation du pronotum varioloïque. Écus- son triangulaire, plus visible. . . . . . ou
ff. Plus petit, en ovale moins régulier et plus écourté, plus atténué en avant.
h. Gros points du pronotum très-profonds, assez distants, toujours bien apparents. . . ..,
hkh. Gros points du pronotum peu profonds, assez serrés et souvent perdus dans les rugo- silés. j. Un peu plus grand. Massue des cuisses anté- rieures subdentée en dessous, en avant. . . jj. Plus petit. Massue des cuisses entièrement simple. k. Ponctuation du pronotum plus serrée, entre- mêlée de rides assez fortes, même au mi-
LOU NES NO NE de ee de ee So UE
kk, Ponctuation du pronotum moins serrée ; les intervalles à peu près lisses au milieu , , .
carlinæ Oliv.
Heydeni Cap.
sibiricus Sch.
ovaliformis Cap.
stellaris Stevens.
ungulatus Sch. (centaureæ Beck.)
Jjaceæ.
Var. foveicollis Sch, (jaceæ var.)
nanus Lucas.
(37) Monographie des Larinus.
A’’. Rostre cylindrique dans les deux sexes.
B. Rostre cylindrique, mais pas filiforme.
C, Insecte en ovale allongé régulier ; téguments très-noirs, avec une bande blanchâtre, gé- néralement assez peu visible, sur le troi- sième intervalle.
a. Ponctuation du pronotum simple au milieu et
Hdpnble SULD:IESS COLE ANA 1, GANTS aa, Ponctuation du pronotum double partout, ,
CC. En ovale moins régulier, très-rétréci en avant; téguments couleur de poix, avec un revête- ment d’un brun fauve; deux bandes blan- châtres mal limitées sur les élytres : une marginale et l’autre sur le troisième inter- VEUT RP ETES D PAM Eee
BB. Rostre filiforme dans les deux sexes.
d. Pas de poils dressés sur le pronotum et les élytres.
en Gran. (ON 19) mL)? MR UESES
ee. Plus petit (4 à 9 mill.).
f. Une bande marginale, généralement bien ap- parente, en outre de la bande dorsale des élytres.
g. Bande marginale des élytres parfaitement HIER MAIÉ ES Le Ne 0e elaete ere ete
gg. Bande marginale mal limitée à son bord su- périeur (interne ?) et souvent interrompue,
h. Plus grand. Jambes noires. . . . . . . . ,.
hh. Plus petit. Jambes et tarses ferrugineux, . ,
ff. Pas de bande marginale distincte aux élytres.
j. Une bande grise un peu confuse sur le troi- sième intervalle des élytres,
k, En ovale plus allongé ; couleur du revêtement
d'umjaune QeTaCÉ. © 1. DIE sien af
61
afer Sch. Schünherri Caps
Lejeunei Fairm.
centaurei Oliv.
albomarginatus Chy.
longirostris Sch. (longirostris Sch., var, consimilis Cap.)
grisescens Sch,
62 G, CAPIOMONT.
kk. En ovale plus écourté ; couleur du revêtement d'un brun Clair. < , , ntefattts eue (ie
jj. Pas de bande sur le troisième intervalle des élytres.
& Plus grand, assez aplati en dessus. Rostre fili- forme dans les deux sexes, très-finement ponctué, . essor.
Lt, Plus petit, assez convexe en dessus. Rostre sensiblement plus épaissi, assez fortement et ruguleusement ponclué. . « . + « + e »
dd, Des poils dressés sur les élytres et le prono- Lumens. ah
4. LARINUS ONOPORDINIS Fabr.
Ovatus, obesus, niger, supra cinereo, ochraceo vel fulvo, subtus albido- pulvereus. Antennis nigro-piceis, oculis elongatis, transversis, nigris; roslro thorace breviore , crasso, recto, basi bisulcato ibique transversim depresso, medio carinato, sparsim obsolete punctato. Thorace sublriangu- lari, pone oculos lobato; antice coarctato, busi profunde bisinuato, angulis posticis acutis, loboque ante scutellari triangulariler produclo, supra cre- bre minus profunde punctato, linea media dorso antico, vittaque laterali, lata, intus bidentata, albis ornato; elytris subtriangularibus, apice con- Junctim subrotundatis ; parum profunde striato-punctatis, interstitiis transversim undulatis, nigris, maculis inæqualibus albis, duplici serie
ornatis.
(38)
orientalis Cap,
Westringü Sch.
immitis Sch.
villosus Sch.
Long. 14-19 mill. sine rostro ; lat. 7-9 mill.
Rhynchænus onopordinis Fab.., Syst. Eleuth., II, p. 440, 8.
Curculio onopordinis Herbst, Col., VI, p. 425, 85, tabl. 68, fig. 4. — — Oliv., Encycl, méth., V, p. 477, 23,
Larinus maculatus Bohem, in Sch., VIE, p. 2, pl, 7, n° 43, 8 6.
(39) Monographie des Larinus. 63
Patria : Africa borealis, Syria.
Diffère de toutes les espèces voisines par la ponctuation du pronotum plus égale et moins profonde.
2. LARINUS HEDENBORGI Sch, in musæo.
Ovalis, niger, cinereo-pubescens; rostro thorace breviore, basi bisulcato, thique transversim subdepresso, medio obtuse carinato; thorace obtriangu- lari, lateribus rotundato, antice constricto, basi profunde bisinuato ; supra minus dense profundeque punctato; linea media dorso antico, vitlaque laterali intus bidentata, albidis, ornato; elytris obovalibus, profunde punctato strialis; maculis inæqualibus albidis, duplici serie ornatis.
Long. sine rostro. 40 mill.; lat, 6 mill. Patria : Insula Rhodus.
Ressemble beaucoup à un petit nidificans Guib.; mais, outre sa petite taille, il a le pronotum moins densément et plus régulièrement ponctué. En outre, les points des stries des élytres sont plus profonds, mieux dis- tincts et plus écartés.
9. LARINUS ÆGYPTIACUS Cap.
Ovatus, obesus, niger; supra fulvo-rubido, subtus albido pulvereus ; oculis oblongis transversis nigris ; rostro thorace breviore recto, basi pro- funde bisulcato, medio acute carinato, superficie reliqua rugoso-punctato. Thorace obtriangulari, pone oculos lobato, antice coarctato, basi profunde sénuato, ante scutellum vix canaliculato, supra profunde denseque punc- tato rugoso, hinc inde plicato, linea media dorso antico, vitlaque laterali lala, intus bidentata, albidis, ornatlo; elytris obovatis evidentius punctato- striatis; interstitiis coriaceis subliliter punctulatis ; maculis inæqualibus albidis, duplici serie ornalis,
Long. sine rostro 43-16 mill,; lat. 7-7,5 mill.
Var, à, Elytris minus profunde striatis, inlerstiliis vix coriaceis.
64 G. CAPIOMONT, (40)
Patria : Abyssinia, Nubia, Ægyptus.
Ce qui distingue surtout cette espèce, c’est son pronotum couvert de bosselures ou de plis souvent inégaux disposés sans ordre,
Dans la var, a cette disposition se retrouve encore, mais déjà un peu atténuée,
4. LARINUS ALBOLINEATUS Chevr, in mus.
Oblongo-ovatus, niger, nitidus, cinereo-pubescens ; oculis oblongis, trans- versis, nigris; rostro thorace breviore, recto, basi profunde bisulcato, cari- nalo, parce rugoso punctalo; trorace obtriangulari, pone oculos lobato, antice coarctato, basi profunde bisinuato, evidentius canaliculato, crebre profundeque rugoso punctato, hinc inde plicato, linea media dorsoantico, vittaque laterali lata, intus bidentata, albidis ornato; elytris obovatis, strialo-punctatis, interstiliis coriaceis, subtiliter punctulatis, interstitio primo lerlioque omnino , cæleris plus minusve albido-pulvereis.
Long. sine rostro 12-14 mill.; lat. 7 mill.
Patria : Ægyptus.
Ressemble beaucoup à la var. « de mon Ægyptiacus ; mais les deux lignes blanches du premier et du troisième intervalle sont tout à fait caractéristiques.
5. LARINUS NIDIFICANS Guib,
Oblongo-ovatus, niger, cinereo-pubescens; supra flavido, vel ochraceo pulvereus; rostro thorace breviore, reclo, basi breviler minus profundeque bisulcato, medio obluse carinalo. Thorace obtriangulari, pone oculos lobato, antice constriclo, basi profunde bisinualo, ante scutellum vix canaliculalo, dense profundeque rugoso-punctalo ; linea media dorso antico,
(41) Monographie des Larinus. 65
vittaque laterali, lata, intus bidentata, albis ornato. Elytris obovalis striato punctalis, maculis inxqualibus albis, duplici serie ornatis.
Long. sine rostro 41-13 mill.; lat, 5-6 mill.
Larinus nidificans Guib. (notice à l’Académie), Revue z00l., 1858, p. 276.
Il est moitié plus petit que que l’onopordinis Fab., relativement beau- coup plus étroit, Il a le pronotum moins fortement plissé que l’Ægyptiacus et assez régulièrement, quoique très-profondément ponctué. Son rostre est beaucoup moins profondément sillonné à la base que dans les autres espèces.
On récolte en Orient (Syrie, Perse), sous le nom de Trehala ou Tricala, une sorte de coque creuse du volume d’une olive, construite par la larve du L. nidificans, qui s’y renferme pour subir sa transformation en nymphe et en insecte parfait. On récolte cette coque avant la sortie de ce dernier.
Gette production est d’un blanc grisâtre, rugueuse extérieurement, lisse à l’intérieur, appliquée par une de ses faces aux rameaux d'un Echinops. Sa saveur est sucrée; elle se gonfle dans l’eau sans se dissoudre complé- tement, même par une longue ébullition. Elle contient 66 pour 100 d’une fécule semblable à celle du sagou, un peu de gomme, quelques sels et 28 pour 100 d’un sucre analogue au sucre de canne, mais plus stable et que M. Berthelot a nommé #réhalose.
Cette substance est employée dans le pays, en décoclion, contre les caltarrhes bronchiques et comme aliment à la manière du tapioca.
Selon M. Bourlier, on rencontre surtout le Trehala dans le désert qui sépare Alep de Bagdad.
6. LARINUS INÆQUALICOLLIS SCh. in mus,
Oblongo-ovatus, niger, pulvere flavo viridi variegatus ; oculis oblongis, transversis nigris ; rostro (®) thorace longiore, recto, basi bisulcalo, medio obtuse carinalo ; thorace obtriangulari, pone oculos lobato antice coarctato et sublubulato, basi profunde bisinualo crebre subvarioloso punctato ; dorso antico linea media, ante scutellum lineis duabus obliquis, villaque
(1874) 5
66 G. CAPIOMONT. (42)
lateral lata, intus dentata, flavo-viridibus ornato; elytris obovalibus, strialo-punclatis, interstitiis coriaceis transversim undatis, nigris, ma- culis inæqualibus, flavo-viridibus ornatis (1).
Long. sine rostro 14-18 mill.; lat. 6-7 mill. Larinus inæqualicollis Sch. in musæo, Patria : Rossia meridionalis, Syria.
Un individu étiqueté de Syrie dans la collection de M. vom Brück ne diffère absolument que par sa faille plus petite.
7. LARINUS VULPES Oliv.
Ovatus, niger, supra pulvere flavo viridi variegatus; oculis oblongis, transversis, nigris; rostro longitudine thoracis, recto, basi bisulcato, medio obluse carinato ; thorace obtriangulari, pone oculos lobato, antice coarc- talo, basi profunde bisinualo, medio carinula brevi instructo, basi oblique biimpresso, subremote parum profunde ruguloso punctato ; dorso antico linea media, ante scutellum lineis duabus obliquis, vittaque laterali lata, punclo nigro notala, flavo-viridibus ornato; elytris obovatis, strialo punc- talis, interstiliis coriaceis, singulo elytro, maculis valde inæqualibus, seriatim dispositis, ornato.
Long. sine rostro 8-12 mill,; lat. 4,5-7 mill.
L. vulpes Oliv., Entom., V, 83, p. 277, tabl. 21, fig. 284. — maculatus (Besser) Menetriès, Cat. rais., p. 222, n° 998, —— — Gyll, in Sch., I, p. 412, n° 15.
— reconditus Bohem, in Sch., VIL pars sec., p. 19, n° 61.
Patria : Eur, mer,, Podolia, Caucasus, Syria, Barbaria, (1) Dans les espèces de ce même groupe, la carène médiane du rostre se bifurque
à son extrémité antérieure, mais cette bifurcation est bien plus en avant dans les L, inœgqualicollis et vulpes que dans les autres.
(43) Monographie des Larinus. 67
Dans le vulpes Oliv., la bande latérale du pronotum est toujours mar- quée d’un point noir près du milieu du bord supérieur, Ce point n'existe pas dans l’inæqualicollis Sch.
8. LARINUS MACULATUS Falderm,
Ovatus, obesus, niger, supra flavo-viridi, subtus flavido-pulvereus ; antennis nigro-piceis ; oculis oblongis, transversis, nigris ; rostro thorace breviore, crasso, recto, basi bisulcato, ibique transversim depresso, medio carinato, sparsim punctato; thorace subtriangulari, pone oculos lobato, antice coarctato, basi profunde bisinuato, angulis posticis acutis, loboque ante scutellari triangulariter producto, supra crebre profundeque rugoso- punctato, linea media dorso antico, vittaque laterali, lata, intus bidentata, albo virescentibus ornato; elytris subtriangularibus, apice conjunctim sub- rotundalis, sat profunde striato-punctatis, interstitiis transversim undu- lalis, nigris, maculis inæqualibus albovirescentibus, duplici serie ornatis,
Long. sine rostro 15-20 mill.; lat. 7,5-9 mill,
L. maculatus Fald., Fauna transcaucasica, If, p. 228, 449, tabl, 6, fig. 40, — — Gyllein Sch- JD p.142 n°12; Lixus onopordi Oliv., Entom., V, 83, p. 272, labl, 21, fig, 275.
Patria : Caucasus, Persia, Syria,
Dans la collection de M. Chevrolat, l'individu qui est étiqueté comme étant le type de l’onopordi d'Olivier est un petit onopordinis qui ne res- semble aucunement à la figure qu’Olivier a donnée de son onopordi, figure qui concorde au contraire parfaitement avec celle du #naculatus, tel qu’il a été représenté par Faldermann.
Le maculatus Fald. diffère de ses voisins, et en particulier de l’onopor- dinis Fabr., avec lequel il a le plus de ressemblance, par sa couleur tou- jours d’un jaune verdâtre, par ses taches toujours accentuées, par la forme du dessin de la bande discoïdale des élytres, Cette bande est interrompue, comme dans toutes les espèces du même groupe, vers les trois cinquièmes postérieurs par une tache triangulaire commune de couleur brunâtre. La
68 G. GAPIOMONT. (44)
portion de la bande qui est placée au-dessus de cette tache est fortement sinueuse au côté externe, caractère qui ne se rencontre que très-rarement et jamais aussi prononcé dans l’onopordinis et qu’on retrouve au même degré seulement dans l’Ægyptiacus Cap., qui diffère d’ailleurs du macu- latus Fald. en beaucoup de points.
En outre, le rnaculatus a le pronotum profondément et rugueusement ponctué et les épaules plus saillantes que l’onopordinis Fabr.
Les Larinus qui précèdent dérivent bien évidemment tous du type de l'onopordinis Fabr. et ne doivent (à mon avis du moins) être considérés que comme des variétés locales; cependant, comme ils présentent des individualités assez tranchées qu’il est possible de caractériser suffisam- ment pour permettre de les distinguer les unes des autres, je n’ai pas voulu prendre sur moi de les supprimer comme espèces distinctes, et je laisse aux entomologistes qui me liront, la faculté de les placer dans leurs collections soit comme espèces particulières, soit comme de simples variétés locales de l’onopordinis, et comme, d’un autre côté, leur étude est assez délicate, je crois devoir donner avec plus de détails les caractères qui peuvent servir à les séparer.
Le L. onopordinis type est assez facilement reconnaissable à sa grande taille, que le seul maculatus Fald. parlage avec lui dans ce groupe ; à son rostre tricaréné et très-profondément bisillonné à la base; à son prono- tum bien plus superficiellement et moins densément ponctué que dans les espèces voisines ; à ses élytres plus finement striées-ponctuées, plus fine- ment pointillées et plus faiblement striolées en travers dans les inter- valles ; à sa couleur variant du blanc presque pur au rouge ocreux ou brunâtre, mais jamais jaunâtre ; à ses taches moins bien limitées, plus
fugaces, etc.
Le L. Hedenborgi ressemble beaucoup à un petit mâle de l’onopordinis, mais il est plus régulièrement ovale, les antennes sont plus courtes, leurs articles plus serrés, la massue plus ovale et relativement plus épaisse; la ponctuation du pronotum est plus serrée, plus grosse, infiniment plus profonde; les stries des élytres sont beaucoup plus larges, garnies de points bien plus forts, plus profonds; leurs intervalles sont seulement un
(45) Monographie des Larinus. 69
peu plus larges que les stries; le troisième intervalle est visiblement sub- costiforme dans la deuxième moitié.
Le type de Schünherr, le seul que j'aie vu, est un mâle qui provient de l'île de Rhodes et est au moins deux fois plus petit qu’un onopordinis.
Le L. Ægyptiacus diffère de toutes les espèces voisines par son rostre quadrisillonné en avant, son pronotum très-rugueusement et très-gros- sièrement ponctué, un peu chiffonné ; les stries des élytres plus profondes et plus larges que dans l’onopordinis ; leurs intervalles plus fortement ondulés en travers, marqués d’une ligne de points assez gros et bien apparents, surtout sur les premiers intervalles; enfin par le dessin de la bande latérale du pronotum dont les deux dents supérieures ne sont séparées que par un petit point noir.
C’est à celte espèce que je rapporte, mais avec réserve, quelques Larinus d'Égypte, parmi lesquels le type de l’onopordi Oliv., qui, avec le prono- tum presque aussi grossièrement inégal que dans l’Ægyptiacus vrai, ont cependant une forme plus régulièrement ovale, les élytres moins rugueuses, leurs stries moins profondes et les points des intervalles moins apparents. Bien que ces individus soient un tiers plus petits que les onopordinis d'Algérie, ils me paraissent constituer une forme intermédiaire entre celui-ci et mon Ægyptiacus, forme qui cependant ne m'a paru assez caractérisée pour leur assigner un nom.
Le L. nidificans Guib. est à peu près moitié moins développé que l'onopordinis et relativement beaucoup plus allongé. Son rostre est plus faiblement caréné, moins profondément sillonné ; son pronotum plus gros- sièrement ponctué que celui de l’Ægyptiacus. Il est seulement un peu moins large que les élytres et celles-ci sont plus longues, à peine sinueuses derrière les épaules et moins dilatées aux épaules; en un mot en ovale presque régulier et plus allongé.
Le dessin des élytres suffit pour faire reconnaître le Lar. albolineatus (Chevr.) Cap. : tous les interstries sont plus ou moins linéés de blanc ; le sutural l’est presque complétement, sauf à la base, le deuxième l’est sur- tout à la base, le troisième dans toute son étendue, le quatrième dans sa première moilié, le cinquième entièrement, le sixième et le septième dans leur seconde moitié ; les huitième, neuvième et dixième sont interrompus derrière les épaules et au milieu.
Le maculatus Fald., outre les différences signalées plus haut (p. 67),
70 G, CAPIOMONT, (46)
se distingue encore par la forme plus triangulaire du pronotum et des élytres, le corselet plissé, fortement rugueux, les interstries plus ondulés transversalement, les taches moins fugaces, formées d’un enduit crétacé plus persistant,
Dans ses remarques, M. Capiomont a passé sous silence les Larinus vulpes et inæqualicollis, — LEPRIEUR,.
Les cinq espèces suivantes on! entre elles les plus grands rapports et ne sont évidemment que des modifications d’un même type, résultant d'in- fluences locales ; mais ces modifications élant suffisamment constantes peuvent se reconnaitre assez facilement. Je leur ai donc conservé les noms sous lesquels elles sont décrites par leurs auteurs.
9. LARINUS URSUS Fabr, — Sch., III, 136, 49.
Ovatus, niger, pube grisea, pulvereque flavo, vel pallide ochraceo reves- titus : oculis oblongis, transversis, nigris; rostro subrecto, basi bisulcato, ibique obtuse curinato, dense punctulato ; thorace obtriangulari, antice coarclato, basi profunde bisinuato, pone oculos vix lobato, inæqualiter dense rugoso-foveolato, medio canaliculalo ; nigro, lineis quinque albidis ornato ; elytris striato-punctalis, interstitiis coriaceis, margine externo, interstitioque tertio albidis vel flavescentibus.
&. Rostro crassiore, thorace breviore.
@. Rostro angustiore, thoracis longitudine, Longit. sine rostro 8-12 mill.; lat, 4-6 mill.
La poncluation du pronotum, grossière, irrégulière et très-profonde, distingue l’ursus des autres Larinus du même groupe.
(47) Monographie des Larinus. 71
10. LARINUS RUGICOLLIS SCh., ALBIGANS Lucas, — Sch., VIL bis, 2, 18.
Ovatus, niger, pube grisea, pulvereque albido indutus. Oculis oblomgis, transversis, nigris ; rostro subrecto, basi bisulcalo, ibique carinato, dense punctulato ; thorace obtriangulari, antice coarctalo, basi profunde bisi- nualo, pone oculos vixæ lobalo, medio canaliculato, ibique carinula brevi instructo, verrucis inæqualibus et lævibus miinus dense notato; superficie reliqua, ruguloso-punctulato, lineis quinque albidis ornato ; elytris striato- punctalis, intersliliis coriaceis, margine exlerno, lineaque dorsali albidis,
Long. sine rostro 10-13 mill.; lat, 4-6 mill,
Ne diffère absolument de l’ursus que par sa couleur et les reliefs du pronotum moins nombreux, plus détachés et dont les intervalles sont remplis par une ponctuation beaucoup moins grossière. Il est générale- ment d’une taille plus avantageuse,
11. LARINUS ALBARIUS SCh,, VII bis, 7, 15,
Ovatus, niger, pube grisea pulvereque albido, indutus: oculis oblongis, transversis nigris; rostro Subrecto, basi bisulcato, ibique carinato, dense punctulato ; thorace obtriangulari, antice coarctato, basi profunde bisi- nualo, lobo ante-scutellari triangulariter producto, pone oculos non lobato, medio canaliculato ibique carinula lævi antice posticeque abbreviata, ins- truclo; dorso postico verrucis lævibus, inæqualibus, sat remotis notato, superficie reliqua dense ruguloso-punctulato, nigro, lincis quinque albidis ornato; elytris strialo-punctatis, interstiliis coriaceis, margine externo lineaque dorsali albidis.
Long. 10-14 mill.; lat, 5-7 mill.
Ressemble extrêmement au rugicollis Sch., et ne s'en distingue que par les reliefs du pronotum plus larges, encore moins nombreux, nuls en avant, et la ponctuation des intervalles plus fine et plus dense,
72 G. CAPIOMONT. (48)
12. LARINUS VITTATUS (Klug.) Cap.
Ovatus, niger, pube grisea pulvereque flavo indutus ; rostro subrecto, basi bisulcato, ibique carinato rugulosoque punctulato ; thorace obtriangu- lari, antice coarctato, basi profunde bisinuato, lobo ante scutellari trian- gulariter producto, medio canaliculato, ibique carinula lævi antice pos- ticeque abbreviata, instructo; medio lateribusque, verrucis minoribus inæqualiter notato, superficie reliqua dense ruguloso-punctulato, nigro, vittis quinque albidis ornato ; elytris striato-punctalis, interstitiis aluta- ceis, margine externo, lineaque dorsali albido flavidis.
Longit. 8-13 mill.; lat 4-7 mill.
Diffère des précédentes espèces et principalement de l’ursus, auquel il ressemble le plus, par ses reliefs visibles seulement au milieu et sur les côtés; par les intervalles de ces reliefs remplis par une ponctuation mate, serrée, assez fine et régulière. La bande médiane du pronotum est aussi toujours plus anguleuse en dehors.
Dans toutes les espèces du même groupe, outre les bandes marginales et discoïdales des élytres, il existe quelquefois dans l’espace qu’elles enclosent une ou deux bandes supplémentaires plus petites et plus étroites ; dans le L. vittatus ces deux bandes manquent moins rarement.
13. LARINUS GENEI SCh., VII bis, 17, 58.
Ovalus, niger, pube grisea, pulvereque flavo viridescenti indutus ; rostro subrecto basi bisulcato, ibique carinato, dense ruguloso-punctulato; thorace obtriangulari, antice coarctato, basi profunde bisinuato, lobo ante-scutel- lari triangulariler producto, medio minus profunde canaliculato, ibique carinula brevi sæpius instructo, subtiliter dense punctulato, hinc inde plus minusve lævigalo, nigro, vitlis quinque flavescentibus ornato ; elytris
(49) Monographie des Larinus. 78
striato-punctatis, interstitiis subtilissime coriaceis, margine externo linea- que dorsali flavescentibus.
Long. 6-10 mill.; lat. 3,5-5 mill.
Dans cette espèce, les plaques lisses sont à peine plus élevées que le reste de la surface, et la ponctuation qui garnit les intervalles est encore plus fine et plus mate que dans les précédentes, Elle est, en outre, tou- jours d’une taille plus faible.
44. LARINUS BUCCINATOR Oliv.
Oblongo-ovatus, niger, parce cinereo-tomentosus et fulvescenti pollinosus ; oculis oblongis, infra acutis, nigris ; rostro breviore, basi profunde bisul- calo, ibique sæpius tricarinato; prothorace obtriangulari, basi profunde bisinualo, pone oculos haud lobato, antice coarctato, tbique subtubulato, lateribus verrucis nonnullis instructo; dorso punctis subocellaribus, sat dense notato, medio canaliculato, canalicula, carinula tenui abbreviata, instrucla; nigro, viltis quinque griseis ornato; elytris ovatis punctato- striatis, interstitiis subgranulatis, margine externo vitlaque dorsali, cinereis.
Long. 17-21 mill.; lat. 8-9 mill.
Larinus buccinator Oliv. — Sch., VII bis, 5, 7.
— tubicenus Sch., VIL bis, 6, 8.
Très-distinct de tous les autres Larinus par sa taille, sa couleur, la sculpture du pronotum et des élytres, etc.
45. LARINUS CHEVROLATI SCh.
Oblongus, niger, cinereo-pubescens, fulvescenti-pollinosus ; dculis ovatis subdepressis, nigris; rostro brevi, recto, basi obsolete carinato, dense punc-
74 G. CAPIOMONT. (50)
tulato; prothorace obtriangulari pone oculos lobato, basi profunde bisi- nuato medio vix canaliculato, lateribus verrucoso, superficie reliqua subti- lissime punctulato, ibique punctis majoribus sat remotis notato, nigro, lineis quinque albidis ornato ; elytris obtriangularibus punctato-striatis, interstiliis subtiliter coriaceis, margine externo, linea dorsali, punctisque tribus vel quatuor prope marginem, albidis, ornatis.
Long. 6-7 mill.; lat. 3 mill.
Larinus Chevrolati Sch., VII bis, 24, 67. …— siculus Sch., VII bis, 21, 68.
11 n'existe aucune différence entre le Z. Chevrolati et le L. siculus ; les deux types de Schônherr sont très-défraichis et ne présentent aucune trace des points blancs supplémentaires des élytres.
La forme plus allongée et atténuée en arrière de cette espèce, ainsi que sa petite taille et le dessin de ses élytres, la rendent facilement reconnais- sable.
Patria : Hispania, Algiria (et Sénégal, teste Sch.).
16. LARINUS CARDOPATHIT Luc., Ins. Alg., 446.
Ovatus, nigro-piceus, umbrino-pubescens, fulvo pulvereus ; oculis ovatis, subdepressis, nigris; rostro longiore, recto, basi obsolete bisulcalo, ibique carinato ; dense subtiliter punctulato, prothorace obtriangulari, pone oculos lobato, basi profunde bisinuato, antice coarctato, dense ruguloso punctulato, nigro-piceo, lineis quinque albidis ornalo; elytris punctato- strialis, intersliliis coriaceis, margine externo lineaque dorsali albidis.
Long. 6 mill.; lat. 2,7 mill.
Ne peut être confondu avec aucune espèce.
La larve se nourrit des fruits du Cordopathium.
(51) Monographie des Larinus, | 75
47, LARINUS OCHROLEUCUS Cap.
Oblongo-ovatus, subcylindricus, convexus, niger, cinerco-pubescens , supra dense pulvere ochroleuco revestilus; oculis oblongis, infra acutis, depressis, nigris; rostro capite haud longiore, crasso, recto, dense ruguloso- punctulato; pronoto lato, subconico, convexo, lateribus rotundato et minus angustato, basi profunde bisinuato, et remote subvarioloso punctato, super- ficie interjecta subtiliter dense punctulato, nigro, flavido pulvereo, albido trivittato ; elytris convexis punctato-striatis, interstitiis subtiliter coriaceis ochroleuco pulvereis, margine externo lineaque dorsali, albidis.
Long. 6 mill.; lat. 3,2 mill.
Il a à peu près la taille et l’aspect du carlinæ, mais il est beaucoup plus convexe, plus cylindrique, et la base du pronotum est à peine moins large que celle des élytres. IL est d’ailleurs facile de le reconnaître à sa couleur tout exceptionnelle qui rappelle celle du minutus, mais plus pâle encore.
Appartient à M. Crotch et a été rapporté d’Astrabad par M. Théophile Deyrolle,
18. LARINUS KIRSCHII Cap.
Ovatus, convexus, niger, cinereo-pubescens, pulvere fulvo albidoque variegatus; oculis oblongis, subdepressis, nigris; rostro thorace breviore, recto, crasso, basi bisulcato, ibique carinalo, dense ruguloso-punctato , albido pulvereo; pronoto obtriangulari, pone oculos lobato, basi profunde bisinuato, antice coarctato, medio canaliculato, remote subvarioloso punc- talo, superfice reliqua dense ruguloso-punctulato, lateribus et disco, ver- rucis nonnullis instructo, nigro ; lineis quinque albidis, quarum discoïdalis sæpius antice posticeque abbreviata, ornato. Elytris punctato-striatis,
76 G. CAPIOMONT. (52)
interstitiis subtilissime coriaceis, vilta marginali supra dentata, aliaque discoidali plus minusve interrupta, maculaque basali, albidis.
Long. 9-10 mill.; lat. 4,6-5 mill,
Très-jolie espèce propre à l'Égypte. Elle offre, quant au dessin des élytres, une certaine analogie avec le L. Chevrolati Sch., mais elle est trois fois plus grande, régulièrement ovale el très-fortement convexe.
J'ai vu dans les cartons du Muséum une variété de cette espèce, dans laquelle la couleur blanchâtre, qui est ordinairement limitée comme je l'ai décrite, a envahi presque tout le pronotum et recouvre, en y compre- nant la suture, tout l’espace compris entre le quatrième intervalle de chaque élytre, de sorte que les élytres paraissent blanchâtres avec une bande intra-marginale noirâtre.
Sur d’autres individus, la bande latérale du pronotum envoie en dedans un prolongement qui se réunit à la bande discoïdale, et il existe sur les élytres à la base et dans l'intervalle intra-marginal quelques macules sup- plémentaires blanchâtres.
Le dessous du corps et les pattes sont entièrement recouverts d’un enduit crétacé blanchâtre.
Coll, du Muséum, Jekel, Kirsch, la mienne.
49. LARINUS GRANICOLLIS Bohem. in Sch., VII, 2, 41.
Ovatus conveæus, niger, cinereo-pubescens, fulvo pulvereus; rostro tho- race breviore, recto, crasso, apice dilatato, basi profunde bisulcato, tri- carinalo, undique ruguloso-punctulato ; pronoto convexo, antice coarctato, confertim ruguloso, lateribus verrucoso, dorso tenuissime carinato, basè profunde bisinuato, pone oculos lobato, lateribus albo-flavescenti margi- nato, superficie reliqua, fulvo-pollinoso ; elytris basi transversim impressis, subremote punctato-striatis, interstiliis confertim alutaceis, maculis qua- tuor ad basim, fasciculisque nonnullis albo-flavescentibus signatis,
Long. 41 mill.; lat. 5,6 mill.
Très-voisin du L. senilis, dont il n’est peut-être qu'une variété locale ;
(53) Monographie des Larinus. 77
cependant le rostre est plus court et plus élargi vers lextrémité, les sillons sont plus profonds, les carènes latérales plus évidentes, le prono- tum est plus court, les élytres plus brièvement obtriangulaires. Dans cette espèce et la suivante les bords des stries des élytres sont un peu élevés.
Russie méridionale, Collections Schônherr et von Heyden,
20. LARINUS SENILIS Fabr.
Ovatus , convexæus, nigro-piceus, cinereo-pubescens fulvo-pulvereus ; antlennis plus minusve rufescentibus ; rostro thorace breviore, recto, crasso, apice minus dilatato, basi sulcato, tricarinato, carinulis lateralibus obso- letis ; pronoto convexo, antice coarctato, confertim ruguloso, lateribus verrucoso, dorso medio carinula lævi instructo, basi profunde bisinuato, pone oculos lobato, lateribus albido vel flavido-pollinoso. Elytris basi trans- versim depressis, subremote punctato-striatis, interstitiis confertim aluta- ceis, fasciculis plurimis albidis vel flavidis, quarum duo basales majores, ornatis.
Long. 7-12 mill.; lat. 4-7 mill
Larinus senilis Fabr. — Sch., III, 136, 50, — lineatocollis Sch., III, 124, 29. — pollinis Laichart, Tyr. Ins. — Sch., III, 119, 24.
Espèce de taille très-variable; très-répandue en Europe. Les individus très-frais ont sur le pronotum, en outre de la bande latérale, trois autres bandes raccourcies, une au milieu et en avant et les deux autres de chaque côté du disque; de plus, les fascicules des élytres sont alors assemblés sous la forme d’une bande couvrant inégalement le premier intervalle.
Les L. lineatocollis Sch. et pollinis Laichart, fondées sur de pelits indi- vidus, ne sont pas même des variétés,
78 G. CAPIOMONT. — Monographie des Larinus. (54)
24. LARINUS CARINIRSTRIS Gyil, in Sch,, IL, 1214, 28.
Ovatus, convexus, nigro-piceus, cinereo-pubescens, fulvo pulvereus. Antennis plus minusve rufescentibus. Rostro longiore, angustiore, sub- arcuato, basi antice carinalo, minus profunde bisulcato. Pronoto obtrian- gulari, antice coarctato, basi profunde bisinuato, pone oculos vix lobato, punclis majoribus et minoribus mixtis, inæqualiter adsperso, hinc inde lævigato, in medio canaliculato, albido trilineato. Elytris obsolete remote punctlalo-striatis, interstitiis confertim subtiliter rugulosis, fasciculis albidis inæqualiter adspersis.
Long. 6-10 mill,; lat, 5-6 mill.
Espèce ayant quelques rapports avec le L. senilis, mais toujours plus petite, moins rugueuse et d’ailleurs facile à distinguer de ce dernier par son rostre beaucoup plus allongé, plus mince, et par l'absence presque complète de {ubercules verruqueux sur les côtés du prothorax,
Italie, Grèce, Russie méridionale, Turquie.
DESCRIPTION D’UNE
Nouvelle espèce de Staphylinide,
Par M. Vicron PYOT.
(Séance du 10 Décembre 1873.)
EEE
THINOBIUS LIGERIS Pyot. (PL::25, NYIL.)
Tête carrée, à peu près aussi large que longue. Épistome prolongé en avant en forme de museau obtus, séparé du front par un sillon qui va d’une antenne à l’autre. Vertex largement et fortement déprimé. Yeux petits, peu saillants, composés d’un petit nombre de facettes (40 au plus) qui sont très-larges, convexes et très-saillantes, ce qui leur donne l'appa- rence d’une réunion d’ocelles.
Antennes de onze articles, les deux premiers plus grands, les suivants transversaux, augmentant graduellement de grosseur pour former une massue ; dernier article plus long, cylindro-conique ; sixième plus étroit et plus court que les cinquième et septième.
Corselet transversal, presque en ellipse dont la courbe supérieure serait surbaissée ; plus court et un peu plus étroit que la tête, marqué sur son disque d’une forte et large dépression.
Élytres parallèles, un peu plus larges que le corselet, un peu plus longues que la tête et le corselet réunis, faiblement échancrées à l'angle sutural.
Abdomen rebordé.
Fémurs et tibias élargis et aplatis.
Tête et corselet brun de poix, marqués de points nombreux et couverts d'une pubescence assez forte, mais peu serrée. Antennes testacées à la base, rembrunies à partir du cinquième article, garnies de poils peu
80 VIcTOR PY0T. — Staphylinide nouveau.
nombreux, assez forts et irrégulièrement dirigés. Élytres brunes, mais paraissant jaunâtres à cause de la couleur de la pubescence dont elles sont
revêtues. Pieds testacés. Abdomen noir, brillant, à peu près imponctué, hérissé de quelques
poils au sommet de ses segments. Ailes ciliées, ainsi que le bord apical des élytres.
Longueur : environ 4/5° de millimètre.
Trouvé à Gien, au mois de mai, dans les débris laissés par les inonda- tions de la Loire, en même temps que les Thinobius linearis, minor, nitens, longipennis et atomus.
Le Thinobius ligeris (THINOBIE DE LA LOIRE) se distingue d’abord de toutes les espèces du genre par la dépression de la tête el du corselet.
Il se sépare en outre :
Des T!. longipennis et atomus, par sa tête plus large que le corselet, par tous les articles des antennes, excepté le dernier, au moins aussi larges que longs et formant une massue, par sa forme plus étroite ;
Des T. major el linearis, par sa taille beaucoup plus pelite, les articles des antennes transversaux et la forme du crochet;
Des rninor et delicatulus, aussi par sa taille plus petite et la forme du corselet ;
Du micros, par sa pubescence et sa ponctuation bien visibles, et par ses antennes en massue ;
Enfin, du nétens, par ses antennes à articles moins transversaux, par sa ponctuation uniformément répartie, non disposée en série sur le disque du corselet, plus fine et rapprochée sur les élytres, et, surtout, par son aspect non luisant.
Voir planche 2, N° II, figure 4, Thinobius ligeris, avec sa longueur naturelle à côté; — et, figure 4 «a, une antenne très-grossie.
REMARQUES
SUR LES
Anoxia emarginata, Lucasi et derelicta
ET
DESCRIPTION DE DEUX ESPÈCES NOUVELLES DU MÊME GENRE,
Par M. J. DESBROCHERS DES LOGES.
————————
(Séance du 14 Janvier 1874.)
Dans la séance du 27 août dernier (1), M. Reiche, à la suite de plusieurs observations synonymiques, conclut à la réunion des Anoxia derelicta M. et emarginata Coq., et émet l'opinion qu’il doit en être de même de l'A. Lucasi, Il me reproche, à ce sujet, « de n'avoir pas cherché » l'A. emarginata dans les Catalogues, où elle figure depuis longtemps. J'observerai à notre érudit confrère que, bien que l'inscription aux Cata- logues de l’insecte dont il s’agit me soit parfaitement connue, c’est sur- tout aux descriptions qu'il faut avoir recours pour trouver les caractères d'une espèce. J'avais séparé depuis longtemps, dans ma collection, sous le nom de À. emarginata &, plusieurs exemplaires de Bone, de forme peu allongée, à bandes squameuses assez peu marquées, ayant les tibias antérieurs émoussés et non redressés en dehors à leur sommet, le qua- trième segment abdominal entier, etc., et auxquels semblaient très-bien convenir les expressions suivantes de Coquerel : « Nigra ; thorax angulis posticis subacutis..……. pedes brunei. — Voisine de malutinalis, couleur générale plus foncée, » Les individus du Maroc, sur lesquelssj'ai établi l'A. derelicta, étant, au contraire : « très-allongés, atténués en arrière,
(1) Voir aussi Bulletin n° 16, p. 3 et fer trimesire 1873, p. XLI, (1874) 6
82 DESBROCHERS DES LOGES.
entièrement ferrugineux, à bandes blanches très-nettes (ressemblant ainsi beaucoup plus à l’A. ortentalis), à tibias antérieurs fortement prolongés en une dent aiguë redressée en arrière, et à quatrième segment abdominal échancré en triangle très-ouvert au milieu du bord inférieur, » j'ai pu les considérer comme distincts. Depuis, l'examen d’assez nombreux exem- plaires de l’A. emarginata provenant de l'Algérie, m'a permis de constater que la coloration et la forme de ces insectes ne sont pas absolument constantes : l'A. derelicta ne serait-elle qu’une variété locale de l’A. emar- ginata? (1). J'indiquerai plus loin les différences de ces deux insectes,
Quant à l'A. Lucasi, dont M. Reiche a bien voulu m'envoyer le type en communication, Contrairement à ses prévisions, elle est complétement différente de l'A. emarginata. Le moindre doute à cet égard n’est plus possible, grâce à une femelle de cette dernière espèce que je viens de retrouver dans mes cartons.
Un mâle de Philippeville, que j'avais pris tout d’abord pour l'A. Lucasi # avant d’avoir vu le type, constitue, de l’avis même de M. Reiche, une nouvelle espèce.
Enfin, la collection de M. de Jousselin, récemment acquise par M. E. Olivier, renferme, avec indication de la Hongrie pour patrie, une Anoxia éliquetée ortentalis, mais très-distincle par le pygidium échancré, et diffé- rente de l'A. emarginala par la forme tout autre du chaperon.
Je crois donc devoir donner la description des deux espèces inédites, compléter celle des À, Lucasi el emarginata, et faire connaître la femelle de celte dernière.
4, ANOXIA LUTEO-PILOSA, N. sp.
Long, 148 mill.; larg. 9 mill,
&, Entièrement noire, avec les antennes rousses et les tarses d'un ferru-
(4) Mais si l'on ne lient pas compte des différetices signalées plus haut, il n’est pas permis de maintenir la séparation des Anoæia australis et matutinalis, qui se distinguent par des caractères de moindre valeur.
Anoxia emarginata, Lucasi, derelicta, etc. 83
gineux sombre. Chaperon subrectangulaire (ses côtés étant parallèles), non distinctement sinué au milieu, concave, presque également relevé dans son pourlour, Feux non saillants. Antennes à deuxième article en angle obtus en dehors, transversal ; cinquième distinelement anguleux en de- dans ; massue plus courte que les trois articles précédents réunis, Pro= thoraæ à ponctuation serrée ne ménageant qu’une seule plaque lisse située en dedans de l’angle latéral ; marge basilaire un peu épaissie au milieu, non redressée, Écusson en demi-cercle, entièrement rebordé, Élytres parallèles, chargées de trois côtes obtuses rendues assez saillantes par la concavilé des espaces qui les séparent, densément et rugueusement ponc- tuées et finement ridées dans les intervalles des points (sans espaces lisses), presque tronquées ensemble au sommet, sans dent sur la suture ; calus postérieur assez saillant. T'ibias antérieurs courts, presque droits sur leur tranche externe, sauf la sinuosité produite par le redressement du sommet notablement prolongé en dehors; crochets antérieurs très-nette- ment rayés comme ceux des autres paires et à surface presque mate, Abdomen paré latéralement, sur chaque segment, d’une tache irrégulière- ment triangulaire, blanchâtre, le reste de la surface uniformément cou- vert de poils moins épais, d’un gris roussâtre.
Algérie : Philippeville. Un seül mâle de ma collection,
La forme du chaperon, la couleur et la disposition de la pubescence, les côtes des élytres, distinguent facilement cette espèce de l'A, emnar- ginala.
2. ANOXIA HUNGARICA. N, sp.
Long, 30 mill.; larg, 143 mill,
d, Très-voisine de l'A, orientalis, mème coloration (le pygidium et uné partie de l'abdomen sont d’un rouge ferrugineux chez l'exemplaire que j'ai sous les yeux). Chaperon en rectangle, trois fois aussi large que long, médiocrement concave, non échancré antérieurement et droit sur les côtés, séparé du front par une ligne enfoncée en forme d’accolade. Antennes à deuxième article saillant, arrondi en dehors; troisième subcylindrique ; quatrième article à peine avancé oblusément, cinquième prolongé en pointe
8! L DESBROCHERS DES LOGES.
très-aiguë en dedans. Prothorax ayant sa plus grande largeur au milieu, l'angle formé par la dilatation latérale élant au moins aussi rapproché du bord antérieur que du postérieur ; angles postérieurs presque droits et poin- tus. Élytres chargées d’une côte juxta-suturale étroite et presque entière, les autres très-peu saillantes. Tarses postérieurs à premier article trois fois au moins aussi long que large ; deuxième un peu plus court ; troisième et quatrième sensiblement plus longs que larges. Abdomen paré sur les côtés de plaques triangulaires d’un blanc squameux, très-nettes, et d’autres plus petites vers le milieu. Pygidium très-distinctement échancré, avec les côtés de l’échancrure en forme de dent. Pour le reste, semblable à l’A. orientalis. (Voir la description que j'ai donnée de cette espèce, Bull. 1873, p. XLI.)
Hongrie (collection de M. E, Olivier).
La forme du chaperon distingue aisément cette espèce de l'A. emargi- nata, et celle du pygidium ne permet pas de la confondre avec l’A. orien- talis, qui a, en outre, les articles des tarses postérieurs pas beaucoup plus longs que larges.
d. ANOXIA LUCASI Coq.
Long. 25 mill.; larg. 42 mill.
©. Légèrement ovalaire, entièrement noire, assez luisante en dessus, parée sur le prothorax de trois bandes longitudinales formées de poils squamiformes blanchâtres, les latérales plus vagues et plus larges; sur les élytres des poils analogues formant de fines marbrures, sans bandes lon- gitudinales (peut-être linsecte très-frais est-il uniformément pubescent ?). Téte convexe entre les yeux, densément ponctué. Chaperon peu déve- loppé, plus court que le reste de la tête; sur le même plan, et pareillement ponctué, séparé en arrière par une faible ligne sinuée, nullement concave, rebordé fortement sur les côtés, faiblement au milieu, qui est distincte- ment sinué, à angles latéraux arrondis. Feux à peine saillants. Antennes d’un brun de poix, luisantes, à troisième article légèrement en massue vers son extrémité, quatrième subarrondi, cinquième brièvement, sixième plus fortement prolongé en angle aigu ; massue subovale, à peine du double aussi longue que large, Prothorax transversal, à angles latéraux
Anôxia emarginata, Lucasi, derelicta, etc, 85
situés vers le milieu, les antérieurs saillants, aigus, les postérieurs obtus, légèrement émoussés ; côtés sinués avant ceux-ci; lobe médian subarrondi, imponctué ; une forte impression suivant les côtés de l’angle postérieur ; d’autres plus vagues derrière celle-ci; ponctuation formée de petits ronds imprimés, semblant un peu rugueux dans leur centre; une plaque lisse, mal limitée, vers le milieu latéral. Élytres munies vers la base de points analogues à ceux du prothorax, vermiculées-rugueuses postérieurement, à calus subapical peu prononcé, sans côtes distinctes; seulement un sillon longitudinal aboutissant à l'épaule et traversé au-dessous de celle-ci par un pli oblique. Pygidium à bords latéraux subcanaliculés, tronqué, avec une petite entaille au sommet. Abdomen assez densément squameux, tous les segments bordés d’une squamosité blanchätre, avec une tache trian- gulaire très-nette latéralement. Tibias antérieurs à première dent externe exactement triangulaire, pointue, les postérieurs munis à leur extrémité de deux longues épines droites.
Algérie,
Je n’ai vu que l’exemplaire unique possédé par M, Reiche et qui a servi à la description beaucoup trop vague de Coquerel,
H. ANOXIA EMARGINATA CO:
Long. 22-25 mill. ; larg. 12-13 mill,
d, D'un brun de poix, parfois moins foncé; antennes, pattes, portion des élytres et de l'abdomen plus ou moins ferrugineux, le prothorax res- tant noir, sauf les plaques lisses qui sont plus ou moins rougeâtres, sou- vent obsolètes; bandes du prothorax et des élytres formées de poils sub- squamiformes grisàtres. Chaperon visiblement rétréci en arrière, échancré en avant, aussi long que le reste de la tête, dont il est séparé par une excavation profonde, Antennes à troisième article un peu épaissi vers le sommet, mais non en massue ; quatrième brièvement, cinquième bien plus longuement prolongé en dedans, ce dernier formant un angle très-aigu, semblant un feuillet rudimentaire de la massue. Prothoraæ à angles laté- raux saillants, les postérieurs à peine émoussés; lobe médian largement arrondi ; marge basilaire distinctement relevée en rebord, même au devant de l’écusson, Écusson arrondi au sommet, où le rebord est interrompu,
86 DESBROCHERS DES LOGES, — Anoæia emarginata, Lucasi, etc.
Élylres assez arquées latéralement, pas plus rétrécies én arrière qu’en avant ; calus subapical prononcé. Tibias antérieurs larges, assez courts, fortement bisinués en dessus, à peine prolongés à leur extrémité qui ne se termine pas en forme de dent redressée en dehors. Abdomen à qua- trième segment régulièrement arqué, sans échancrure triangulaire au milieu du bord postérieur.
®. Très-semblable au mäle pour la coloration et la disposition des bandes squameuses des élytres. Chaperon un peu moins développé que chez le mäle, seulement un peu moins concave (silué par conséquent sur un plan très-inférieur à celui du front), échancré de même en devant, pas plus étroit en arrière qu’en avant, très-légèrement arqué latéralement, séparé du front par une ligne enfoncée, sinueuse. Antennes noires, à troisième article subcylindrique, quatrième et cinquième brièvement angu- leux, ce dernier subcunéiforme ; sixième semblant un feuillet rudimentaire de la massue; massue très-renflée, pas beaucoup plus longue que large. Tarses à articles bien plus grêles et plus longs que chez le mâle; tibias antérieurs fortement dilatés, munis de trois larges dents subspiniformes, émoussées, les intermédiaires au contraire très-minces, linéaires; les pos- térieurs épaissis vers le sommet, que terminent deux longs éperons arqués. Pygidium muni de chaque côté d’un sillon élargi en arrière.
Bone (ma collection).
Var. ? derelicta. &. Allongée, entièrement ferrugineuse, sauf une partie de l'abdomen qui est noirätre; bandes longitudinales du prothorax et des élytres formées de poils courts, squamiformes, d’un beau blanc, la juxta- sulurale très-nette, Chaperon très-échancré en devant. Prothoraæ à angles postérieurs plus émoussés ; rebord basilaire distinct, mais non relevé, Écusson subogival. Élytres légèrement atténuées en arrière, à dent de la suture très-prononcée ; calus subapical nul ou très-effacé. Tibias anté- rieurs longuement prolongés à leur extrémité en une pointe aiguë forte- ment redressée en arrière. Abdomen ayant le bord inférieur du quatrième arceau distinctement échancré en angle très-obtus qui laisse à découvert le bord lisse du troisième segment,
ESSAI
SUR LES
COCHENILLES ou GALLINSECTES
(HOMOPTÈRES — COCCIDES),
12e PARTIE (1),
Par M. le docteur V. SIGNORET,
(Séance du 14 Janvier 1874.)
SE EE SORT
Genre Physokermes Targioni-Tozzelti,
Ce genre a été créé par M. le professeur Targioni-Tozzelli, de Florence, pour les espèces de Lécanites à forme arrondie, telles que ?. reniformis, racemosus, cambit et hemicryphus. Pour nous, nous ne retenons ce genre que pour cette dernière espèce, si bien figurée déjà par Dalman en 1826, pl. 10, fig. 18 à 27.
Le caractère de ce genre est très-remarquable et repose sur la présence d'une cloison qui coupe l'animal en deux portions égales et que l'on ne peut voir qu’en brisant la coque; il est bien entendu que nous parlons de la vieille femelle arrivée à son état le plus avancé, Gette cloison est formée de la peau abdominale de l’insecte, peau qui, ne recevant plus d'accrois- sement à un moment donné, reste stationnaire, tandis que l’animal con-
(4) Voir Annales 1868, p. 503 et 829; 1869, p. 97, 109 eb 431 ; 1870, ps 91 et 267 ; 1871, p. 421; 1872, p. 33, et 1873, p. 27 et 395.
88 V. SIGNORET. (280)
tinue à croître sur sa face dorsale; alors il arrive un moment où les parties latérales venant à augmenter toujours, finissent par se toucher et à former une espèce de boule sur laquelle cependant, avec de lattention, on remarque une fissure à la face inférieure,
Dans le jeune adulte (pl. 3, fig. 4 «) on remarque tous les caractères des autres Lécanites, avec des antennes de six articles (fig. 4 b) et un tarse de la moitié moins grand que le tibia (fig. 4 c). Mais dans la vieille femelle il nous a été impossible de trouver ni pattes, ni antennes. Cepen- dant, comme notre étude n’a porté que sur un seul exemplaire, il nous est impossible de nous prononcer pour la négative,
PHYSOKERMES HEMICRYPHUS Dalman.
(PI, 8, fig. 4, femelle adulte vieille; 4 &, larve embryonnaire; 4 b, antennes ; 1 c, patte.)
L'insecle qui nous occupe se présente sous une forme sphérique inégale, offrant sur sa surface inférieure un sillon ou fente; cette fente, en l'ou- vrant par la pensée, se trouve être cloisonnée des deux côtés par la peau de l'abdomen de l'insecte, qui se trouve réunie à ce point par l'ac- croissement progressif des bords latéraux. Il est d’un brun jaunâtre lisse ; le derme est formé d’une tessellature assez régulière, dans le genre de celle que nous remarquons dans les Lecanium pyri, corni, etc., avec des ouvertures très-petites formant une ponctuation très-fine, n'étant visible qu’à l’aide du microscope.
N'ayant qu'un exemplaire à notre disposition, nous n'avons pu, malgré que nous l’ayons en partie sacrifié, retrouver ni pattes, ni antennes sur la portion de l’abdomen formant la cloison. Mais nous avons pu obtenir plu- sieurs embryons qui nous ont permis de les représenter figures 1 b et 1 c et de nous assurer de la vérité de la figure de Dalman.
La larve embryonnaire est longue, ovalaire, avec un menton uni- articulé, arrondi, l’anse des filets rostraux dépassant les pattes posté- rieures et atteignant presque l'extrémité abdominale.
Les antennes (fig. 1 b) sont de six articles, le troisième le plus long et égalant la longueur des deux suivants, le sixième un peu plus grand que
(281) Essai sur les Cochenilles. 89
chacun de ceux-ci, mais moins long que le troisième; chaque article offrant les poils ordinaires assez longs, trois sur le troisième, un seul sur le quatrième et le cinquième, sept ou huit sur le sixième, ceux-ci les plus longs.
Les pattes présentent un tarse court, à peu près moitié moins long que le tibia et accompagné des digitules ordinaires, grêles et longs. Le reste comme dans la majeure partie des Lécanites.
Gette espèce se trouve à l’aisselle des feuilles et des rameaux de pins, Longueur : 8 à 40 millimètres.
Nous ne savons rien du mâle de cette espèce, que nous devons à l’obli- geance de notre collègue et ami M, le docteur Giraud, qui l’a récoltée sur les pins, à Vienne.
Quant aux trois autres espèces placées dans ce genre par M, le profes- seur Targioni-Tozzetti, Catalogue, p. 41, et qui sont : L. reniformis Reau- mur, pour nous il fait partie du genre Kermès, que nous ne conservons que pour quelques espèces et dont nous nous occuperons plus spéciale- ment dans la prochaine partie de notre travail, qui comprendra les K. ver- milio, Bauhinit, variegatus el l'espèce ci-dessus, le K. reniformis. Nous avons déjà parlé de ces espèces et de certains caractères qui nous les font placer dans les Coccites et non dans les Lécanites. Ces caractères sont invisibles dans l’âge le plus avancé, état dans lequel nous les voyons le plus généralement ; mais à l’état de larve et surtout de larve embryon- naire, ces caractères sont tellement tranchés que nous pensons qu'après une étude plus approfondie de ces espèces, qui toutes présentent un men- ton mulliarticulé comme tous les Coccites, M. le professeur Targioni- Tozzetti sera d'accord avec nous pour les exclure des Lécanites, d’autant que l'absence des squames caudales vient encore s’ajouter au caractère énoncé ci-dessus.
Nous avons déjà indiqué quelques espèces qui, des Lécanites, devraient se placer parmi les Coccites, entre autres une espèce vivant sur l'olivier, le Pollinia Costæ, qui serait, par les caractères du mâle, un Coccite, ainsi que par l'extrémité abdominale de la femelle; comme on peut le voir d’après la figure 4 a, planche 8 du tome X, 4° série, et par la figure 4 c qui représente le menton mulliarticulé. Nous signalons donc ces questions aux auteurs qui viendront après nous,
90 V. SIGNORET. (282)
Quant au Physokermes racemosus, il nous est inconnu et nous ne pou- vons dire au juste dans quel groupe il conviendrait de le ranger ; provi- soirement nous l'avons placé dans le genre Lecanium, page 445 (275), pl. 43 (xx Coccides), fig. 16, Annales de la Société, 1873. Nous en dirons autant du Physokermes cambii, Ces deux espèces de Ratzeburg pourraient bien être déjà connues : ainsi le cambii serait sans doute le L, vartegatus des auteurs anciens, qui vit sur le chêne; et le racemosus le L. abietis Geoffroy.
Genre Ericerus Guérin-Méneville.
Ce genre se distingue de tous les autres par une femelle formant une Sphère plus ou moins arrondie, présentant une section en dessous pour l'insertion sur la plante, mais surtout par les mâles qui se trouvent réunis en très-grande agglomération le long et autour des branches des arbres sur lesquels cette espèce vit ; ce n’est donc pas, par un caractère bien défini que l'on peut décrire ce genre.
Dans la plupart des Lécanites nous voyons le mâle isolé recouvert d’une simple plaque formée d’une sécrétion cireuse et dans quelques cas lai- neuse ; ici c’est une masse céro-spongieuse que l’on voit et qui est sécrétée par l’insecte lui-même, et c’est dans cette masse que se trouvent des espèces de loges dans lesquelles on découvre un sac renfermant le mâle, qui, à certaine époque de sa vie, s’en échappe de lui-même. C’est cette masse céro-spongieuse qui sert industriellement à confectionner en Chine des bougies analogues à notre stéarine, Plusieurs auteurs se sont occupés d'indiquer et de décrire cette industrie ; mais ce serait sortir de notre cadre d’en parler.
La femelle est sphérique, globuleuse; elle présente en dessous une coupe en ovale allongé pour son insertion (Voir la planche IV, Goccides, figure 8 «, des Annales de la Société entomologique de France, année 1869).
Le mâle est grand, très-long, renfermé dans la masse céro-spongieuse.
Il présente tous les caractères des mâles de Lécanites (même planche que ci-dessus, figure 8); il présente six ocelles et quatre yeux (pl. 3, 1874
(283) Essai sur les Cochenilles. 91
[xx Cocc.], fig. 2); les antennes sont très-longués ét pubescentes: les élytres sont d’une forme allongée, moins ovalaire que d'habitude ; le balancier offre deux soies à l'extrémité,
ERICERUS PE-LA Wes{twood.
(PI, 3, fig. 2, tête du mâie ; 2 a, extrémité abdominale du mâle; 2 b, patle.)
Il ne faut pas confondre cette espèce avec le Coccus ceriferus qui fait parlie du groupe des Geroplastes ; dans celui-ci c’est la femelle qui pro- duit la cire, tandis que dans le Goccus Pe-la c’est le mâle. L’agglomé- ration de très-nombreux essaims de mâle exsude la matière cireuse dans laquelle ils sont emprisonnés. Celte masse est quelquefois assez abon- dante pour entourer complétement les rameaux et même les branches des plantes sur lesquelles cette espèce vit; nous disons les plantes, car, au dire des auteurs qui se sont occupés de ce sujet, on en rencontre sur plusieurs, entre autres le Rhus succedanus, le Ligustrum glabrum, l'Hibiscus syriacus, le Celastrus ceriferus, etc. Nous renvoyons, pour plus de détails, au Compte rendu de l’Académie, tome X, pages 618 et 666; — Revue zoologique de Guérin-Méneville, 1830, 120, — et Garde- ner’s chronicle, London, 1853, 532, où nous trouvons un article et de très-bonnes figures de notre collègue et ami M. Westwood,
La larve est ovalaire, d’un jaune brun ; les antennes sont de six articles, dont le dernier le plus long, puis le troisième, sur lesquels on remarque un très-long poil, surtout sur le sixième, vers le tiers supérieur, où ce poil est aussi long que lantenne elle-même ; le deuxième et le quatrième article sont les plus courts. Sur le second on voit deux poils et sur le quatrième un seul. Le menton ou lèvre inférieure est en cercle arrondi, Les filets rostraux sont très-longs. Les pattes offrent des tarses aussi longs que le tibia. Les crochets, très-longs, sont accompagnés des digitules ordinaires, qui sont très-longs et filiformes,.
L’adulte, plus brun, est globuleux dans la dernière période de sa vie : il présente en dessous une coupe ovalaire concave à son point d'insertion ; de plus on remarque la fente abdominale.
92 V. SIGNORET. (284)
Dans les jeunes adultes, soit mâles, soit femelles non fécondées, la forme est aplatie comme dans la majeure partie des espèces de ce groupe.
Les antennes sont de six articles, dont le troisième aussi long que le sixième. Les longs poils de la larve ont disparu.
Les pattes sont fortes, les tibias et les tarses d’égale longueur ; les cro- chets sont longs, les digitules des tibias très-déliés et très-longs, ceux des crochets moins longs qu'eux, mais plus longs que d'ordinaire. L’an- neau génito-anal offre six poils.
Le mâle est fauve brunâtre, tel qüe nous le voyons dans la masse céro- spongieuse, mais il est probable qu’il est rouge dans l’état frais. Il est très-grand (Ann. Soc. ent. Fr., 1869, pl. IV, Cocc., fig. 8), avec le thorax très-grand, présentant les côtés supérieurs très-évasés. L’abdomen, aussi long que le thorax, est moins large que celui-ci. Sur l’avant-dernier seg- ment et au sommet, de chaque côté on voit un faisceau de poils épineux ; sur le dernier, de chaque côté, deux longs poils, autour desquels s’agglo- mère une sécrétion formant les deux longues soies ordinaires. Le pénis (pl. 8, fig. 2 a) est plus du tiers de la longueur de l'abdomen. Les ailes sont très-longues, transparentes et un peu brun rougeâtre vers la côte. Le balancier, assez long, offre deux soies à l’extrémité. La tête, vue de profil, paraît tronquée et un peu échancrée en avant; elle est plus large que longue et présente postérieurement un étranglement en forme de col; on y voit six ocelles et quatre yeux (pl. 8, fig. 2) sur un cercle pigmenteux noirâtre.
Les antennes sont très-longues, très-pubescentes, de dix articles, dont les troisième à septième les plus longs et presque égaux entre eux; les deux basilaires sont les plus courts.
Les pattes, longues, sont très-pubescentes; le tarse égale le quart de la longueur du tibia ; les crochets ordinaires.
Nous devons cette espèce à notre regretté collègue et ami Guérin- Méneville,
Nous avons figuré dans ce recueil, en 1869, planche 4, figure 8, le mâle, figure 8 «, la femelle, et planche 3, qui accompagne ce mémoire, figure 2, la tête, figure 2 «, l'extrémité abdominale du mâle, et 2 c, l’ex- trémité d’une patte,
(285) Essai sur les Cochenilles, 93
Genre Lecanopsis Targioni-Tozzetti.
Nous ne connaissons pas Ce genre en nature, mais voici la description que nous en avons reçue de notre collègue et ami M. Targioni-Tozzetti :
« Corpus convexus, superne Convexus, margine expansus, postice fissus, lobis obtusis approximatis inflexis.
« Antennæ breves, conicæ, 6-articulatæ, articulis tribus basalibus majo- ribus, terminalibus invicem subæqualibus, minoribus. Os angustum,
« Pedes validi breves, tibia antice excavata, tarso ovato aculo, ungui- cula acerosa prædito, tibiaque in apice truncato excavato oblique inserto. »
Ce genre paraît devoir se rapprocher beaucoup du suivant, qui, pour nous, en différerait par l'absence des membres et des antennes.
4, LECANOPSIS RHIZOPHILA Targioni-Tozzetti.
(PI, 8, fig. 3, femelle vieille; 3 «, antenne.)
Nous ne pouvons rien dire de cette espèce que, pour bien décrire, il faudrait avoir dans l’élat naturel. Seulement, à la description ci-dessus du genre nous ajouterons qu’on a pris cel individu aux racines de l’Aspe- rula cynanchinæ ? au mont Morello, près de Florence, et que sa longueur est de 6 millimètres sur 3 1/2 de large.
Nous ferons remarquer le caractère tout particulier de cette espèce d’avoir les pattes fortes, courtes, et les tibias antérieurs présentant un sillon pour recevoir le tarse.
Cette espèce pourrait bien être une de celles décrites par les auteurs, soit le Porphyrophora radicum graminis Bärensprung, soit le C. radicum graminis de Geoffroy et de Fonscolombe, dont nous faisons suivre les descriptions.
Le mâle et les larves sont inconnus.
94 V. SIGNORET, (286)
2. LECANOPSIS ? RADICUM GRAMINIS Bärensprung.
Porphyrophora radicum graminis Bärensprung, Journ. Zool. Zoot. und Palæont, 1848, p. 175.
d, Inconnu.
®. Trouvée plusieurs fois et en différents endroits, près de Berlin et à Prague, sur le Poa festucæ.
Les femelles de ce genre ressemblent beaucoup aux €, phalaridis et ra- dicum Fonscolombe. Elles ont le corps épais, charnu, d’un rouge pâle, et en avant deux pelits yeux.
Les antennes sont filamenteuses, de six articles.
Les jambes sont très-petites et non comme chez le G, polonica destinées à creuser, Ù
Le dernier segment du corps porte de chaque côté une papille garnie de quelques poils.
De l'anus sort une substance blanche, comme chez les Dorthezia, et qui forme une espèce de tuyau très-petit, long d’un cinquième de ligne.
Dans la laine molle et frisée qui l'entoure se trouve une grande quantité d'œufs jaunâtres, dont partie femelles, partie mâles.
Les larves femelles sont ovalaires, les antennes de six articles, pubes- centes: les tarses ont quatre articles et une griffe; le dernier segment abdominal ressemble à celui de la femelle.
Les larves mâles ont une forme cylindrique, avec les antennes et les jambes comme dans la femelle, Le dernier segment porte deux paires de verrues garnies de courts poils.
Comme la forme des antennes et des jambes diffère de celle des espèces du genre Porphyrophora, celle espèce pourrait ne pas appartenir à ce genre, auquel elle ressemble seulement parce qu'elle vit comme Jui sous terre. (Barensp., loc, cit.)
(287) Essai sur les Gochenilles. 95
3. LECANOPSIS ? RADICUM GRAMINIS Fonscolomhe.
Coccus radicum graminis Fonscolombe, Ann, Soc. ent. Fr., 3° vol, (1834),
Lt
2
«
{
=
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€ {
=
A
(
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«
=
€
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«
p. 219, 49, pl. IIL fig. 8.
« C. ovalus oblongus, conveæus, carneus, ani mucrone carnoso-fusces- cente. Coccus phalaridis ? Lin. Fabric., non G. phalaridis Encycl, me- thod. nec Geoffroy, ob habitationem in Culmis et fiquram Geoffroyi.
« Son corps est oblong, ovale, un peu convexe en dessus, très-aplali en dessous, rebordé de tous les côtés, arrondi aux deux extrémités ; la postérieure est surmontée d’une pointe conique, charnue, brunâtre, tandis que la couleur de tout le corps est d’un incarnat tendre; on aperçoit quelquefois un point noir vers la tête. Il est mou, charnu, rempli de liqueur, légèrement cotonneux du côté qui tient à la racine du gramen ou chiendent auquel il s'attache; ce coton est rempli d'œufs oblongs, d’un rose pâle.
« On le trouve en avril, sous les pierres et contre les racines du Fes tuca cæspitosa Desfont., sur les collines très-arides de Saint-Canadet (Aix), où croît celte plante, »
Ainsi, tout, jusqu’à ce point, même la figure, se rapporte parfaitement » » JUSQ P
à l'espèce qui suit cette description et que nous nommons Aclerda sub- terranea; mais la suite ne peut lui convenir, la nôtre élant apode à l’époque de la ponte, à l’âge adulte. Ainsi il ajoute :
« « «
« Au temps même de la ponte on distingue LES PATTES ET LES AN- TENNES, qui m'ont paru filiformes ou même moniliformes. Cette parli- cularité devrait peut-être la faire placer dans la 2° division (les Coccus vrais), quoique je n’aie aperçu aucune trace d’anneaux. » (Fonscolombe,
loc. cil.)
Si nous ne pouvons admettre cette espèce pour notre Aclerda, rien ne
s'oppose à ce que ce soit le Lecanopsis rhysophèila Targ.; mais il faudrait au moins connaitre celui-ci en nature pour pouvoir se prononcer,
96 V. SIGNORET. (288)
Genre Aclerda Signoret.
Ce genre, très-voisin du Lecanopsis Targioni-Tozzetti, s’en distingue de suite par l'absence d’antennes et de pattes dans l'adulte.
Le corps est épais, charnu, presque mou, plus ou moins demi-globuleux ovalaire, mais affectant cependant toutes les formes, suivant l'endroit où H est fixé.
Dans la larve il est très-allongé, avec les côtés parallèles (pl. 3, fig. 4 a), et l'on trouve des antennes et des pattes; celles-là ont six articles très-détachés et les pattes sont très-longues.
Nous regrettons d’être, quant aux planches, obligé de nous restreindre le plus possible, ce qui nous empêche de reproduire un grand nombre de caractères qu’il eût été très-intéressant de faire mieux saisir qu’avec une description. ;
Nous n'avons pas été favorisé dans les diverses phases dans lesquelles peut se montrer ce genre, ne l'ayant toujours récollé qu'à la même époque, l'hiver. Ainsi nous n'avons jamais trouvé de femelles avec des œufs, et par conséquent nous ne pouvons affirmer qu’elle soit toujours nue ; cependant tout nous porte à le croire, n’ayant jamais rencontré qu'une très-légère couche cotonneuse sous tous les nombreux exemplaires que nous avons récoltés.
Nous avions cru tout d’abord avoir trouvé le genre Lecanopsis Targioni, que nous venons de décrire, mais l'absence de membres et d'antennes dans l’adulte nous empêche d'y placer notre espèce et nous force à créer un genre nouveau.
Nous pensons que le genre Eriopeltis, que nous avons décrit autrefois, devrait venir se placer près de ce genre, ainsi que le Ségnoretia luzulæ L. Dufour (clypeata Targioni), dont la larve embryonnaire a la plus grande ressemblance avec celle-ci.
(289) Essai sur les Cochenilles, 97
ACLERDA SUBTERRANEA Signoret.
(PI. 3, fig. 4, extrémité abdominale d’une vieille femelle adulte dans sa coque ; 4 «, larve embryonnaire.)
Nous trouvons cette espèce assez communément sur les racines de plusieurs espèces de Graminées, en particulier sur des Agropyrum et Milium ; nous l’avons récoltée dans beaucoup de localités du midi de la France, de Perpignan à Nice.
Sa longueur est très-variable, ainsi que sa forme, qui varie suivant les obstacles que cette espèce peut rencontrer pendant sa croissance après qu'elle s’est fixée. Sa longueur est de 2 à 4 millimètres, sur une largeur de 4 14/2 à 2 1/2 et la hauteur de 4 1/2 à 2 1,2. Elle est d’une couleur jaune blanchâtre, ponctuée sur le disque dans le jeune âge, plus foncée et presque brune dans l’âge extrême. Si élle ne rencontre aucun obstacle à sa croissance elle est arrondie, très-convexe en dessus, aplatie et même concave en dessous. Elle est ponctuée sur le disque et surtout vers les bords latéraux. L’extrémité abdominale (pl. 3, fig. 4), est très-rugueuse, d’une consistance cornée el plus obscure. Sur toute la surface on observe des filières assez isolées sur le disque, mais beaucoup plus rapprochées vers l'extrémité abdominale, qui présente au bord un grand nombre de poils. La fente est peu profonde et on y voit les deux squames caudales, qui sont très-petites, et un peu au-dessus l’anneau génito-anal, qui offre un grand nombre de poils aplatis et quelquefois bifides. Le rostre est court, la lèvre inférieure en demi-cercle. Les filets rostraux sont assez longs. Au- dessus du rosire on aperçoit une petite surface cicatricielle, indiquant la place que devaient occuper les antennes, qui sont représentées par une espèce d’épine.
Nous n’avons jamais rencontré de femelle avec des yeux; mais dans le corps d’une vieille mère toute desséchée nous avons été assez heureux pour trouver au milieu de productions cryplogamiques plusieurs larves embryonnaires qui sont remarquables par leur longueur qui est quatre fois plus grande que large : elles mesurent de 75 à 80 centièmes de milli- mètres de longueur sur 20 à 25 de largeur (pl. 3, fig. 4 a). Elles sont très- aplaties. Les antennes sont composées de six articles, dont le deuxième
(1874) 7
98 V. SIGNORET. (290)
est le plus petit et le troisième le plus long, puis le sixième. Les pattes sont longues, le tarse et le tibia d’égale longueur. En avant on remarque une petite protubérance céphalique et un peu en dessous de chaque côté les yeux très-pelits. A l’extrémité abdominale se trouvent les deux squames caudales avec deux très-longues soies. Chaque suture des segments abdo- minaux se bifurque en arrivant vers les bords latéraux, et à chaque divi- sion on voit un très-petit poil.
Nous n’avons jamais rencontré de mâles.
Dans le Bulletin de nos Annales pour 14872, page XxxYI, nous avons parlé de cette espèce, et à cette époque nous avions pensé que c’était le Lecanopsis rhyzophila décrit ci-dessus; mais à l'examen ayant reconnu que notre espèce était apode, elle ne pouvait lui être rapportée; alors nous avions pensé qu'une espèce aussi commune devait être décrite par les auteurs qui nous ont précédé ; nous nous sommes donc reporté aux espèces vivant aux racines des plantes : ainsi au Coccus phalaridis Geolroy, qui vit au pied du gramen ; au Coccus radicum graminis de Fonscolombe, qui vit dans les racines; au Porphyrophora radicum graminis de Bärens- prung et Lôüw; mais toutes ces espèces sont décrites avec pattes et antennes. Nous avons donc été forcé de croire que la nôtre était nouvelle, ce qui nous a décidé à la décrire comme telle, Voir, du reste, les descrip- tions de Bürensprung et de Fonscolombe à la fin du genre précédent.
Genre Fairmairia Signoret.
Ce gente se distingue de tous les Coccides par la forme particulière du bouclier qui le recouvre dans l’état le plus avancé. Prononçant ce mot de bouclier cela semblerait devoir lui assigner une tout autre place que celle qu'il occupe ici, et certainement si nous avionsstrouvé cette espèce plus tôt, nous l’aurions placée dans les Lécano-Diaspites, avant les Geroplastes. Seulement le bouclier est ici d’une forme toute particulière et ne rappelle en rien ce que nous avons vu jusqu'ici. Il est de consistance écailleuse, nacré, blanc et comme formé de deux parties adossées l’une à l’autre el en forme de toit, Cetle enveloppe est formée d’une sécrétion circulaire, rayonnée, qui, d’abord très-petite, s'augmente de cercles concentriques
(291) Essai sur les Cochenilles, 99
qui viennent se juxtaposer en dessous des précédents. Quant à l’insecte qui en occupe la cavité, il est d’abord, à l’état de larve, de forme aplatie, deux fois plus long que large; mais en croissant, sa convexilé augmente et bientôt il devient plus haut que large (fig. 5 a), tout en conservant sa forme allongée relative : ainsi il est deux fois et demie plus long que large, avec le dessus très-convexe et le dessous très-aplati.
Cette espèce conserve ses antennes et ses membres,
Les antennes sont composées de huit articles dans l’état adulte (fig. 5 6), de six dans la larve.
Les tibias sont un tiers plus longs que les tarses, les digitules sont courts et épais. L'espace stigmatique du bord présente deux épines en forme de crochets, la lèvre où menton triangulaire avec les angles arron- dis, les filets rostraux courts, l’anse ne dépassant pas les pattes intermé- diaires. ÿ
Le reste comme dans les Lécanides.
FAIRMAIRIA BIPARTITA S'gnoret.
(PI. 8, fig. 5, coque de vieille femelle adulte; 5 «, femelle vieille adulte ; 5 b, antennes.)
Bouclier élevé, en forme de toit, d’un blanc nacré, avec rayons et cercles concentriques tres-faibles; deux fois plus long que large et composé de deux parties contiguëes (pl. 3, fig. 5), ne formant cependant qu’une seule cavité dans laquelle nous trouvons l’insecte formant une masse plus ou moins informe et lorsque les œufs sont pondus repoussée vers une des extrémités. Avant cet état, la femelle forme une masse ovalaire (fig. 5 a) deux fois et demie plus longue que large, avec le dos très-élevé. La lon- gueur est de 3 millimètres sur 4 de largeur et 1 1/2 de hauteur. Dans tous les états elle conserve ses membres et ses antennes. Ces dernières offrent huit articles, dont le troisième est le plus long ; puis viennent en diminuant les quatrième, cinquième et huitième ; le sixième et le septième les plus courts. Le second article, épais et court, offre un poil très-long, Les pattes sont courtes, le tibia plus long que le tarse, les digitules du
100 V. SIGNORET. (292)
crochet, très-long, terminés en cornet évasé. Le dos est comme caréné en toit, arrondi, presque lisse et offrant quelques rares filières en forme de points arrondis, en dessous des poils; sur les espaces stigmatiques une ponctuation arrondie, et dans le sinus du bord deux épines courbes en forme de crochet. A l'extrémité de l'abdomen, dans la fente anale, deux très-pelits squames, et, en dessus, l'anneau génito-anal garni de poils que nous n'avons pu isoler; au-dessus de l'anneau, sur la première suture abdominale, deux poils très-longs et de chaque côté deux plus petits. Le rostre offre des filets dont l’anse atteint à peine les pattes intermédiaires. Le menton, plus large que long, est triangulaire, les angles très-arrondis, la base plus large que les côtés.
L’œuf est en ovale arrondi, de 40 à 42 centièmes de millimètre sur 20 à 21 de large.
La larve embryonnaire est presque trois fois plus longue que large, avec des antennes de six articles, dont le troisième le plus long ; sur le sixième un poil très-long, rappelant l'antenne des espèces du genre Eriopeltis ; les squames caudales, assez grandes, offrent une soie très-longue.
Le reste comme dans les Lécanides.
Nous avons récollé cette espèce dans deux localités assez différentes : l’une à Hyères, sur le talus d’un ruisseau, en compagnie de nombreux exemplaires de lEréopeltis festucæ, et sur l’Agropyrum campestre, pen- sons-nous ; la seconde à Cannes, dans une localité très-sablonneuse, au bord de la mer et sous des Mezembrianthemum.
Cette espèce ne paraîl pas commune ; c’est sans ntredit une des plus jolies et des plus singulières formes de Coccites. Sa coque est formée de deux parties sécrétées, l’une probablement par les filières de l'extrémité abdominale, Pautre par celles de l’extrémité céphalique; chaque partie offre à son point le plus culminant une espèce de mamelon avec un léger espace vide, et chaque partie a sa sécrétion formée de cercles concen- triques qui lui sont propres avec des rayons partant de chaque mamelon ; le tout blanc et presque imperceptible et formant une mince pellicule d’un blanc nacré, un peu transparente sur les bords et vers le sommet.
Nous n'avons jamais rencontré la forme mäle, et, comme c’est en hiver que nous avons récolté la femelle et que nous avons eu des éclosions de jeunes en avril, nous pensons qu’en élé on pourrait probablement trouver le sexe mâle.
(293) Essai sur les Gochenilles. 101
Genre Carteria Signoret.
Ne pouvant classer l’espèce connue depuis longtemps sous le nom de Coccus lacca dans âucun des genres connus, nous sommes forcé de créer un genre nouveau que nous nommerons Carteria, comme hommage à l’auteur qui a le mieux décrit cette intéressante espèce.
Parmi les auteurs nous trouvons Kerr, qui, en 1781, donne déjà un assez bon historique et une description de la larve et de l’insecte, le tout avec des figures qui laissent beaucoup à désirer. Plus près de nous, en 1861, nous trouvons un excellent travail de M. Carter, du Bengale, avec de bonnes figures de cette Cochenille à tous les états. Cette notice est insérée dans Annals et Magazine of natural History, vol. VII, 3° série, 1861, Plus récemment encore nous trouvons une note de M. Gernet dans le Bulletin de la Société impériale des Naturalistes de Moscou, année 1863, p. 154, pl, 4, et qui nous semble la simple reproduction du travail de M. Carter; mais il nous paraît bon de l'indiquer aussi pour les personnes qui voudraient s'occuper plus spécialement de cette espèce et qui trou- veraient dans ces deux ouvrages des détails particuliers qu'il nous est impossible d'indiquer ici.
Nous pourrions citer d’autres auteurs qui ont parlé de la laque et mème de l’insecte qui la produit, mais plutôt commercialement qu’au point de vue de l’histoire naturelle.
Nous abordons maintenant l'espèce elle-même, et tout d’abord où la classer ? Est-ce un Lécanide ? est-ce un Coccite ? Avant l'étude sur nature nous aurions été certainement très-embarrassé de nous prononcer ; mais de notre examen il résulte pour nous que c’est un Lécanile, parce que la lèvre inférieure ou menton est uniarticulé, qu’il y a les deux squames anales, encore bien que dans cette espèce elles soient presque impercep- tibles, confondues qu'elles sont dans les poils de lanneau génito-anal vraiment extraordinaire dans cette espèce ; de plus, par le pénis du mâle qui est très-long et presque droit (fig. 6 b).
Il resterait à déterminer le genre; c’est ce qui nous est impossible, n'en connaissant aucun auquel le rapporter. Peut-être pourrions-nous trouver des espèces analogues dans les genres de Schrader, mais n’en n'ayant vu aucun en nature et vu notre ignorance à cet égard, nous
402 V. SIGNORET, (294)
sommes forcé de créer un genre nouveau qui sera défini par nous par les caractères suivants :
Anneau génito-anal placé et formant l’extrémité même de l'abdomen ; squames caudales très-pelites, avec une longue soie dans la larve, celle-ci ayant des pattes et des antennes.
Adulte sans antennes ni pattes. Les deux longues soies des squames caudales disparaissent à cet état, et l'anneau génito-anal offre un grand nombre de poils.
Libre à sa naissance, mais bientôt renfermé dans une galle de contex- ture ligneuse (1) et entouré d’une matière résineuse.
Le mâle est aptère ou ailé, suivant l’époque de la génération, M. Carter en indique deux, une estivale et l’autre hivernale, et ce serait cette der- nière qui présenterait le type ailé.
CARTERIA LACCA Kerr.
(PI. 3, fig. 6, extrémité abdominale d’une vieille femelle adulte; 6 a, larve embryonnaire ; 6 b, extrémité abdominale du mâle.)
Ce n’est pas sans difficultés que nous avons pu nous procurer celte espèce, et même, malgré de nombreuses recherches, nous n’avons pu trouver de mâles entiers. C’est en faisant dissoudre la laque en bâton que nous avons pu avoir des exemplaires dans les résidus. Ce sont généralement de jeunes larves embryonnaires que nous nous sommes procurées par ce moyen et que nous avons pu étudier en nature cette espèce. Mais on comprendra sans peine que les personnes qui voudront des détails plus complets que ceux que nous donnons devront avoir recours à la notice de M. Carter, qui, lui, a pu étudier sur nature même, à toutes les époques et par conséquent à tous les états.
Nous devons prévenir aussi les personnes qui voudraient agir comme
(1) C’est surtout par ce caractère qu’il se pourrait que celte espèce entrât dans une des coupes de Shrader, car il en est d’'apodes et renfermées dans des galles ; seulement aucune de ces galles ne sont entourées de matières résineuses ou autres, et par conséquent ce serail encore un caractère distinctif.
(295) Essai sur les Cochenilles. 103
nous, qu’elles auront besoin de faire beaucoup d'essais, toutes les laques n'étant pas également bonnes; pour nous, il y en à une naturelle résul- tant de la piqûre même de l’insecte, et une autre artificielle, provenant d’incisions faites à la plante. La sécrétion n’est pas la même dans les deux cas : dans la première, qui est très-soluble dans l'alcool, on trouve des insectes en assez grand nombre et à des états divers, suivant l’époque de la récolte; la seconde n’est pas entièrement soluble dans l'alcool, c’est une gomme-résine ; dans celle-ci il y a peu de sujets. Du reste, c’est avec la plus grande difficulté qu’on peut, au milieu des débris de toutes sortes, distinguer et éliminer cette espèce, qui est très-petite, et il faut s’armer de patience et d’une très-forte loupe,
Du reste, pour en finir avec les accessoires, nous dirons que c’est avec les jeunes cochenilles qu'on peut obtenir la couleur connue sous le nom de laque carminée, et non avec la résine qui, elle, peut servir industriel- lement pour des vernis et pour des cires à cacheter,
Maintenant nous abordons le sujet entomologique :
La larve, rouge, très-pelite, de 25 centièmes de millimètres, est de forme ovalaire allongée. Au moment de naitre elle présente une dépres- sionen avant sur les côtés de la tête, au niveau des yeux, et est un peu échancrée en avant de la tête, entre les antennes; mais ces sinuosités et dépressions disparaissent bientôt et l’insecte paraît ovalaire arrondi (pl. 8, fig. 6 a). Ce qui frappe le plus, c’est la position toute spéciale de l'anneau génito-anal, qui est très-grand et qui occupe l'extrémité même de l’abdo- men. Cet anneau, incliné de haut en bas et d'avant en arrière, est arrondi et armé de six poils; de chaque côté les squames à peine distinctes et offrant deux très-longues soies.
Les antennes sont très-remarquables : elles sont de six articles, le pre- mier basilaire épais, avec trois poils très-courts ; le second beaucoup plus étroit, avec deux poils, dont un plus long; le troisième, très-long, égale les trois suivants et présente un poil court au sommet; le quatrième aussi court que le second, avec un poil à l'extrémité; le cinquième, le plus remarquable, est court, en forme de toupie, et présente trois très-longs poils figurés par tous les auteurs, mais mal placés.
Les antennes sont généralement mal figurées et mal décrites : ainsi Gernel indique tantôt cinq articles, d’autres fois six; Carter n’en figure que cinq. Nous pensons qu'il y à erreur dans Gernet, fig. 3 b : il manque évidemment l'article basilaire, Dans Carter, les quatrième et cinquième
104 V. SIGNORET. (296)
articles sont réunis ; nous avons peine à nous expliquer cette petite erreur, la planche étant remarquable sous tous les rapports et beaucoup plus complète que nous ne pouvons le faire ici, la place étant trop restreinte dans notre travail monographique qui ne peut comporter une trop grande étendue.
En dessous des antennes on observe deux très-petits yeux. Au milieu, le front et le rostre occupent plus du tiers de la largeur de l’insecte, le men- ton en cercle arrondi, les filets rostraux excessivement longs, plus de trois fois plus longs que linsecte même.
Les paltes sont comme dans la majeure partie des Lécanites, les tarses et les tibias d’égale longueur, le crochet long et accompagné des digitules ordinaires.
Le corps présente de chaque côté un poil à chaque segment et sur Pavant-dernier un petit faisceau de trois poils; en outre, de chaque côté de la ligne médiane, une série de poils très-petits.
Dans les figures et les descriptions de Carter, cette espèce aurait, vu sa position claustrale au milieu d’une loge entourée de résine, la faculté d'émettre au dehors des espèces de branchies. Nous ne ne savons trop qu’en penser ; nous supposons que c’est plulôt une sécrétion caduque et d’une matière céro-résineuse blanchâtre, comme pour la plupart des espèces de celte famille. N'ayant pu constater ce fait, nous ne pouvons en rien dire.
Dans l’adulte, dont la taille est variable de 50 à 75 centièmes de milli- mètre et même moindre probablement, ce qui frappe le plus est l'absence de pattes et d'antennes, ainsi que les deux longues soies des squames. Les filets rostraux sont proportionnellement moins longs, et l'anneau génito-anal présente dix poils (pl. 3, fig. 6). Le nombre de points enfon- cés des espaces stigmatiques est plus grand.
La forme est la même que celle de la larve, exclusion faite de la forme particulière de la larve embryonnaire, déprimée en avant.
Quant au mâle, nous n'avons pu obtenir que des débris; mais, à l’aide des figures de Carter et de ses descriptions, nous sommes arrivé à le bien définir. 11 ressemble en général à tous les mâles de Lécanites. Seulement il y aurait deux générations dans l’espace de l’année, dont la première serait aptère et la seconde ailée.
Carter indique sept articles aux antennes, sans compter, dit-il, les deux articles basilaires ; ce serait donc neuf en tout. Ce chiffre nous semble
(297) Essai sur les Cochenilles. 105
anormal, et ce serait, s’il en était ainsi, un caractère générique très- essentiel, car il n’y aurait guère que lui; mais nous pensons qu'il doit y en avoir dix, comme dans toute la famille.
Le corps est d’une couleur rouge, avec les antennes très-pubescentes. On n’y verrait que quatre yeux, deux en dessus, deux en dessous, et il n'indique pas d’ocelles, ce qui serait encore un caractère distinctif.
L'abdomen est largement ovalaire. Le seplième segment présente de chaque côté une série de poils, dont deux grands, autour desquels se forment les deux soies longues de l'extrémité de labdomen. De chaque côlé de la ligne médiane on observe une série composée de deux poils, dont un plus petit que l’autre. Le conduit pénal ou stylet est long, large à la base, d’un tiers de l'étendue totale de l'abdomen (pl. 3, fig. 6 b). La base du mamelon d’où sort le stylet est pubescente, surtout au sommet.
Les pattes sont fortes, légèrement pubescentes; le tibia est un tiers plus long que la cuisse, le tarse plus de moitié plus court, le crochet fort, accompagné des digitules, qui sont très-fins et délicats.
Pour éviter le contact de la sécrétion résineuse produite par sa piqüre, l’insecte est renfermé dans une espèce de galle ligneuse, variable de forme suivant l’âge et le sexe. Elle paraît être longue pour le mâle et globuleuse pour la femelle. Dans notre dissolution nous en avons trouvé des quantités considérables ; elles sont noires et affectent diverses formes, d’une consis- tance très-dure, mais très-friables, s’éclatant facilement,
Comment se produit cette galle ? voilà ce que nous ne pourrions dire, quoique comprenant facilement l'écoulement de la résine. Il est vrai que dans d’autres espèces publiées par M. Schrader il y a également formation de galles ligneuses, et dans d’autres ordres d'insectes formation de pro- duits durs et ligneux, ainsi pour la galle ordinaire du chêne, et il est probable que dans le Carteria lacca les galles se forment comme celles du genre Brachyscelis pour les espèces B. pileata et pharetrala, avec cette différence qu'ici ces galles se trouvent enveloppées en outre d’une malière résineuse.
Comme nous l'avons déjà dit, pour plus de détails nous renvoyons aux auteurs qui ont traité cette question, trouvant déjà trop long ce que nous avons pu dire touchant cette lrès-intéressante espèce.
106 V. SIGNORET. — Essai sur les Gochenilles. (298)
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 9 (COCCipEs, PI. XIII).
Physokermes hemicryphus Dalman.
Fig. 4. Deux figures sous le même numéro représentant deux coques de la femelle adulte vieille; une vue en dessous, l’autre en dessus,
la. Larve embryonnaire. 46. Antenne de la larve. Ac. (La gravure porte par erreur 1 &.) Patte de Ja larve.
Ericerus Pe-la Westwood.
Fig. 2 Tête du mâle. 2a. Extrémité abdominale du mâle. 2 b. Patte,
Lecanopsis rhizophila Targioni-Tozzetti.
Fig. 1. Vieille femelle dans sa coque. 3 a Antenne (d’après les dessins de l’auteur).
Aclerda subterranea Signoret,
Fig. 4 Extrémité abdominale d’une vieille femelle adulte. La. Larve embryonnaire.
Fairmairia bipartita Signoret.
Fig. 5. Goque d’une vieille femelle adulte. 54. Femelle vieille adulte sortie de sa coque. db, Antenne.
Carteria lacca Kerr.
Fig. 6. Extrémité abdominale d’une vieille femelle adulte, Ga. Larve embryonnaire. 6b. Extrémité abdominale du mâle.
Nora. Toutes ces figures sont très-grossies.
DIPTÈRES NOUVEAUX OU PEU CONNUS.
E.
Sur le genre DIOPSIS. Espèces nouvelles.
Par M. J.-M. BIGOT.
(Séance du 28 Janvier 1874.)
Macquart (Dipt. exot., t. II, 3° partie) a formé une #ribu (curie ?) pour le seul genre Diopsis, et j'ai moi-même adopté sa manière de voir dans mon Essai de classification synoptique de l'ordre des Diptères, dont les premières parties ont été publiées dans les Annales de la Société entomo- logique de France.
Cette opinion commune me paraît encore actuellement justifiée par la conformation tout exceptionnelle de la tête chez ces insectes singuliers, dont les yeux composés se trouvent, ainsi que les antennes, placés à l’ex- trémité d’un pédoncule très-allongé, formé par l'extension considérable des parties latérales du front (au moins dans l’un des sexes). La même organisation se retrouve dans le genre Achias, et, peut-être, quelque chose d’assez analogue se rencontre-t-il encore dans les tribus (ou curies) des Trypétides (Ortalidées et Téphridites), où des Ulidides (genre Ptero- dontia) (Griffith).
Mais nous ne trouvons des yeux réellement pédonculés que chez les Diopsis ou les Achias; en conséquence, nonobstant quelques particula- rilés organiques moins évidentes ou moins importantes, je me rallie à l'opinion primitive de Dalman, et je crois que rien ne s'oppose au rappro- chement de deux types qui pourront ainsi constituer la curte des Achiadæ (Melius : Diopsidæ), à moins qu'on ne veuille accorder une prépondérance
108 j J.-M. BIGOT.
à peu près absolue à la présence ou à l’absence des cuillerons. Quoiqu'il en soit, je crois encore qu’il conviendra de la classer à la suite des Try- petidæ (Ortalidæ, Tephriditæ), avec lesquelles il semble qu’elle ait beau- coup d’affinité.
Je ne doute pas que, lorsqu'on recherchera avec plus de zèle les petits Diptères dans les régions chaudes des continents divers, l’on ne découvre infiniment plus de ces Muscides bizarres, dont l'habitat est fort étendu, en Asie, en Afrique, en Amérique et dans plusieurs îles du grand Océan.
J'ai publié dans nos Annales (1866, p. 201) un genre, une espèce, sous les noms d'Anæropsis Lorquini (Arrou); espèce découverte par le regretté Lorquin, et qu'on pourrait rapporter au genre Achias ? car elle n’en diffère que par la gracilité de ses formes et par la rectitude de la qua- trième nervure longitudinale, à partir de la deuxième transversale; cepen- dant, MM. Westwood et Walker, ayant décrit quelques Achias nouveaux qui présentent une conformation analogue, je crois pouvoir conserver le genre, en y annexant ces derniers types, dont le faciès paraît différer de celui de leurs congénères.
Je classerai synoptiquement, comme il suit, les genres adoptés par la plupart des auteurs et que je comprends dans la curie des Diopsidæ, ainsi
constituée :
a Antennes insérées sur le front; troisième ar- ticle notablement plus long que les deux premiers réunis. b. Bord interne de l’aile plurilobé à la base. . G'° Plagiocephala (Macq., Dipt. exot.). bb. Bord interne unilobé.
c. Première nervure longitudinale un peu concave à partir de la deuxième trans- versale ; formes raccourcies ; cuillerons AISNE SR MERE 2. 6 0. 1G'° AchiGs (Bosch
cc. Première nervure longitudinale droite; formes grèles; cuillerons atrophiés. . . G'° Anæropsis (Bigot, Ann, Soc. ent. Fr.). aa. Antennes insérées sur les pédoncules oculi- fères; troisième article à peine aussi long,
* apicalis Dalman, Westw lenuipes WesLw. ...... indica Wesiw...... assimilis Westw......
*
*
Genre Diopsis et espèces nouvelles.
ou à peine plus long que les deux premiers
réunis.
b. Bord interne de l’aile lobé à sa base . , ,
bb. Bord interne de l'aile simple ; quatrième nervure longitudinale droite. . . . . ..
109
G'° Sphryracephala (Say, Amer. Entom.).
G'° Diopsis (Linné).
Le genre Diopsis, ainsi caractérisé et délimité, n’est pas encore assez peuplé pour qu'il soit fort nécessaire de le démembrer, malgré les varia- tions notables qu’il présente dans la forme, la position, les dimensions relatives de ses caractères propres. Ce travail, à mon avis, ne donnera de résultats utiles et sérieux qu'après que l'observation nous aura révélé, avec certitude, les ressemblances ou les différences inhérentes à chacun des deux sexes.
Avant de décrire les lypes nouveaux qui font l’objet principal de cette notice, je crois à propos de donner une nomenclature abrégée des espèces décrites jusqu'à ce jour par les auteurs que j'ai pu consulter :
Genre DiIopsrs.
(Les espèces marquées d’un * appartiennent à ma collection.)
ichneumonea Linné, Westwood (on Déopsis)....
collaris Weslw...... pallida Wesiw........
nigra Illiger, Westw............. Ha Ne en
fumipennis Westw.... punctiger Weslw..... signata Dalman, Weslw..
fasciatn Gray} NVESEWA St At ans ete alterne
concolor Wesiw........
Africa ? Senegal, Caffraria. Sierra-Leon.
Id, »
Id. Senegal. Java, Bengal,
?
9
Senegal ? Africa occident. Sierra-Leon.
9 À Africa occident.
110 J.-M. BIGOT.
+
La
macrophthalma Dalman, Westw.......... CES CROMUUTCR NN ESLW... sec amener nhscura /NVESIN mises sos sed Mas tel a confusa Wiedem., Westw................... Dalmanni Wiedm., Westw...... asia enter Sykesii Gray, Westw....... area e DE Ti 2 WrenemanniNNeStWe see ce pme er eee de erythrocephala Klug, Westw.....,........... HR NN NRA CE OM SE trentepholii.Westerm., WesiWa..... …....... atricapillus Guérin-Mén., Westw............ longicornis ? Macq. (Dipt. d’'Eur.), Westw..... Miegenii Wiedem... West s. 4 oo «sosie « PSN OS RE RE RO OR Anne DM ENS SR Re nee eee circularis Macq. (Hist. nat. Dipt), Westw.... DÉrOLIEL MacUiDiIDt COL) 0.2.7. 2000 DS SUPPASCLAETIMAEQ A) Eh 2e» AN (AR ee 1 ennonrte Mact A0): anse ehouttsecte fonce MAN) EE. -ccer-ecere ec. Hoarsiana ? Macq. (id. [Sphryracephala Macq.,
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altenuata Doleschall (Dipter. Faun. v. Nederland
EDR Gien TL nn es dense sono apicalis Doleschall (id.), id...........,......, obsians Walker (Trans. ent. Soc. Lond.), 1858-61. quinquegutltata Walk. (Linn, Soc. Lond.)...... Juan. (de) ee... Sie ee . Castrepons AV ak (Ie Sierre. Hernthens VAL (de dass se. soc ceeuse cts curva Bertoloni (Dipt, de Mozambique), 1862...
Beccarii Rondani (Ann. du Mus. de Genova), 1878 (Sphryracephala ? id.)....,..... suis æthiopica Rondani (id.)...,........ DR RTE
Sierra-Leon. Africa occident, Sierra-Leon, Angola, Sumatra. Java. India. Guinea. C. Bon.-Esper. Arabia. Guinea.
? Guinea.
Id. Japon ?
? India, Java, Cap. Senegal, Java. Cap.
Id.
India.
Java. Philipp. ins., Macass, senegal.
Java.
Id, Natal. Ophir mons. Malacca, Borneo. Macassar. Mozambic.
Abyssinia, Id.
Genre Diopsis et espèces nouvelles. 111
4, Diopsis DUBIA. — Long. 7 mill,
Pedonculis vix longitudine thoracis, setà longä munitis; thorace tuber- culo scapulari, utrinque, obluse acuto; scutello longe, metathorace, bre- viler, ulrinque spinosis; ore mutico ; femoribus anterioribus inflatis.
Nigro; capite antennisque fulvis ; pedunculis ejusdem colore, apice nigris; lèneû frontali nigr&; thorace nigro opaco ; scutello brunneo, spi- nis castaneïs ; abdomine nigro, vitlis quatuor transversalibus griseis: alis hyalinis, apice pallidissime infuscatis ; pedibus testuceis, femoribus, apice, late, tibiis, basi et apice, brunneis, larsis anterioribus et intermediis brunneis, apice pallidis, poslerioribus Lestaceis.
Pédoncules oculifères atteignant à peine en longueur celle de la tête et du thorax réunis, pourvus d’une longue soie médiane; face inerme:; côtés du thorax avec un petit tubercule conique ; écusson muni de deux épines allongées, de chaque côté du métathorax ; en dessous, une autre pointe, de longueur médiocre; cuisses antérieures épaisses, épineuses en des- sous,
D'un noir opaque; tête, antennes et pédoncules fauves ; lignes étroites, noirâtres, longitudinales, l’une sur le front, les autres bordant en dessus les pédoncules oculifères; ces derniers avec une large tache noire à l’extrémité ; chète noir; écusson brun, avec les épines d’une nuance plus pâle ; abdo- men noir, ses bandes transversales, d’un blanc grisàtre aux bords posté- rieurs des deuxième, troisième, quatrième et cinquième segments, élargies et prolongées de chaque côté sur la base du segment suivant et légère- ment interronpues au milieu; ailes claires, très-légèrement brunâtres à l'extrémité; balanciers blancs ; pieds testacés, cuisses à extrémité brune, tibias largement brunâtres à la base et à l'extrémité ; tarses antérieurs et intermédiaires bruns, largement blanchätres à l'extrémité; postérieurs teslacés,.
Natal.
2, D. FALLAX. — Long, 6 mill.
Pedonculis thorace parum longioribus, setä medianà longä: ore breviter bispinoso ; thorace utrinques scutello, longe, et metathorace, brevissime,
112 J.-M. BIGOT. ?
unispinosis ; femoribus anterioribus modice inflatis, brevissime subtus spinulosis.
Testaceo-brunneo; capite superne, pedunculis, superne et apice, antennis et thorace, superne, brunneis ; abdomine viltis tribus angustis atbidis, apice brunneo ; alis hyalinis, griseo pallidissime viltatis ; halteribus albis; femoribus anterioribus superne, intermediis poslerioribusque, basi et apice, late brunneis, tibiis anterioribus, basi et apice, intermediis posterioribus- que brunneis, tarsis pallidis.
Pédoncules un peu plus longs que la tête et le thorax réunis; une longue soie rigide vers leur milieu; face munie de deux pointes très-courtes ; de chaque côlé du thorax, en avant, une longue épine ; écusson armé de deux longues épines; métathorax, en dessous, avec une pointe très-courte de chaque côté; cuisses antérieures peu renflées et très-brièvement épineuses en dessous,
Entièrement d’un testacé brunâtre, excepté : front, partie supérieure de la face et des pédoncules oculifères, extrémité de ces derniers et dessus du thorax brunâtres; antennes noirâtres en dessus; chète et soie du pédon- cule noirs; extrémité de l’abdomen brune; ce dernier avec trois bandes transversales en dessus, étroites, élargies sur les côtés, blanchâtres; balanciers blancs ; ailes hyalines, avec deux larges bandes, d’un gris pâle, sises, l'une au milieu, l’autre à l’extrémilé; cuisses antérieures en dessus, intermédiaires à la base et à l’exfrémité, postérieures plus largement, bru- nâtres: tarses blanchâtres, à base testacée. (
3orne0. Un seul échantillon, passablement détérioré.
8. D. ARGENTIFERA. — Long. 42 mill.
Pedunculis thorace modice brevioribus, tuberculo minuto; ore bispinoso ; melathorace, subtus, utlrinque unispinoso; sculello longe bispinoso ; femo- ribus anterioribus modice inflatis, tenuiter, sublus, et brevissime Spinu- losis.
Nigro brunneo obscuro; pedunculis, apice exceplo, antennisque casta- neis ; sculelli spinis brunneis; segmento abdominali secundo maculâ qua- dratä, tertioque, utrinque, maculà lunulatä, albis ; halteribus pallide tes-
Genré Diopsis et espèces nouvelles. 113
taceis; alis nigricantibus, imä basi, vittà transversali abbreviatä, punctis duobus maculâque apicali, albis; femoribus testaceis, apèce brunneis, imä basi albis, posterioribus apice et in medio, brunneis, genubus tibiisque, basi, testaceis, tarsis fulvis, anterioribus, basi, late brunneis.
Pédoncules oculifères un peu plus courts que la tête et Je thorax réunis, avec un pelit tubercule peu distinct vers le milieu; face bispineuse ; méta- thorax, en dessous et de chaque côté, armé d’une épine ; écusson armé de deux longues épines; cuisses antérieures médiocrement renflées, très- finement et très-brièvement épineuses en dessous.
Entièrement d'un noir opaque. Pédoncules oculifères rougeälres, avec extrémité noirâtre, abdomen, deuxième et troisième segment ornés de chaque côlé d’une grande tache lunulée, d'un blane argenté; balanciers d’un blanc testacé; ailes noirâtres, à base claire ; une bande transversale étroile, atténuée intérieurement, située vers la base; deux larges macules marginales, opposées, carrées au milieu, extrémité, blanches ; cuisses fauves, à base blanche, extrémité brune; intermédiaires et postérieures plus largement blanchâtres, les dernières avec un large anneau brunâtre au milieu; tibias bruns, un peu de châtain à la base, surtout aux inter- médiaires; tarses chätains; antérieurs à base largement brunâtre.
Célèbes.
L. D, BELZEBUTH, — Long. 6 mill,
Pedunculis thorace modice longioribus, breviter unispinosis ; thoraceé, ulrinque, metathorace, sublus, breviter unispinosis ; ore bispinoso; scutello longe bispinoso; femoribus anterioribus modice inflalis.
Nigro micante. Abdomine vittis duabus, parum perspicuis, albis ; hal- teribus albis; alis subhyalinis, apice parum infuscatis, vitlis duabus transversalibus , secund& angustiore, pallide brunneis ; pedibus fulvis, femoribus, apice, tibiisque brunneis, tarsis albidis.
Pédoncules oculifères, un peu plus longs que la tête et le thorax réunis, armés vers le milieu d’une forte et courte épine; côtés du thorax de chaque côté avec deux épines, l’une en dessus de moyenne longueur, l'autre en dessous très-courte; écusson armé de deux longues épines légèrement courbées vers l'extrémité ; face brièvement bispineuse ; cuisses antérieures peu renflées.
(1874) 8
all J.-M. BIGOT.
Entièrement d’un noir un peu brunâtre luisant, excepté : antennes fauves en dessous, deux bandes transversales étroites de duvet blanchâtre à la base des deuxième et troisième segments abdominaux; balanciers blancs ; ailes hyalines, un peu grisâtres, surtout à l'extrémité; nervures transversales largement bordées de brun pâle ; une large bande, de même nuance, avant l'extrémité ; pieds d’un fauve pâle: cuisses antérieures plus rougeàtres, avec les genoux, intermédiaires, avec l'extrémité, postérieures, avec lPextrémité et la base externe, bruns; tibias brunâtres, intermé- diaires, avec l'extrémité fauve; tarses blanchâtres, avec la base testacée.
Borneo.
5. D. vVILLOSA. — Long. 7 mill.
Sparsèm et undique villosa. Pedunculis thorace modice brevioribus, setà long ; ore bispinoso ; metathorace subtus, utrinque unispinoso, spin& mo- dice longä ; scutello longe bispinoso; femoribus anterioribus modice infla- lis, sublus longe denseque villosis.
Nigro opaco, grèseo pubescente ; pedunculis antennisque castaneis ; abdo- mine castaneo, basi, maculà latà, mediä et apice, nigris, segmentis, secundo maculà quadratä, tertio maculà lunulatä, albidis ; thorace vitlà mediâ latä, velulinà, caslaneä ; halteribus atbis; alès nigrantibus, basi bivittatis, et punclo apicali, albis; pedibus teslaceis, femoribus anterioribus, apèce extremo, inlermediis, apice, late; posterioribus, externe, brunneis, tibiis, intermediis exceptis, larsisque, basi, late brunneis.
Pédoneules oculifères un peu plus courts que la tête et le thorax réunis; une longue soie rigide vers le milieu; face bispineuse ; thorax en dessus, postérieurement, de chaque côté, avec une épine de moyenne longueur; écusson armé de deux longues épines, assez velues; cuisses antérieures médiocrement renflées, avec de longues soies, assez denses, en dessous.
Entièrement d’un noir de poix et partout recouvert d’un long duvet, clairsemé, grisâtre; thorax, en dessus, avec une large bande longitudinale d’un fin duvet brunâtre ; antennes et pédoncules oculifères, sauf à la base, chälains ; abdomen châtain en son milieu, avec une large macule médiane noire, deux petites macules latérales sur le deuxième segment et une grande macule, lunulée, sur le troisième, blanches; balanciers blancs; ailes -noirâtres, deux bandes transversales et large macule apicale, blanches ; pieds testacés, extrémité des cuisses antérieures et intermédiaires, extré-
Genre Diopsis et espèces nouvelles, 115
mité et côté externe des intermédiaires, bruns ; tibias bruns, extrémité des intermédiaires plus pâle, tarses brunâtres, avec l'extrémité blanchâtre.
Borneo.
Un individu de même provenance, ayant perdu son abdomen, ne diffère des précédents que, par les pédoncules oculifères plus allongés et portant au milieu un simple tubercule au lieu d’une soie, par la couleur des pieds un peu plus foncée, par l'extrémité des ailes un peu plus brunâtre et par le thorax moins foncé. Serait-ce l’autre sexe de la même espèce ?
6. D. COTHURNATA (genre Sphryracephala ? Say.), — Long. 5 mill,
Pedunculis thorace brevioribus, glabris ; ore mutico; thorace, retrorsum utrinque, superne et inferne, brevissime unispinoso ; scutello spinis duobus breviler apice, longe setigeris ; femoribus anterioribus crassis; alis interne, basi unilobatis,
Nigro micante; facie, pedunculorum basi, antennis, femoribus basi late, genubus, tarsisque fulvis ; halleribus albis ; alis albis, apice, et fasciä latä lransversali, brunneis.
Pédoncules oculifères plus courts que la tête et le thorax réunis, dépour- vus des tubercules, soies et épines médians; face inerme; thorax, en arrière, de chaque côté, en dessus et en dessous, muni d’une épine très- courte, de forme conique; écusson armé de deux épines de longueur médiocre, portant à leur extrémité une longue soie rigide; cuisses anté- rieures assez renflées; ailes unilobées à la base du bord interne.
Entièrement d’un noir luisant, excepté : la face, la base des pédoncules oculifères et les antennes qui sont fauves ; cuisses fauves, largement noi- râtres à l'extrémité, plus de fauve aux intermédiaires; tarses blanchâtres ; tibias noirâtres , base des intermédiaires et des postérieurs pâles; balan- ciers blancs; ailes blanchâtres, extrémité et large bande transversale située vers le milieu, brunes.
Célèbes. Gette espèce paraît devoir rentrer dans le genre Sphryracephala Say.
IT. Description d'une nouvelle espèces d'Échinomyie
Par M. J.-M. BIGOT.
(Séance du 11 Mars 1874.)
ECHINOMYIA ALBANICA ®. — Antennarum segmentum tertium fere tri- longior secundo, et secundum chett vix bilongior primo ; palpis apice non ncrassalis; genæ macrochetis duobus utrinque preditæ et macrochetis fron- talibus in seriebus quatuor dispositis; antennis fulvis, segmento ullimo ni- gro; palpis fulvis ; facie albido flavo pallido ; fronte lat, nigro micante, vitlä mediä rubiginosä; thorace scutelloque undique nigris, parum mican- libus et vix sparsim griseo pollinosis, macrochetis numerosis hirsutis ; abdomine fulvo rubescente, segmentis primo et ultimo vittäque ventrali subtus nigris, ssgmentorum macrochelis marginalibus longis ; calyptris, albido flavidis ; pedibus totis nigris ; alis parum infuscatis, basi flaves- centibus. — Long. 17 mill.
Deuxième article des antennes environ deux fois et demie plus long que le troisième; deuxième article du chète environ une fois et demie plus long que le premier; deux soies rigides sur les joues, auprès des yeux, de chaque côté; soies frontales peu nombreuses et disposées sur quatre rangées ; palpes filiformes; bords des segments abdominaux armés, surtout les postérieurs, de macrochètes longs et assez nombreux.
Antennes fauves, troisième article et chète noirs ; palpes fauves ; face d’un blanc un peu jaunâtre ; front large, d’un noir un peu luisant, avec reflets grisâtres ; bande médiane rougeâtre ; vertex noirâtre ; poils der- rière la tête et barbe jaunâtres ; thorax et écusson entièrement d’un noir assez luisant, médiocrement saupoudrés d’un fin duvet grisâtre, hérissés de macrochètes forts et nombreux ; abdomen rougeûtre, sauf le premier et le dernier segment, ainsi qu’une bande longitudinale, lesquels sont noirs ; cuillerons blanchâtres; pieds entièrement noirs; ailes un peu enfumées, avec la base, surtout au bord externe, fauves.
Albanie. ne C0 ——
Observations sur le genre SEMATURA,
Par M. GUENÉE, Membre honoraire.
(Séance du 25 Mars 1874.)
En examinant dernièrement ma collection pour en remanier le catalogue, j'ai trouvé des notes rectificatives prises par moi depuis la publication de mon Species, et qui ne seront peut-être pas sans intérêt pour les lépidop- téristes. Je donne aujourd’hui celles qui concernent le genre Sematura. Les autres suivront, si celles-ci paraissent du goût du public entomolo- gique.
Je commencerai d'abord par avouer que l'opinion exprimée dans mon Species s’est modifiée en ce qui concerne la place, dans la méthode, des Uranides et des Hazides.
Qu'il soit bien entendu toutefois que je ne parle que de {a place de ces deux divisions que j'ai rattachées aux Géomètres, me laissant trop aller peut-être à la séduction d’embellir mes volumes de ces deux splendides tribus, car je n’ai rien à rétracter de ce que j'ai dit de l’ensemble des Uranides, pages 2 et 3 du tome IX, et de la nécessité de maintenir unies toutes les familles de cette division. Tout ce que je viens concéder aujour- d'hui, c’est que ces deux grands groupes, qui ont chacun leur originalité et peut-être même leur indépendance, seront peut-être plus ralionnelle- ment placés dans le voisinage des Agaristides, bizarre légion qui, à l'exemple des Castindes, se balance pour ainsi dire entre les Hespérides, les Géomètres, les Saturnides et les Noctuelles, mais qu’il faut bien placer quelque part et que, jusqu’à nouvel ordre, on peut continuer à mettre en tête des Nocturnes.
Ceci convenu, j'arrive aux Sematura :
1. SEMATURA LUNUS Lin, — Je suis convaincu aujourd'hui que l’'Empe- docles des auteurs n’est que la femelle de Lunus. Si l’on veut examiner attentivement la coupe et les dessins de l'Empedocles, on verra qu'ils sont complétement semblables à ceux de Lunus, et que la seule différence gît dans la bande claire qui traverse les quatre ailes; mais cette différence est plus apparente que sérieuse et elle se retrouve dans les femelles des espèces voisines, comme nous allons le voir pour la Sematura Phæbe.
Rétablissons donc ainsi qu’il suit la synonymie de Lunus :
118 GUENÉE. — Sur le genre Sematura.
d. Lunus Lin., S. N., 6. — Mus. Lud. Ulr., 371. — Clerck, pl. 52. — Cram., 200, À (non B, C). — Dalm., p. 26, — God., Enc., p. 711. Papilio OŒEgistus Fab., Ent. syst., 215.
©. Empedocles Cr., 99, À, B. — Herbst, 53. — God., p. 711 (non Fab.).
2, SEMATURA PHOEBE Gn.— Depuis la publication du Species, j'ai reçu le mâle de cette Sematura qui vient confirmer la validité de l'espèce.
Il est plus petit que la femelle que j'ai décrite et paraît, au premier abord, très-différent, parce qu’il est complétement dépourvu de la bande claire qui précède la coudée. Voici en quoi il diffère de Lunus :
Les ailes sont proportionnément moins rétrécies ; les supérieures sont moins convexes à la côte près de l’apex et coupées moins obliquement au bord terminal; les inférieures ont les sinus des dents moins larges, mais plus profonds ; l’angle anal est coupé bien plus carrément ; la queue est beaucoup plus courte et sa spatule est beaucoup plus élargie.
L’insecte est d’un brun de bois uniforme et à peine teinté de roussâtre à l’angle anal, au lieu d’avoir cette nuance prononcée de rose vineux qu’on remarque chez les autres espèces et qui, chez Lunus $ (Empedocles), se prolonge parfois jusqu’à la côte. Tous les dessins sont très-sinueux ou en zigzags, et la coudée, au lieu d’être droite comme chez les deux sexes de Lunus, forme deux coudes aux premières ailes et une saillie bidentée au milieu des secondes. La subterminale est composée de trois séries de zigzags très-prononcés, et la ligne terminale, au lieu de former un filet éclairé de blanc des deux côtés, est formée par une suite de lunules comme celles de certaines Letis. L’œil anal est rond et non pyriforme, finement cerclé d’orangé et marqué inférieurement d’un arc blanc et non d’un groupe d’atomes. Le premier œil caudal est beaucoup moins sensible, Enfin la tache cellulaire est ovale et non fusiforme.
Il y a encore d’autres différences que je néglige ici, celles que je viens d'indiquer étant suffisantes pour caractériser nettement l'espèce.
Je crois que c’est bien elle que Cramer a figurée pl. 200, B, G, ce qui me fait penser qu’elle se trouve à la Guyane, quoique je ne connaisse pas la provenance précise de mes individus.
3. Je n’ai aucun renseignement nouveau à fournir sur la Sematura Se- lene. Elle est, pour la coupe, intermédiaire entre Lunus el Phæbe, mais bien plus voisine de la première, dont on pourrait la supposer, suivant le lan- gage du jour, une modification darwinienne, expression qui, avec le sens qu'on lui attache aujourd’hui, pourrait s'appliquer à bien des espèces, même aux mieux caractérisées.
Sn —
RÉVISION
DES
BRACHYCÉRIDES du bassin de la Méditerranée,
Par M. Louis BEDEL.
et
(Séance du 22 Octolre 1873.)
|
En publiant la Révision des espèces méditerranéennes du genre Bra- chycerus d'Olivier, je n’aborde qu’une partie bien restreinte d’un sujet qui mériterait, à plus d’un titre, d’être traité dans son ensemble, Actuel- lement, le nombre des Brachycérides exotiques et la difficulté de juger les espèces sur quelques individus dispersés dans les collections n’arrêtent dans un semblable essai.
Il faut, aujourd’hui encore, remonter au Genera et species Curculionidum de Schünherr pour trouver une étude suivie de la tribu des Brachycé- rides. Rédigée presque entièrement par Gyllenhal, cette partie de l'ouvrage, malgré tout le talent de son auteur, se ressent évidemment des conditions défavorables où se trouvait placé l’entomologiste suédois. Les types peu nombreux dont il disposait, décrits à deux reprises différentes, à sept ans d'intervalle, et souvent sans qu'il fût possible de les comparer entre eux, ne permettaient guère d'apprécier exactement la valeur des caractères spécifiques. Il ne faut donc pas s'étonner que j'aie cru devoir ramener à quatre le nombre des espèces créées dans ce travail par Gyllenhal et Fähræus, et dont le chiffre s'élevait à vingt, pour la faune européo- méditerranéenne seulement.
Depuis Schônherr, il n’a pas été publié moins de trente-trois espèces : vingt-neuf d’entre elles élaient déjà décrites et constituaient au plus de simples variétés,
120 L. PBEDEL.
Malgré l'addition de cinq espèces décrites ici pour la première fois, le nombre total des formes que je considère actuellement comme distinctes ne s'élève pas à plus de vingt. Cette réduction considérable des chiffres antérieurement admis est le résultat d’une étude consciencieuse des maté- riaux nombreux qui m'ont été soumis.
Pour remplir son but, une révision des Brachycerus méditerranéens exigeait à la fois et la réunion des types des auteurs, base nécessaire de toute synonymie dans un genre aussi difficile, et l'examen de grandes séries d'exemplaires représentant largement les diverses formes de chaque espèce et leurs transitions graduelles. J'ai été assez heureux pour ren- contrer ces deux conditions.
M. le professeur Stàl, directeur du Musée de l’Académie royale de Stockholm, en me confiant, sur la demande de M. Henry de Bonvouloir, les types de la collection Schônherr, a rendu singulièrement facile l'une des parties les plus ingrates de ma tâche, la synonymie. Je le prie d’agréer ici mes sincères remerciements pour cet envoi d’un intérêt capital et dont l'importance sera justement appréciée des entomologistes.
J'ai eu la bonne fortune de trouver à Paris et de pouvoir étudier à loisir les types d'Olivier, conservés au Muséum d'Histoire naturelle et dans les collections de MM. Chevrolat et Ernest Olivier, et ceux de Faldermann, appartenant aujourd’hui à M. le comte de Mniszech. Les indications pré- cieuses qu’ils m'ont fournies se sont complétées par l'examen de plusieurs types de Gyllenhal, que possède M. Chevrolat, et la communication de toutes les espèces décrites par MM. Desbrochers des Loges, Lucas et Reiche, chez qui j'ai trouvé le concours le plus empressé.
Avec cette bienveillance qu’ils m'ont déjà témoignée plus d’une fois, tous nos confrères m'ont ouvert leurs collections. Les premiers, MM. Che- vrolat et Reiche, se sont dessaisis de leurs cartons, précieux à tant de titres. Mon ami M. Maurice Sédillot, possesseur des Brachycerus de Doûé, de Gougelet, de Grandin et d'Ogier de Baulny, m'a confié sa collection, unique au point de vue du nombre d'exemplaires et des séries graduées qu’elle renferme, et, pour sa part, a largement contribué aux résultats de cette étude. Je dois en dire autant de M. Ch. de la Brülerie, que ses voyages ont enrichi d'insectes doublement intéressants à l'égard des formes
de transition qu’ils présentent et des renseignements géographiques qui s’y attachent.
Je voudrais pouvoir énumérer tous les matériaux, tous les renseigne-
Révision des Brachycérides méditerranéens. 121
ments puisés dans les autres collections qui m'ont été soumises. Je ne puis que citer celles du Musée royal d'histoire naturelle de Bruxelles et du regretté docteur Aubé, de MM. E. Allard, Ancey, G. Baron, Bauduer, Bonnaire, Henri et Charles Brisout de Barneville , Desbrochers des Loges, Grenier, Jekel, Kirsch, Kraatz, Lavergne de la Barrière, Leprieur, A. Léveillé, Marquet, de Marseul, Ch. Martin, de Mniszech, E. Olivier, Perris, Revelière, Roelofs et vom Bruck, et rappeler que je dois à l’obli- geance de M. H. Deyrolle d’avoir pu consulter la collection Dejean et celle du comte de Castelnau, toutes deux des plus nombreuses et des plus intéressantes.
Je ne saurais oublier MM. Abeille de Perrin, de Marseille, et Damry, de Bonifacio, dont j'ai reçu des renseignements précieux sur les mœurs de nos Brachycerus européens.
Il m'était réservé une dernière preuve de sympathie qui m'a vivement touché : M. Éd. Perris, sans craindre d'associer son nom au travail d’un de ses plus jeunes confrères, a bien voulu traiter, avec toute l’autorité de son expérience, la question des mœurs et métamorphoses des Brachycerus. Qu'il me permette de lui exprimer ici toute ma reconnaissance pour cet honneur auquel j'étais si loin de pouvoir m'’attendre,
Je veux, en terminant, réclamer l’indulgence des entomologistes pour l'étude que je leur soumets. Malgré tous les soins que j'y ai donnés, je ne puis me cacher ses imperfections, et je dois reconnaître que les diffi- cultés du sujet réclamaient une expérience, une méthode et une sûreté de vues auxquelles je ne saurais prétendre.
Paris, fer mai 1874.
1767.
4725. 1781. 1787. 1789. 1790.
1792. 1796.
1798. 1799.
1801. 1804. 1806. 1807.
1817.
L. BEDEL,
Bibliographie. — Apercu chronologique.
LINNÉ, Systema Naturæ, 12° éd., t, IL — Première description d'insectes du genre Brachycerus. Linné les place dans le genre Curculio.
FABRICIUS, Systema Entomologiæ. — Species Insectorum. — Manlissa Insectorum, t. I. DE ViLLers, C. Linnæi Entomologia, t. I.
Ozivier, Encyclopédie méthodique, t. V. — Création du genre Brachycerus, universellement admis dès sa publication,
Fagricius, Entomologia systematica emendata, t. I, partie 2°
LICHTENSTEIN, Catalogus Musei zoologici ditissimi Hamburgi, t. II, Insecta. (Catalogue du Musée Holthuisen.)
Fagricius, Supplementum Entomologiæ systematicæ. Hergsr, Natursystem aller bekannten Insecten, t. VIT.
THUNBERG, De Brachycero Tractatus entomologicus (Nov. Act. Ups.; t. VI). — Premier essai monographique sur le genre Brachycerus.
FABricius, Systema Eleutheratorum, t. II.
LATREILLE, Histoire naturelle des Crustacés et des Insectes, t. XI. VoEr, Catalogus systematicus Coleopterorum, t, IT.
ILLIGER, Magazin für Insectenkunde, t. VI.
LATREILLE, Genera Crustaceorum et Insectorum, t. IT.
OLIVIER, Entomologie, t. V. — C’est le meilleur travail qui ait été publié sur les Brachycérides avant le Genera de Schünherr.
DE LAMARCK, Histoire naturelle des Animaux sans vertèbres, t, IV.
1837.
1839.
1840.
18/1.
1845.
18/9.
1855. 1856. 1857.
1858. 1859.
Révision des Brachycérides méditerranéens. 123
. Dumériz, Gonsidérations générales sur la Classe des Insectes.
Fiscuer De WALDgelm, Lettre à Steven (Bull. Mosc., t. II. — Ed, Lequien, t. 1).
. BruLLÉ, Expédition scientifique de Morée, t. IT, Zoologie.
Krynickr, Enumeratio Insectorum Rossiæ meridionalis (Bull. Mosc., t. V. — Ed. Lequien, t. I).
. ScHônHERR, Genera et species Curculionidum, t, I, partie 2°, —
Tout le mérite de ce travail, en ce qui touche les Brachycérides, revient à Gyllenhal.
CHAMPION (Entomological Magazine, t. III). — L'auteur, sous le pseudonyme d’Ionicus, donne les premiers renseignements pré- cis sur les mœurs des Brachycerus.
FALDERMANN, Fauna entomologica transcaucasica. — (Nouv. mém. de la Soc. imp. des Nat. de Mosc., t. VI.)
Wesrwocp, An Introduction to the modern classification of In- sects, t I.
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NOTE SUR LES MÉTAMORPHOSES
DU
Brachycerus albidentatus GyL.
Par M. Épouarn PERRIS, Membre honoraire.
LARVE.
(Planche 4, figure 1.)
Longueur : 4 centimètres si l’on parcourt la courbure dorsale du corps depuis le bord antérieur de la tête jusqu’à l'extrémité du dernier segment, et seulement 45 millimètres en suivant une ligne idéale qui traverserait longitudinalement le corps dans sa position normale. Apode, très-arquée, d’un joli blanc presque mat, avec la tête testacée; parsemée de poils courts et blanchâtres, la plupart inclinés en arrière, un peu plus longs sur les côtés el à l'extrémité du corps, plus courts, plus raides et presque spinuliformes sur la face ventrale.
Tête testacée, ainsi que je l’ai dit, plus foncée sur les côtés et antérieu- rement, luisante, circulaire, assez convexe, marquée d’un sillon médian depuis le vertex jusque vers le milieu du front, d’où naissent deux traits blanchâtres qui aboutissent aux angles antérieurs. Dans le triangle formé par ces deux traits et le bord antérieur, une dépression marquée de fos- seltes. Bord antérieur largement échancré dans son ensemble, avec deux petites saillies embrassant la base de l’épistome; celui-ci très-transversal, de trois à quatre fois plus large que long, légèrement inégal à sa surface, plus étroit antérieurement qu’à la base, Labre subsemidiscoïdal, déprimé, avec les bords et le milieu plus saillants, de sorte qu’on le dirait creusé de deux larges dépressions. Sur certains individus il paraît antérieurement
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trilobé, et le lobe médian semble se prolonger en un petit groin charnu ou submembraneux. Mandibules noires, à base un peu ferrugineuse ; vues en dessus, émoussées à l'extrémité, arrondies extérieurement, très-con- caves en dedans jusque un peu au delà du milieu de leur longueur, puis droites; vues de côté, subtriangulaires, avec le sommet arrondi ou bilobé, la tranche inférieure un peu concave, la supérieure convexe ; marquées vers les deux cinquièmes antérieurs d’un fin sillon transversal, en avant duquel sont des rides longitudinales irrégulières ; région basilaire profondé- ment excavée au milieu. Mâchoires très-obliquement convergentes, cylin- driques, roussâtres, avec l'extrémité blanchâtre et deux ou trois poils en dehors ; leur lobe court, assez large, arrondi, caché souvent derrière la lèvre inférieure, bordé de quelques cils spinuliformes. Palpes maxillaires courts, de deux articles, le premier testacé, avec l'extrémité blanchâtre, bien plus gros et un peu plus long que le second, qui est entièrement tes- tacé. Lèvre inférieure charnue, cordiforme, avec une tache testacée sur les côtés et la partie antérieure avancée en languette arrondie, à droite et à gauche de laquelle surgit un palpe labial de deux articles, conformé et coloré comme les palpes maxillaires et à peine plus petit qu'eux. Antennes ordinairement invisibles à cause de leur complète rétractilité, placées près de l’angle supérieur des mandibules et, dans des circonstances favorables, laissant voir deux articles dont le premier sensiblement plus gros que le second, qui est grêle. Pas la moindre trace d’ocelles.
Corps de douze segments, très-épais, très-bombé en dessus, plan en dessous, très-arqué, de telle sorte que les quatre derniers segments sont, par leur face ventrale, appliqués contre les précédents.
Prothorax plus étroit que tous les autres segments, sauf le dernier, et à peine plus long que chacun des deux autres segments thoraciques, deux fois environ plus large que la tête, largement échancré antérieure- ment, teinté de roussâtre sur la plus grande partie du dos, marqué de deux fossettes près de chaque côté, déprimé et longitudinalement ridé le long du bord postérieur. Mésothorax marqué antérieurement et jusqu’au milieu de sa longueur d’un pli profond arqué en arrière, lequel, avec l’in- tersection du segment précédent, forme un bourrelet transversal ellip- tique; métathorax semblable au précédent, mais avec le bourrelet anté- rieur beaucoup plus transversal.
Abdomen de neuf segments, les sept premiers ayant un bourrelet anté- rieur très-transversal comme celui du métathorax, mais différant de ce segment, indépendamment d’une plus grande longueur, par un pli qui
Métamorphoses du Brachycerus albidentatus. 127
coupé en travers la moitié postérieure du segment et de chaque côté un autre pli oblique dessinant un bourrelet latéro-dorsal ; huitième segment marqué simplement d’un pli transversal qui n’atteint pas les côtés; neu- vième segment lisse ou avec un pli transversal à peine visible et dont les extrémités se terminent par une pelite fossette, très-échancré postérieure- ment pour recevoir le mamelon anal, qui est petit, presque hémisphé- rique et marqué d’un pli transversal,
En dessous, tous les segments sont beaucoup plus courts et peu ou point plissés. Le long des flancs abdominaux et jusqu’au huitième seg- ment de l'abdomen inclusivement règne, indépendamment des bourrelets latéro-dorsaux dont j'ai parlé, un double rang de mamelons très-bien marqués,
Sligmates placés au-dessus du rang supérieur de ces mamelons, trans- versalement ou, si l’on veut, verticalement elliptiques, à périmètre ferru- gineux, au nombre de neuf paires : la première, à peine plus grande et plus inférieure que les autres, sur la ligne qui sépare le prothorax du mésothorax et, à la rigueur, plutôt sur le bord postérieur du prothorax, les autres au tiers ou au quart antérieur des huit premiers segments abdo- minaux.
Pattes nulles.